Deux cahiers : Des anges au paradis PDF

Le paradis ou jardin deux cahiers : Des anges au paradis PDF’Éden représente souvent le lieu final où les humains seront récompensés de leur bon comportement. C’est un concept important présenté au début de la Bible, dans le livre de la Genèse. Il a donc un sens particulier pour les religions dites abrahamiques.


Dans un sens plus élargi, le concept de paradis est présent dans presque toutes les religions. Les croyants parlent aussi du  Royaume de Dieu  qui sera manifesté à la fin du monde. Perse Cyrus le Grand ordonnait de retrouver partout où le menaient ses voyages. Avec le grand auteur Augustin d’Hippone, le terme en latin évoque de manière plus imagée et plus large un  lieu de bonheur spirituel . Mais le mot est également entré par diverses analogies dans le lexique français usuel pour désigner certains concepts profanes, variés, avec une connotation plutôt positive. Saint-Pierre-de-Rome ou devant la moindre église à façade ouvragée, où le rituel assignait la place du cercueil avant et après la messe du mort ou cérémonie mortuaire. Paradis », dénomination parfois justifié par la définition déjà citée de Saint Augustin, qui est parfois restée à des lieux-dits ou écarts, voire des fermes ou de simples habitations actuelles.

Xénophon raconte dans l’Anabase qu’à Sardes, en Asie Mineure, où Cyrus le Jeune a concentré le corps expéditionnaire des mercenaires grecs destiné à l’aider à reconquérir le pouvoir, ce dernier leur fait visiter son jardin. Les condamnés sont dirigés vers le Tartare. Les justes sont eux dirigés vers un endroit de félicité, les champs Élysées ou les Îles des Bienheureux. Lorsqu’un roi perse voulait honorer quelqu’un qui lui était cher, il le nommait  compagnon du jardin , et lui donnait le droit de marcher dans le jardin en sa compagnie. NB: Comparer Dieu à un roi perse peut être quelque peu étrange.

L’extrait mentionné ci-dessus est quelque peu différent dans le texte établi par l’Abbaye de Maredsous : « Ils entendirent le bruit du Seigneur Dieu, qui passait dans le jardin à la brise du soir. Dans la Bible, l’apparition du jardin en Eden, bien que d’une grande sobriété dans sa description contrastant avec la luxuriance des jardins orientaux, doit à la civilisation perse : le mot Eden apparait dans plusieurs langues sémitiques pour désigner une plaine fertile ou une terre arable. Dans la croyance mésopotamienne, tous les morts se retrouvent aux Enfers, sans espoir de salut, où ils vivent une existence morne et ténébreuse, condamnés à se nourrir de poussière et d’eau boueuse, incapables de subvenir à leurs besoins sans l’aide des vivants. Néanmoins, les mythes orientaux ont toujours accordé une grande place aux jardins et aux éléments qui le composent, arbres, plantes et eau. Le souverain mythologique perse de l’âge d’or réside dans un jardin en hauteur où poussent des arbres magiques dont l’arbre de la vie et d’où coule l’eau de la vie qui rend la terre fertile. 2:8  Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et il y plaça l’homme qu’il avait formé. Le Seigneur Dieu fit germer du sol tout arbre d’aspect attrayant et bon à manger, l’arbre de vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais.