Actes, contrats et dispenses de mariage PDF

Cérémonie à la cathédrale de Actes, contrats et dispenses de mariage PDF. Le mariage dans la tradition chrétienne est l’alliance d’un homme et d’une femme, dans le but de former une famille. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le.


En généalogie, rien n’est plus précieux qu’un acte de mariage puisqu’on y trouve mentionnés les parents des deux mariés : quatre ancêtres nouveaux d’un coup ! S’il n’est pas retrouvé, la remontée dans l’arbre se fait plus lente : le généalogiste doit bâtir des hypothèses, recouper, supputer, confirmer… Le détour par les archives notariées peut alors s’avérer utile, puisque, sous l’Ancien Régime, même les couples sans le sou passaient contrat devant notaire.

Mais il existe d’autres documents riches d’informations : les sommations respectueuses qu’adressent les enfants majeurs aux parents refusant leur union; les archives liées aux cas particuliers que sont les mariages de rosières, de militaires à la fin de l’Empire, d’officiers ou de quelques curés sous la Révolution; celles des divorces, qui fournissent le pourquoi de la rupture ; les dispenses de mariage, qui peuvent livrer trois ou quatre générations d’un seul coup en même temps que les motifs personnels à l’origine de la demande…
Ce livre permet précisément d’explorer toutes les pistes d’archives qui s’offrent à vous. Pas à pas, sur chacun de ces thèmes liés au mariage, il indique la démarche, les cotes, les lieux de recherche, avec des exemples concrets.
Devant le succès de la première édition, ce nouveau guide apporte seize pages de pistes en plus pour trouver les actes et les contrats quand tout semble manquer.

L’auteur, Marie-Odile Mergnac, a publié de nombreux guides de généalogie, dont Ma généalogie : comment retrouver l’histoire de ma famille, et de nombreux ouvrages sur la vie quotidienne autrefois ou sur les noms de famille. Elle dirige la collection «Généalogies» des Éditions Autrement et la revue Hachette Généalogie facile. Elle intervient dans la presse et à la radio sur ce thème.

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Les premiers chrétiens se mariaient selon les coutumes de leurs pays d’origine. Pour les chrétiens juifs par exemple, la Bible montre que cet événement était purement familial, dans la mesure où les mariages sont arrangés pour unir deux familles, c’est-à-dire deux patrimoines. Rétrospectivement, cela apparaît aujourd’hui comme un concubinage reconnu par les familles des deux époux.

Ruth et de Booz, et l’acte juridique concernait les terres auxquelles Ruth était liée par son histoire, mais dont Booz était l’héritier au terme de la loi juive. Contrairement au mariage chrétien, le mariage romain n’était pas fondé sur un consentement initial, mais sur un consentement continu. Faute de consentement, le mariage cesse. Il s’agit d’une affaire privée, et l’autorité publique n’intervient donc pas.

La christianisation de l’Empire romain, puis les invasions  barbares  modifièrent ces pratiques. Le mariage devint une cérémonie privée, qui se déroulait au domicile de la future épouse, et donnait lieu à des réjouissances familiales. Une bénédiction était parfois donnée, mais sans qu’elle ait de valeur officielle. Le mariage était un engagement mutuel, écrit et signé, que la législation impériale encadrait. Le mariage se déroule en quatre étapes : la toilette de l’épouse, celle de l’époux, la cérémonie, puis, pour finir, une grande fête où familles et amis se retrouvent. Le mariage se fait dès la puberté de la fille à l’identique de la coutume romaine. Il en résulte des maternités précoces, et un faible ratio d’enfants arrivant à l’âge adulte.

L’Église catholique structure la société et organise la famille. En 1215, au IVe concile du Latran, tenu sous Innocent III, le mariage est davantage codifié par l’Église qui l’intègre aux sacrements en cours de définition. Si le consentement de l’épouse est une novation absolue, cela ne gêne en rien les mariages arrangés. Ce concile fixe des règles très largement reprises ensuite dans le mariage civil et laïc, institué en France en 1792. En niant le septième sacrement, les Réformateurs ont placé le mariage hors du domaine surnaturel et, par voie de conséquence nécessaire, exclu la compétence juridique de l’Église sur les cas de mariage. Ces droits découlent du fait que le sacrement du mariage est maintenant clairement formalisé. Par le canon 12 sur le sacrement du mariage, ce concile reconnait à l’État une compétence incontestée sur les effets civils du contrat de mariage.

Par contre, il est interdit de cohabiter hors mariage, c’est une mesure pour limiter les enfants illégitimes. Mais certaines coutumes perdurent, comme le maraîchinage en Vendée. Toutefois, ils encouragent l’appel à un pasteur pour les baptêmes et les mariages célébrés clandestinement, d’où l’habitude de marquer ces événements sur la page de garde des Bibles familiales. De même, on organise des mariages collectifs pour tous ceux qui sont en « longues fiançailles » chaque fois qu’une accalmie dans la répression permet la venue d’un pasteur. Ces longues fiançailles n’étaient pas plus reconnues que le mariage protestant par les autorités civiles, ici représentées par l’autorité catholique. Mais en 1731, les parlementaires réagissent quand il devient évident que l’Église catholique n’a plus la main sur les mariages protestants. Les tribunaux prononcent des bâtardises et privent des enfants de leur héritage quand ils sont jugés illégitimes.

Il s’agit donc d’une forme de mariage civil à utilisation rétroactive de validation des mariages dont la non-reconnaissance serait l’occasion de troubles à l’ordre civil et surtout à l’ordre économique et patrimonial. Le début de cette époque est une période charnière pour l’institution du mariage. La loi ne considère le mariage que comme contrat civil. L’article 7 de la Constitution de 1791 reprend les règles du droit canon sur le mariage, mais ne comporte pas de définition de celui-ci, puisqu’il n’est qu’un contrat civil, c’est-à-dire entre citoyens. En 1804, la promulgation du Code Civil rend le divorce possible, ce qui distingue un peu plus le mariage chrétien du mariage civil.