Autogestion Pedagogique et Education Populaire PDF

Cette conception se construit autogestion Pedagogique et Education Populaire PDF général explicitement contre des pratiques qualifiées de hiérarchiques, autoritaires, verticales, contre des formes de dépossession que constitueraient certains modes d’organisation. En d’autres termes, ce type d’autogestion permettrait une réappropriation d’une forme d’organisation collective. Par ailleurs, cette définition permet des pratiques d’autogestion qui ne se limitent pas au seul champ économique.


Autogestion pédagogique et éducation populaire : l’apport des anarchistes. Cet ouvrage approfondi les précédents écrits de l’auteur. Il y démontre que les anarchistes furent toujours, même si d’autres courants de pensée y participèrent, à la pointe du combat éducatif en inscrivant celui-ci dans une démarche sociale et émancipatrice. La première partie du livre est consacrée au rôle que les libertaires jouèrent dans l’émergence des principes et des pratiques de l’autogestion pédagogique avant même que le concept lui-même n’apparaisse et comment aujourd’hui encore ils s’y impliquent. Dans une deuxième partie, l’auteur souligne la place qu’occupèrent, en France et dans le monde, les anarchistes dans le développement de l’éducation populaire et la permanence de leur action dans un secteur qu’il convient, souligne-t-il, de réinvestir et de se réapproprier afin d’échapper à la  »scolarisation » autoritaire et délégataire de la société. Le livre se prolonge par un rappel et par un constat toujours d’actualité. A savoir que les enjeux de la connaissance et des dispositifs créés pour éduquer furent toujours au coeur de la lutte des classes. Il se referme pour terminer sur une évocation de la grande éducationniste que fut André Léo. Hugues Lenoir est né à Paris dans un quartier ouvrier. Militant libertaire fidèle à ses idées, il a toujours tenté d’associer éducation et émancipation économique et sociale. Son parcours professionnel (université de Nanterre) et son itinéraire militant (Fédération anarchiste) sont autant de traces de cette volonté.

Mais c’est le maréchal yougoslave Tito qui fit inscrire l’autogestion dans la constitution de la Yougoslavie. Dans les années 1960-1970, une partie du mouvement syndical s’est aussi approprié le modèle de l’autogestion. Yougoslavie, a envoyé des délégations, et a commencé à entretenir des relations suivies avec les syndicats yougoslaves. Au niveau international, les pays latino-américains, sous l’effet de crises sociales et économiques, illustrent un nouveau développement de l’autogestion avec la réappropriation d’entreprises abandonnées ou mises en faillite par leurs propriétaires, notamment en Argentine avec par exemple l’entreprise Zanon, où le mot d’ordre était  Resistir, Occupar, Producir . Article détaillé : Révolution sociale espagnole de 1936. Une des expériences d’autogestion a eu lieu en Espagne républicaine en 1936-1939, principalement en Catalogne et en Aragon.

Les ouvriers sont supposés gérer l’entreprise pour répondre à cette commande, il ne s’agit donc pas d’un modèle de marché. Comités de gestion afin d’assurer la continuité de la production mais aussi, et surtout, afin de réorienter leurs activités vers la satisfaction des  besoins du peuple . Le centre universitaire expérimental de Vincennes a été créé à la suite du mouvement de mai 68 afin d’expérimenter un fonctionnement autogestionnaire. Le gouvernement socialiste du président Salvador Allende, élu au Chili en 1970, avait aussitôt pratiqué une politique de nationalisations massives, provoquant le mécontentement des patrons de ces entreprises, lesquels ont organisé une grève illimitée en 1973. Depuis longtemps, déjà, les ouvriers chiliens manifestaient leur désir de créer un  pouvoir populaire , défilant aux cris de  crear, crear, poder popular ! Salvador Allende avait proposé une loi rendant légale l’autogestion, qui avait été refusée par l’Assemblée, majoritairement à droite.

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? La condition de base est que les membres d’un projet renoncent à penser, vouloir et décider pour les autres, mais se centrent au contraire sur ce qu’ils veulent pour eux-mêmes, qu’ils assument pleinement dès le départ le caractère personnel et situé de leurs demandes, leur statut de participants. Le principe de base étant la recherche de consensus. Un projet autogéré se doit de se doter de structures permettant à chaque participant de faire connaître et valoir ses intérêts. L’autogestion n’implique pas une absence de règles, mais que les règles soient décidées par les personnes concernées. Trouver un consensus satisfaisant est un processus qui demande en général beaucoup de temps de discussion, mais la décision finale convenant aux intéressés, elle sera plus aisément applicable.

Le mouvement syndical français avec la CFDT propose à son congrès de 1970 une alternative à la société capitaliste : l’autogestion des entreprises. La méthode pédagogique Freinet a aussi pratiqué l’autogestion à partir du milieu des années 1960, son introduction s’est faite au terme d’une réflexion sur les méthodes pédagogiques non coercitives. Dans une certaine mesure, on peut considérer Wikipédia comme la première encyclopédie autogérée. Dans les théories du management, une nouvelle branche émerge depuis les recherches de Frédéric Laloux. Une critique de l’autogestion porte sur une éventuelle inefficacité relative en comparaison avec une économie capitaliste. La bibliothèque de la Fondation Maison des sciences de l’homme possède un fonds  autogestion  qui a été constitué dans les années 1970-1980.

Alternative libertaire, L’Autogestion, une idée toujours neuve, bilan des tentatives révolutionnaires et des expériences en milieu capitaliste, 2007. Yvon Bourdet et Alain Guillerm, L’Autogestion, Séghers, 1975. Cornelius Castoriadis, Autogestion et hiérarchie, 1974. Nathalie Ferreira, Économie sociale et autogestion – Entre utopie et réalité.

Hélène Hatzfeld,  Autogestion , in CASILLO I. Jean Le Gal, Le Maître qui apprenait aux enfants à grandir, récit de l’autogestion dans la pédagogie Freinet, Les Éditions Libertaires, 2007. Hugues Lenoir, Autogestion pédagogique et éducation populaire : l’apport des anarchistes, Éditions libertaires, Paris, 2014. Hugues Lenoir, Éducation, autogestion, éthique, Éditions libertaires, Paris, 2010. L’Autogestion goutte à goutte, édition du Centurion, 1980. Georges Guezennec, La Yougoslavie autogestionnaire – Bilan critique d’une époque prestigieuse, éditions Créer, 1991. Autogestion et Capitalisme – Réponses à l’anti-économie.

Institut De L’entreprise, 0338-1463 Paris, 1978. Raoul Vaneigem, De la grève sauvage à l’autogestion généralisée Paris, nouvelle édition de Ratgeb, 1974. Depuis la Seconde Guerre Mondiale, Livre de poche, 1973. Maxime Quijoux, Néolibéralisme et autogestion, l’expérience argentine, Éditions de l’IHEAL, Paris, 2011. Timothée Duverger, Écologie et autogestion dans les années 1970. De l’autogestion : théories et pratiques, Éditions CNT-RP, 2013. Roger Boussinot, Les mots de l’anarchie, Éditions Delalain, 1983.

Marinaleda, un village en utopie, 82 min, Tarmak production, 2009. Charbons ardents, Grain de sable, 1999. Oaxaca, entre rébellion et utopie, Film de 75 min, Allemagne, VOST, 2007. Les réquisitions de Marseille, 52 min, Les productions de l’œil sauvage, 2004.