De l’intégration régionale en Afrique centrale (1960-2010) PDF

Après une période de contraction due à la crise, les échanges économiques ont repris en 2012. Nigeria, la Côte d’Ivoire est la première puissance économique de l’UEMOA. Il emploie la moitié des actifs et fait vivre deux tiers de sa population du pays. Le Liberia et la Guinée, pays limitrophes à l’ouest de de l’intégration régionale en Afrique centrale (1960-2010) PDF Côte d’Ivoire, sont touchés depuis 2014 par une épidémie de la maladie à virus Ebola.


L intégration en Afrique centrale laisse à penser que, pour les dirigeants qui ont mis leurs peuples entre parenthèses, le mouvement est tout et la fin n est rien. La question demeure alors : quel devenir pour l intégration régionale en Afrique centrale, c est-à-dire comment repenser celle-ci économiquement, politiquement et culturellement ?

La Côte d’Ivoire n’a pas été touchée par la maladie. Néanmoins la fermeture des frontières terrestres concernées et l’interdiction de la consommation de viande de brousse, ont eu un impact sur les marchés agricoles et la situation alimentaire à l’ouest du pays. Production agricole Quatre ans après la crise post-électorale de 2010, la Côte d’Ivoire confirme le redémarrage de sa croissance. Le secteur agricole a constitué le principal moteur de la croissance ivoirienne après l’indépendance avec le développement des cultures de rente impulsé par l’État. 2,9Mha de terres arables et 4,5Mha de cultures permanentes.

La compétition pour l’espace cultivé est actuellement favorable à l’hévéa dans la moitié sud du pays et à l’anacarde dans sa moitié nord. Avec une superficie cultivée de 2Mha, la production cacaoyère occupe environ 800 000 planteurs et fait vivre 6millions de personnes, soit le quart de la population ivoirienne. Les exploitations sont généralement de taille comprise entre 3 et 5ha et de type familial. La reconquête de la qualité du cacao ivoirien a été permise par un travail sur les bonnes pratiques agricoles ainsi qu’un renforcement des contrôles qualité. La Côte d’Ivoire est au 1er rang africain et au 7e rang mondial des producteurs de caoutchouc naturel. La filière anacarde se positionne désormais devant le coton comme la première culture de rente dans le nord de la Côte d’Ivoire.