Cours familier de philosophie politique PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? La philosophie chinoise rassemble divers courants de pensée essentiellement issus de trois traditions: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. La philosophie cours familier de philosophie politique PDF plonge ses racines dans l’antiquité.


Comment nous orienter dans le monde ? C’est la philosophie politique qui peut le mieux nous y aider, répond Pierre Manent. Son livre propose un tableau raisonné du monde actuel. Il est, par là même, nécessairement aussi une réflexion sur le siècle écoulé, sur les guerres et les totalitarismes qui en ont occupé une si grande part. L’auteur s’efforce de saisir les articulations selon lesquelles notre monde s’ordonne et se meut. Il considère d’abord notre régime – la démocratie ; puis notre forme politique – la nation. Il réfléchit sur les rapports que l’une entretient avec l’autre et sur la crise qui les menace : au seuil du nouveau siècle, la démocratie tend à se détacher non seulement du cadre politique national accoutumé, mais même de toute forme politique reconnaissable. Les cœurs sont émus et les esprits obnubilés par la perspective prochaine d’une démocratie pure, délivrée de la vieille politique, et qui régnerait sans partage selon les règles du droit et les maximes de la morale. Telle est la  » grande illusion  » de notre temps. Cette  » grande illusion « , selon Pierre Manent, est de voir dans la politique l’obstacle qui nous empêche d’accéder à la vraie vie. C’est au contraire l’ordre politique qui est le véritable ordre humain.

On la fait remonter au Yi Jing, le fameux Livre des Mutations, qui est une grille de 64 états transitoires symbolisés par les hexagrammes et les nombreuses possibilités de transformations qu’ils proposent. La pensée de cette époque s’orientait vers l’observation de la nature et de ses cycles. Ainsi donc, quelques siècles avant notre ère, selon le même processus et à la même époque que la philosophie grecque et ses développements, quelques pères fondateurs ont initié des courants. Ces courants ont ensuite connu divers avatars, éclipses, résurgences, renouvellements, avant que des apports extérieurs, comme le bouddhisme, aient été intégrés. La philosophie chinoise diffère assez radicalement de la philosophie occidentale, au point que, techniquement, on peut refuser de qualifier de  philosophiques  les méthodes et les résultats de sa démarche. On peut trouver des raisons à cette tendance lourde au réalisme pragmatique de la philosophie chinoise. Des divers courants de pensée ayant contribué à la philosophie chinoise, trois sont majeurs, d’autres ont joué un rôle historique, voire anecdotique.

Le confucianisme en est le courant principal et n’a connu que de rares mises à l’écart. Toute éducation se fondait avant tout sur les livres formant le  Canon confucianiste  : dont le Shi Jing ou Livre des Poèmes, le Yi Jing ou Livre des Mutations, les Annales de Lu, les Entretiens de Confucius et le livre de Mencius. Entre les  réalistes  comme Xun Zi et les partisans de son pendant  idéaliste  Mencius, plus tard entre Wang Yangming et Zhu Xi, des tendances ont émergé et débattu de la pensée du Maître, enrichissant la philosophie de nouveaux concepts et de nouvelles interprétations. Le taoïsme s’est le plus souvent placé en opposition par rapport à cette orthodoxie. Sous sa forme la plus typique, il a affiché son hétérodoxie, cultivé par des artistes ou des lettrés ayant été rejetés de la société. Par conséquent, l’Homme doit chercher à vivre en harmonie avec le Tao et doit adopter une morale de l’inaction car la nature est bonne.

Lao-tseu est d’accord pour dire avec Confucius que la société doit être gouvernée par un sage. Le bouddhisme venant d’Inde a réussi à s’imposer comme le troisième grand courant informant la pensée chinoise. Un proverbe familier dit que  les trois religions n’en font qu’une , montrant que, malgré les luttes d’influences, la plupart des Chinois observaient à leur égard un syncrétisme pacifique, qui a par ailleurs profondément troublé les missionnaires chrétiens européens venus leur affirmer qu’il n’y a qu’un seul Dieu et qu’on ne peut servir deux maîtres à la fois. Article détaillé : Cent écoles de pensée. Le légisme de Shang Yang ou Han Fei Zi est une doctrine purement politique, très autoritaire, ressemblant fort au totalitarisme et dont l’influence s’est manifestée lors de la création de l’Empire par Qin Shi Huang en 200 av. L’École des Noms, ou des Logiciens, s’intéresse au langage et aux relations logiques qu’il décrit, dans le but de convaincre. Lors de l’effervescence intellectuelle de cette période des Cent Écoles, dont l’Académie Jixia fut un lieu représentatif, il fallait débattre et l’emporter sur l’adversaire.

Au lieu de s’appliquer à mesurer des effets et des causes, les Chinois s’ingénient à répertorier des correspondances. L’ordre de l’Univers n’est point distingué de l’ordre de la civilisation. Comment songerait-on à constater des séquences nécessaires, immodifiables ? Inventorier des convenances traditionnelles exige un art plus subtil et d’un tout autre intérêt.