Épuration à la Libération en France: Épuration (politique), Libération (histoire), Europe sous domination nazie, Épuration par le régime de Vichy PDF

Troupes à bord d’une barge de débarquement, face à Omaha Beach, Normandie. La libération de la Normandie en juin et une seconde phase dans le sud en août, ont mobilisé près de trois millions de soldats qui débarquèrent en France en 1944. Après épuration à la Libération en France: Épuration (politique), Libération (histoire), Europe sous domination nazie, Épuration par le régime de Vichy PDF guerre, le rapatriement et la démobilisation des troupes ont pris du temps. Même en 1946, il y avait encore environ 1,5 million d’hommes de troupes en Europe.


Ce contenu est une compilation d’articles de l’encyclopédie libre Wikipedia. L’épuration à la Libération en France visait les personnes ayant collaboré avec les autorités d’occupation allemandes. Une épuration par le régime de Vichy avait eu lieu entre 1940 et 1944. À la Libération, avant que les cours de justice et chambres civiques soient créées et installées, et à la faveur des mouvements de foules où la joie, le désir de vengeance et les règlements de comptes se mêlent, résistants et populations s’en prennent aux collaborateurs ou considérés comme tels. Les femmes ayant collaboré sont également touchées par l’épuration, étant souvent tondues ; l’épuration extrajudiciaire entraîna la mort d »environ 9 000 personnes dont un tiers par des résistants. Ces exécutions sont alors l’objet d’une légende noire où les chiffres deviennent de vrais arguments dans les tentatives de réhabilitation de certains collaborateurs.

Le logement et la gestion des milliers de soldats qui attendent l’embarquement pour rentrer chez eux posa des difficultés. Les Françaises avaient la réputation d’être sans préjugés raciaux et sexuellement libérées. 1944, peu après l’invasion de la Normandie, les femmes de Normandie ont commencé à se plaindre de viols commis par des soldats américains. En 1945, après la fin de la guerre en Europe, Le Havre était rempli de soldats américains en attente d’être rapatriés dans leurs pays. Certains habitants ont écrit au maire que certaines femmes furent  attaquées, violées  et qu’il s’agissait  d’un régime de terreur imposé par des bandits en uniforme . Un tel comportement était aussi commun à Cherbourg. Un résident a déclaré que  Avec les Allemands, les hommes devaient se camoufler.

Le nombre de viols est difficile à établir car de nombreuses victimes de viol ne rapportèrent jamais les faits auprès de la police. Les troupes américaines engagées ont commis 208 viols et une trentaine de meurtres dans le département de la Manche. Des 116 soldats qui passèrent en cour martiale en France pour viol, 67 furent condamnés à des peines d’emprisonnement à perpétuité. L’US Army qui débarque en France est une armée ségrégationniste. Les Noirs ne pouvaient pas occuper des positions de combat.

Ils étaient cantonnés aux services, à l’approvisionnement dans les bases de Cherbourg, du Havre, de Caen. Ils avaient donc davantage de contacts avec la population civile. Par ailleurs, le roman Le Hussard bleu évoque des viols commis par des soldats français de la division Leclerc à Strasbourg. L’armée américaine et les viols en France.

Mary Louise Roberts : « Le sexe a été une manière d’assurer la domination américaine », entretien, lemonde. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 5 novembre 2018 à 22:38. Image de la poignée de main entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler, à Montoire, le 24 octobre 1940. Le maréchal Pétain y fait part de sa rencontre avec Hitler, de sa décision d’avoir accepté le principe d’une collaboration avec le Troisième Reich, selon des modalités à préciser, et de la responsabilité qu’il en prend devant l’histoire. Il invite les Français à le suivre dans cette voie.

Cette collaboration consiste aussi, d’autre part, en d’autres formes de collaboration plus informelles auxquelles se livrent des Français en dehors de l’appareil d’État. Occupation, voire des membres de la Gestapo, etc. Il peut y avoir recouvrement entre la collaboration d’État et le  collaborationnisme  : de nombreux collaborationnistes parisiens, certains partisans convaincus de la victoire allemande et de l’idéologie nazie, sont ainsi entrés au gouvernement de Vichy. Articles détaillés : Régime de Vichy et Collaboration policière sous le régime de Vichy.

En 1941, le maréchal Pétain et l’amiral Darlan avec le maréchal du Reich Hermann Göring. La collaboration d’État est l’aide apportée à l’Allemagne nazie par le gouvernement de Vichy et l’administration française. Pour Pétain, comme pour Laval, les concessions faites à l’occupant à partir de l’accord de Montoire devaient entraîner sa mansuétude : devant ces gages de bonne volonté, l’Allemagne aurait accordé des contreparties, comme le retour des prisonniers de guerre français, l’aménagement de la ligne de démarcation ou le retour du gouvernement français à Versailles. Mais, Hitler, en raison de son immense francophobie, n’était nullement disposé à faire des concessions au vaincu de juin 1940. Mais il avoua par la suite sa déception devant l’absence d’accord concret, et d’engagement de la part d’Hitler. Ceci ne l’amena pourtant pas à tirer les leçons de cet échec, dont il ne soupçonna sans doute jamais la portée réelle. Laval et lui pariaient sur une victoire allemande définitive, et ils voulaient faire de la France le partenaire privilégié d’Adolf Hitler dans l’Europe nazie.

Le régime de Vichy, pour démontrer sa bonne volonté, a donc recherché la collaboration et fréquemment anticipé ou surenchéri sur les demandes allemandes. Quant aux concessions obtenues en échange de la collaboration, elles furent pour le moins très limitées, le fardeau de l’Occupation ne cessant de s’alourdir jusqu’au bout. Parmi les collaborationnistes qui ont participé aux différents gouvernements de Vichy ou lui ont apporté leur soutien, on peut citer Fernand de Brinon, admirateur du Troisième Reich dès avant-guerre, qui est ainsi le délégué général de Vichy en zone Nord de 1941 à 1944. Si de nombreux collaborationnistes parisiens méprisent ouvertement le régime de Vichy qu’ils jugent trop réactionnaire et pas assez engagé dans l’alliance avec le Troisième Reich, d’autres se proclament inconditionnels du maréchal Pétain, à commencer par Darnand. Pierre Laval, la plus importante personnalité à Vichy, après Pétain, entretenait des relations politiques très étroites avec Déat et Darnand, et prit en personne la tête de la Milice française, organisation collaborationniste très violente et jusqu’au-boutiste, supplétive de la Gestapo.

Bernhard Griese et du préfet Antoine Lemoine, à l’hôtel de ville de Marseille, pendant la rafle de Marseille, janvier 1943. Bien que le port de l’étoile jaune n’eût jamais été instauré en zone libre, le régime de Vichy y fit apposer le tampon  Juif  sur les papiers d’identité, et ne protesta pas non plus contre la mesure prise en zone nord. Articles détaillés : Collaboration policière sous le régime de Vichy et Brigades spéciales. Otto Abetz les trois protocoles de Paris du 28 mai 1941.