Désirs de Plaine : Histoire du parc industriel de la plaine de l’Ain PDF

Hôtel de ville et chapelle Notre-Dame-Désirs de Plaine : Histoire du parc industriel de la plaine de l’Ain PDF. En basque, s dans euskara . Jura en région Bourgogne-Franche-Comté, située dans le Revermont jurassien.


Le 8 février 1968, alors que les Jeux Olympiques d’Hiver se déroulent depuis deux jours à Grenoble, le Gouvernement français adopte un étonnant schéma d’aménagement propre à bouleverser l’immuabilité de la vaste plaine qui s’étire, entre Ain et Rhône, de Loyettes à Ambérieu. Là, sur cette terre ingrate et morcelée, les agriculteurs s’échinent à cultiver quelques céréales ou à élever des moutons. Cette plaine indolente, refuge des lièvres et des oiseaux, où l’on se promène en famille le dimanche, doit désormais accueillir les industries  » indésirables  » de Lyon, un port fluvial et une ville nouvelle de 300000 habitants ! C’est sans compter avec les aspirations locales et l’esprit particulier qui souffle sur le département… Comment de ce projet naît en pleine nature, l’un des premiers parcs industriels d’Europe ? Comment ce territoire est-il devenu à lui seul un pays, celui de la Plaine de l’Ain ? Une histoire d’hommes, de conviction, d’entreprises. En somme, de désirs…

Elle est ainsi la deuxième ville de Franche-Comté au Moyen Âge et compte environ 8 500 habitants à la veille de la Révolution française. 1958, la saline en 1962 et les faïenceries en 1995. Salins-les-Bains compte aujourd’hui un peu moins de 3 000 habitants. Labellisée cité de caractère de Bourgogne-Franche-Comté, elle fonde sa reconversion économique sur les services, en particulier à travers trois secteurs : la santé, le thermalisme et le tourisme.

La commune appartient au massif du Jura dont elle occupe l’un des faisceaux internes. Salins-les-Bains se situe au sein du bassin salifère comtois, au cœur d’une reculée creusée par la Furieuse, un affluent de la Loue. La commune est traversée selon un axe nord-sud par la rivière, la Furieuse, en grande partie canalisée. Il s’agit d’une rivière très abondante, présentant de fortes variations saisonnières de débit. 43 litres par seconde en période quinquennale sèche, la rivière étant alors réduite à quelques filets d’eau. Située sur la route reliant le Bassin parisien et la Suisse par Dijon et Pontarlier, Salins-les-Bains est historiquement un important lieu de passage. Limitée par le relief, la ville de Salins-les-Bains s’étend sur plus de 3 kilomètres, selon un axe nord-sud, entre les flancs de la vallée de la Furieuse.

Le centre-ville de Salins-les-Bains s’organise autour de la rue de la République. On y trouve notamment l’hôtel de ville et le site de la Grande saline. Avenue Aristide Briand et Avenue du Général de Gaulle. Ruelle du Gué et Ruelle Paillard. 1 277 étaient des résidences principales, 361 des logements vacants et 81 des logements occasionnels ou des résidences secondaires. La restauration de la  maison du Grand puits , sur le site de la grande saline a débuté le 20 septembre 2014. Abandonnés à la végétation depuis une cinquantaine d’années, les abords et les remparts du fort Saint-André font l’objet de travaux de défrichage réalisés par une association de bénévoles.

Salins-les-Bains doit son nom à ses sources salées. Deux facteurs expliquent le peuplement précoce de Salins-les-Bains : sa situation géographique et ses ressources minérales. Si les données sur la Préhistoire restent assez lacunaires, elles sont nombreuses pour la Protohistoire. Jean-François Piningre de 2004 à 2009. Situé sur un éperon calcaire à 620 m d’altitude, il occupe une position stratégique de contrôle des voies de circulation. Néolithique Moyen, âge du bronze entre 1350 et 800 av. L’occupation ancienne sous la ville de Salins-les-Bains elle-même est plus difficile à étudier en raison de la densité du bâti ancien et de l’enfouissement des couches archéologiques sous les rejets de cendres de l’exploitation du sel.

Les données textuelles et archéologiques sont de nouveau plus abondantes pour le Haut Moyen Âge. Des premières fortifications sont attestées, quelques sépultures et sarcophages à proximité d’établissements religieux ont été découverts, et une opération d’archéologie programmée dirigée par Philippe Gandel est en cours sur le site du camp du Château. Une charte de 523 émanant de Sigismond, roi de Bourgogne, mentionne la donation de la seigneurie de Bracon et d’une partie des terres salinoises à l’abbaye d’Agaune-en Valais. En 942, une charte émanant du prévôt de l’abbaye inféode la seigneurie de Bracon et ses dépendances au comte de Mâcon, Albéric. 943, son héritage est séparé entre ses deux fils. La propriété des terres salinoises est assez complexe jusqu’à l’arrivée des comtes de Bourgogne au Bourg-Dessus. Il assoit son autorité sur la source principale de revenus : la Grande saline.

Jusqu’en 1241, la saline est la propriété d’une centaine de rentiers possédant chacun une berne à son nom. Jean de Chalon met fin à ce système et prend à sa charge toute la production du sel en devenant propriétaire majoritaire. Pour mieux maîtriser la commercialisation de cet  or blanc , il se rend également détenteur du péage de Jougne. Grande saline de Salins sur la production du sel franc-comtois. Parallèlement, il entreprend la fortification de la ville.