Dictionnaire Des Parallèles: Concordance Et Analogie Bibliques… PDF

Il représente le troisième des quatre modes d’interprétation rabbinique de la Bible hébraïque, et est subdivisé en midrash halakha qui entend tirer des lois du texte, et midrash aggada, à but généralement homilétique. Longtemps réduit à sa dimension folklorique et apparemment naïve, le Midrash connaît un regain d’intérêt lorsque des biblistes redécouvrent derrière ses exégèses apparemment extravagantes les parallèles qui se fondent sur l’intertextualité de la Bible, et ouvriraient selon certains une fenêtre sur l’élaboration même des textes qu’il commente. Le mot signifie en hébreu :  dictionnaire Des Parallèles: Concordance Et Analogie Bibliques… PDF vient du drash .


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Nom hébreu masculin singulier formé sur la racine d-r-sh, plus précisément sur le verbe darash : exiger, interroger, examiner, d’où interpréter en profondeur. Le midrash construit donc une exégèse du texte biblique. Les rabbins qui ont élaboré la manière midrashique de lire considéraient la Bible comme un énorme système de sens, chaque partie commentant ou complétant tout autre partie. Selon Marc-Alain Ouaknin, le midrash, méthode d’exégèse directe du texte biblique, se distingue de la Mishna, méthode indirecte,  indépendante de la base scripturaire sur laquelle elle s’appuie . Le Midrash se concentre sur le remez et plus encore sur le drash. Schonfield et, à sa suite Armand Abécassis et Marc-Alain Ouaknin, dans lequel un récit ancien se répète mutatis mutandis à propos d’un personnage du présent. La distinction n’est pas toujours aisée, de nombreuses anecdotes servant de support à des décisions éthiques, comme les Fables de La Fontaine ont des  moralités .

Après le retour de l’Exil de Babylone, la Torah a été au centre de la vie juive. Le souci permanent des autorités fut d’assurer la conformité des comportements individuels et collectifs aux commandements de la Torah. Or les règlements de celle-ci, ayant été écrits dans des circonstances anciennes, devaient être adaptés à de nouvelles circonstances. L’exégèse de la loi constitue le  Midrash Halakha . Midrash Halakha , ils ne comprennent pas que de la Halakha, mais aussi de la Aggada. Entre l’époque des Tannaïm et celle des Amoraïm.

13 règles d’exégèse de Rabbi Ismaël, définissant la méthode même du midrash halakhique comme  lecture infinie  nourrissant la  démarche  du peuple de l’Alliance, se trouvent précisément à l’ouverture du  Sifra . Le plus ancien de ces recueils est le Recueil ou la Mékhilta selon Rabbi Ismaël, qui est une espèce de  séminaire  d’exégèse sur le Livre de l’Exode, matrice de nombreux développements dans les Talmuds et d’autres Midrashim. Il existe une autre  Mekhilta  sur l’Exode, reconstituée à l’époque moderne: la Mékhilta selon Rabbi Shimon bar Yohaï, en réalité une partie du Zohar. Les autres Midrash Halakhah, portant sur les Nombres et le Deutéronome, sont appelés simplement  les Livres  : les  Sifré . Le Midrash Rabbah rassemble une collection d’écrits périphériques au Talmud, ordonnés selon le plan du Tanakh. Il se distingue par le grand nombre de Aggadoth qu’il contient.

Divers recueils de Midrashim sont publiés. Le Midrash aborde des sujets variés. Confrontés à ceux qui interprètent la Torah dans un sens strictement littéral, les Rabbis offrent des interprétations créatives et subtiles par divers modes d’exégèse. Le Midrash comprend quantités de récits issus d’un examen du mot à mot ou de certaines expressions. Parfois, il comble un blanc apparent dans un récit. La référence au texte du Midrash Rabbah est donnée par la paracha puis le sé’if. Certains midrashim sont parfois repris dans plusieurs recueils.

Si quelques-uns croient les midrashim divinement inspirés, comme tout élément d’un corpus de littérature religieuse, certains d’entre eux ne doivent absolument pas être pris au sérieux quoique la portée de chacun de ces récits dépasse toujours le premier abord issu de la première lecture. Selon la tradition juive, les midrashim relèvent de la  Loi orale  révélée à Moïse en même temps que la Torah écrite. Certains classiques, comme l’histoire du jeune Abraham brisant les idoles fabriquées par son père, ou celle du jeune Moïse faisant tomber la couronne de Pharaon et se brûlant la langue aux braises ardentes qu’on lui présente, ont d’ailleurs acquis le statut de texte révélé. Le Midrash recueille les commentaires des sages et des érudits.

Toutefois, la rédaction des midrashim s’étend sur une période d’environ 1 200 ans et les compilateurs en sont, le plus souvent, anonymes. Ce midrash sur la Genèse offre des explications des mots et des phrases, des interprétations haggadiques et divers exposés dont la plupart sont liés d’assez loin au texte du fait du cheminement de pensée des commentateurs reproduits dans le texte. Le commentaire s’entrelace de maximes et de paraboles. Abraham brisant les idoles de son père Terah et du miracle sauvant Abraham de la fournaise où le plonge Nemrod, histoires qui, quoique absentes du récit biblique, ont acquis la même autorité.