Anagrammes : Sur une hypothèse de Ferdinand de Saussure PDF

Issu d’une famille genevoise d’illustres savants, Ferdinand de Saussure est né en 1857. B105 de la Faculté des Lettres de l’Université de Genève anagrammes : Sur une hypothèse de Ferdinand de Saussure PDF laquelle Saussure enseigna la linguistique générale.


Après avoir achevé ses études secondaires au collège de Genève, il se rend en 1875 à Leipzig où se trouvait la plus célèbre université de philologie de l’époque, puis à Berlin et à Paris. Deux ans plus tard, il présente également à Leipzig sa thèse de doctorat : De l’emploi du génitif absolu en sanscrit. Il y enseigna la linguistique indo-européenne, avant de retourner en Suisse. Ferdinand de Saussure est l’un des linguistes les plus cités au monde, ce qui est remarquable car il n’a guère publié de son vivant. Même ses quelques articles scientifiques ne sont pas sans problème.

Saussure, qui avait étudié la grammaire de base de la langue lituanienne à Leipzig pendant un semestre mais était incapable de parler la langue, était donc dépendant de Kurschat. Cependant ce texte n’est pas rédigé par Saussure, mais par deux disciples qui, en se fondant sur les notes des étudiants, rédigèrent un texte censé rendre compte de sa pensée. Ce n’est que dans les années soixante que commence à se développer une étude plus précise des sources, visant à identifier, à partir de ses propres manuscrits, les idées appartenant à Saussure. La fin ultime de Saussure est de proposer une théorie cohérente du langage, qui sera à même de saisir son objet avec la plus grande rigueur et netteté possibles, en distinguant le phénomène linguistique de tout phénomène connexe. Cela amène Saussure à distinguer le langage des langues.

Par langage, Saussure entend la faculté générale de pouvoir s’exprimer au moyen de signes. Cette faculté n’est pas propre aux langages naturels mais elle caractérise toute forme de communication humaine. Par langue, Saussure entend en revanche un ensemble de signes utilisés par une communauté pour communiquer : le français, l’anglais ou l’allemand, pour ne citer que quelques exemples. Mais au-delà de cette distinction, Saussure différencie en outre la langue et la parole. La parole est, pour lui, l’utilisation concrète des signes linguistiques dans un contexte précis. Par ce concept de parole, Saussure tente de distinguer l’usage concret du langage de la langue elle-même, entendu comme ensemble de signes. C’est dans l’étude de ce second aspect que Saussure a particulièrement innové.