Bibliothèque d’études socialistes. IV, Dialogues socialistes PDF

Bertolt Brecht et Hanns Eisler en 1950. En 1918, à vingt ans, il est mobilisé à la fin de la Première Guerre mondiale bibliothèque d’études socialistes. IV, Dialogues socialistes PDF infirmier.


Bibliothèque d’études socialistes. IV, Dialogues socialistes / Edouard Berth
Date de l’édition originale : 1901

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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Il chante des écrits pacifistes à Augsbourg, puis à Munich et rompt les liens qui l’attachaient encore à sa famille. Suivent les pièces Tambours dans la nuit en 1919 qui lui vaut le prix Kleist en 1922 et Dans la jungle des villes. 1930, les nationaux-socialistes commencent à interrompre avec véhémence les représentations des pièces de Brecht. Il épouse alors Hélène Weigel, et devient marxiste. L’œuvre de Brecht est interdite et brûlée lors de l’autodafé du 10 mai de cette même année. Méfiantes, les autorités de la RDA ne trouvent pas son théâtre assez conforme aux dogmes du réalisme socialiste, lui reprochent d’être trop  formaliste , trop  cosmopolite  et trop  pacifiste .

Ses pièces pèchent par l’absence de héros ouvriers positifs. Les manifestations du 17 juin ont montré le mécontentement d’une partie considérable des ouvriers de Berlin à la suite d’une série de mesures économiques manquées. Des éléments fascistes organisés ont essayé d’abuser de ce mécontentement pour arriver à leurs fins meurtrières. Pendant plusieurs heures, Berlin s’est trouvé au bord d’une troisième guerre mondiale. Seule l’intervention rapide et décisive des troupes soviétiques a permis de déjouer cette tentative. Il allait de soi que cette intervention des troupes soviétiques n’était nullement dirigée contre les manifestations ouvrières. Elle visait exclusivement ceux qui essayaient d’allumer dans le monde un nouvel incendie.

Il appartient maintenant, à chacun de son côté, d’aider le gouvernement à éliminer les erreurs qui sont à l’origine du mécontentement et qui mettent gravement en péril nos importants acquis sociaux, qui sont indubitables. Brecht voyait comme solution alternative un changement réel de la sphère de production. Brecht concluait sa lettre à Ulbricht par un message de solidarité envers le parti, dans lequel certains biographes voient une simple formule de politesse. Cependant, c’est seulement ce message de solidarité que le gouvernement publia dans le Neues Deutschland du 21 juin 1953, contre son gré, ce qui discrédita Brecht. Il essaya de rectifier l’impression qu’avait donnée la partie publiée de sa lettre. Par ailleurs, il écrivit un poème, La Solution, qui disait :  J’apprends que le gouvernement estime que le peuple a  trahi la confiance du régime  et  devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités . Il meurt d’un infarctus un an plus tard à Berlin.

Brecht l’écroulement de tout un monde. Ronald Gray retrouvait dans le comportement de Brecht le personnage de Galileo Galilei que Brecht lui-même avait introduit dans la littérature : l’adaptation verbale au régime, à la manière d’un caméléon, lui permettait de sauvegarder ses intérêts matériels. Pouvaient rester libres dans la lâcheté et la bêtise du temps ceux qui menaient la double vie que La Bonne Âme du Se-Tchouan nous présentait, et qui s’efforçaient de se maintenir au prix de concessions. Cela ne le servait en rien que les vers livrés qu’il fournissait pour des manifestations officielles fussent délibérément ou étaient étrangement mauvais, les ruses de Schweyk dans ses rapports avec la dictature ne pouvaient lui apporter aucun calme intérieur. Seule une autre fin de la guerre aurait pu lui éviter cette situation dont il ne pouvait s’échapper. Il n’était en aucune façon un traître, mais un prisonnier.