Claude Nicolas Ledoux et le livre d’architecture en français : Suivi de Etienne Louis Boullée l’utopie et la poésie de l’art PDF

L’architecte, accompagné de sa fille Adélaïde, y tient le claude Nicolas Ledoux et le livre d’architecture en français : Suivi de Etienne Louis Boullée l’utopie et la poésie de l’art PDF de la maison du directeur des salines d’Arc-et-Senans. Très actif de la fin de l’Ancien Régime, il fut l’un des principaux créateurs du style néoclassique. Claude-Nicolas Ledoux naît le 21 mars 1736 à Dormans, bourg de l’actuel département de la Marne. Il est le fils d’un modeste marchand champenois.


La publication, en un seul volume, des actes de deux colloques consacrés à une approche contextuelle de l’œuvre de Claude Nicolas Ledoux (1736-1806) et Etienne Louis Boullée (1728-1799) célèbre le souvenir de deux des plus grands architectes français de la seconde moitié du XVIIIe siècle. a peu près oubliés au XIXe siècle (on détruisit alors les quatre cinquièmes des édifices de Ledoux), ils ne furent vraiment redécouverts que dans les années 1930. dans l’historiographie de l’art dit  » néoclassique « , enfin apprécié depuis un demi-siècle, l’œuvre de Ledoux et de Boullée symbolise désormais la part la plus révolutionnaire de l’architecture inspirée par la pensée, progressiste et libertaire, des lumières. La publication des écrits sur l’art, inédits, et des magnifiques dessins de Boullée, les rééditions en fac-similé, réduits, du grand livre théorique et poétique que Ledoux avait fait paraître, comme un testament, peu avant sa mort (l’architecture considérée sous le rapport de l’art des meurs et de la législation, 1804, sont devenues des ouvrages classiques de la culture architecturale, d’une manière quasi trans-historique. L’utopie, la poésie des formes, l’iconographie parlante et le caractère moralisateur – politique et social – des réalisations et des projets de ces artistes sont souvent compris selon un idéal universel qui fait leur force. Mais en s’intéressant ici aux publications anciennes ou diffusées de leur temps, avec lesquelles ils se sont trouvés en émulation, en rétablissant leur influence européenne, tant en Russie qu’en Angleterre, par exemple, tandis que s’étend l’espace des lumières, les communications de ces actes tentent de restituer le climat architectural dans lequel Ledoux et Boullée se sont exprimés.

Sa mère, Françoise Dominos, et sa marraine, Françoise Piloy, l’initièrent au dessin, ainsi qu’il le rapporte lui-même. Pavillon de Mme du Barry, Louveciennes, 1770-1771. L’année suivante, le marquis Anne-Pierre de Montesquiou-Fézensac appelle Ledoux dans son vaste domaine de Mauperthuis, dans la Brie. Simultanément, Jean Hyacinthe Emmanuel, président Hocquart lui fait reprendre et agrandir son château de Montfermeil, à 15 km de Paris. Le 26 juillet 1764 à Saint-Eustache, Ledoux épousa Marie Bureau, fille d’un musicien du Roi.

Paris, Ledoux se fait connaître en 1766 avec l’Hôtel d’Hallwyll, dans le quartier du Marais. Les commanditaires, Franz-Joseph d’Hallwyll, colonel des Suisses et sa femme, Marie-Thérèse Demidorge, veillent de près à la dépense. Ce bâtiment relativement modeste lui permet d’obtenir en 1767 la commande beaucoup plus importante du somptueux hôtel d’Uzès, construit pour François Emmanuel de Crussol, duc d’Uzès, rue Montmartre. Là aussi, Ledoux conserve les structures d’un bâtiment plus ancien. Le château de Bénouville, au nord de Caen, est construit en 1768-1769 pour le marquis de Livry. Avec ses volumes massifs, son vaste péristyle, c’est la plus importante des œuvres de jeunesse de Ledoux. On remarque particulièrement le superbe escalier d’honneur sous coupole conduisant au premier étage.

Ledoux fait un voyage en Angleterre dans les années 1769-1771 où il peut se familiariser avec le palladianisme, et ses figures obligées telles que les serliennes, dont il usera. Il construit de nombreux pavillons de style palladien, de volume généralement cubique et ornés d’un péristyle qui donne de l’allure même aux constructions de petite taille. Capucines à la chaussée d’Antin, qui comportait en façade un ordre ionique sur un soubassement rustique et un toit à l’italienne orné des statues de huit connétables. Mais, constatant l’appauvrissement relatif de la noblesse, il cherche à se rapprocher des milieux de la finance, aux moyens beaucoup plus considérables. Dans le même temps, il suit de près les opérations des administrations et songe à se mettre à leur service, ne dédaignant pas des travaux à la frontière entre les compétences de l’architecte et celles de l’ingénieur. Saline royale d’Arc-et-Senans : à gauche, la maison du directeur.