Cécile Reims grave Hans Bellmer PDF

Pascal Quignard le 5 avril 2013. Pascal Quignard, cécile Reims grave Hans Bellmer PDF le 23 avril 1948 à Verneuil-sur-Avre, est un écrivain français. Il a été lauréat du prix Goncourt 2002 pour Les Ombres errantes, publié chez Grasset. Par ailleurs violoncelliste, il a fondé le Festival d’opéra et de théâtre baroques de Versailles.


 » Les plus belles séries d’estampes érotiques de l’Europe sont celles de Marcantonio Raimondi interprétant Giulio Romano de 1521 à 1524 et celles de Cécile Reims interprétant Hans Bellmer de 1967 à 1975. Comment peut-on définir les miracles ? Des sexes en plus. Des jambes en plus. Des bouches en plus. Du vin en plus. Du pain et du poisson en plus. De la vue en plus. De la vie en plus. Bellmer eut donc cette main de femme en plus qui s’appelait Reims.  » Pascal Quignard.

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Il fait des études de philosophie à l’université de Nanterre, où il obtient une licence. Il devient parallèlement lecteur au Mercure de France et chez Gallimard, où il entre au comité de lecture en 1976. Il publie alors, parallèlement à son œuvre chez Gallimard, divers textes pour de petits éditeurs, comme Le Collet de Buffle, Orange Export Ltd, Clivages, Éditions de l’Amitié, Claude Blaizot, Chandeigne, Patrice Trigano, puis chez des éditeurs plus importants comme Fata Morgana, P. Gallimard publie deux romans qui le font connaître du grand public : Le Salon du Wurtenberg en 1986 et Les Escaliers de Chambord en 1989. Il devient alors secrétaire général pour le développement éditorial chez Gallimard.

La publication des huit volumes des Petits Traités aux éditions Maeght en 1990, réédités dans la collection Folio en 1991, dévoile l’étendue de ses lectures et semble consacrer son abandon à la littérature seule. Ce lien entre musique et littérature est aussi très palpable dans les fonctions de Quignard, qui est président du Festival international d’opéra et de théâtre baroques au château de Versailles, qu’il a créé sous la houlette de François Mitterrand. L’année 1994 se révèle d’une fécondité littéraire exceptionnelle, et voit paraître Le Sexe et l’effroi qui marque une rupture dans la vie et l’œuvre de Quignard. L’écrivain renonce brutalement à toute position dans l’édition. Il démissionne de ses fonctions éditoriales, puis abandonne toute carrière musicale. Il se consacre exclusivement à la littérature.

Quignard est hospitalisé d’urgence en 1997. Cette expérience lui inspire Vie secrète, qui mêle la fiction, la théorie, le rêve, le conte, le journal intime, le roman, la poésie, le traité, l’essai, le fragment, l’aphorisme. En 2005-2006, les Éditions Galilée rééditent l’ensemble des textes rares ou introuvables de son œuvre, dans leur version revue, augmentée et définitive, agrémentée de quelques inédits. Villa Amalia, son dernier roman, met en scène un personnage habité par le vœu de tout quitter, de ne plus être soi et d’aller se découvrir ailleurs. Benoît Jacquot adaptera le roman au cinéma sous le même titre de Villa Amalia. Elles ont aussi publié un essai sur Georges de La Tour, déjà publié aux éditions Flohic en 1991.

Dire que nous sommes des êtres de langage, comme le fait la société, est profondément faux. Nous ne sommes pas des êtres parlants, nous le devenons. Son œuvre est aujourd’hui considérée comme l’une des plus importantes de la littérature française contemporaine. Elle a fait l’objet de plusieurs études. On peut la situer dans la lignée d’écrivains comme Maurice Blanchot, Georges Bataille, Emmanuel Levinas, Louis-René des Forêts ou encore Gérard Macé. La permanence des thèmes, leur éventuel ressassement, rendent difficile le découpage de frontières entre genres chez Quignard.

Larangé attire l’attention sur la dimension mystique de cette œuvre en fragmentation, déterminant alors les liens qui la relient à la mystique rhénane revue au prisme de la philosophie de l’altérité. Bien qu’il faille coûte que coûte s’affranchir des dominants de l’enfance, fuir les tyrans, s’éloigner des dieux, c’est en vain qu’on le prétend. 29 au 30 avril 2013 un colloque international intitulé  Les lieux de Pascal Quignard  à l’Université du Havre. Le colloque a travaillé sur l’importance des lieux physiques et mentaux chez l’écrivain. Son style et ses thèmes sont si particuliers qu’ils en sont pastichables. Cette œuvre, toujours en cours, développe les réflexions de l’auteur sur ses thèmes privilégiés. Tous les genres se succèdent dans les très nombreux chapitres, contes, notes, listes, essais, fragments de romans, journal, etc.

Le Chant du marais, Chandeigne, 2016. Une vie de peintre, Marie Morel avec Marie Morel, éditions Galerie B. Le Nom sur le bout de la langue, P. La Suite des chats et des ânes, P. Vita e morte di Nitardo, Analogon, janvier 2016. L’édition italienne est la première édition de ce texte. Lecteurs de fictions, Champs du Signe, Éditions universitaires du Sud, 2010.

De 2009 à 2013, en duo avec Carlotta Ikeda, il réalise et donne un spectacle de théâtre buto, Medea. Agnès Cousin de Ravel, Pascal Quignard, Vies, Œuvres, L’Harmattan, janvier 2018. Pascal Quignard, figures d’un lettré, Paris, Galilée, 2005. Philippe Bonnefis, Son nom seul, Paris, Galilée, 2001. Pascal Quignard ou la littérature démembrée par les muses, PSN, 2011. Pascal Quignard, Translations et métamorphoses, Paris, Hermann, 2015.

Mireille Calle-Gruber, Anaïs Frantz et alii, Dictionnaire sauvage de Pascal Quignard, Hermann, 2016. Avec des entretiens avec Pascal Quignard. Rencontres de Chaminadour 2010, publication de l’ALMJAC, Guéret-Creuse. Agnès Cousin de Ravel, Quignard, maître de lecture. Lire, vivre, écrire, collection  Fictions pensantes , Paris, Hermann, 2012.