Droits de l’enfant : Droit devant ! PDF

En 1989, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Au Luxembourg, elle fut ratifiée par la Droits de l’enfant : Droit devant ! PDF des Députés en décembre 1993.


J’ai le droit d’avoir un nom et une nationalité. J’ai le droit d’avoir une famille. J’ai le droit d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée. J’ai le droit d’être protégé des maladies et d’être soigné. J’ai le droit d’avoir accès à l’eau. J’ai le droit d’aller à l’école. J’ai le droit d’être protégé de la violence et de l’exploitation. J’ai le droit de ne pas faire la guerre ni de la subir. J’ai le droit d’avoir un toit. J’ai le droit de jouer, danser, chanter… J’ai le droit de donner mon avis sur les choses qui me concernent. J’ai le droit au respect… La Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée en 1989 par les Nations unies, fête ses 25 ans. Il est temps de procéder à un premier bilan : les enfants ont des droits, mais sont-ils vraiment respectés ? A travers des récits de vie d’enfants du monde entier, le lecteur est amené à prendre conscience des gros progrès réalisés dans ce domaine, mais aussi des nombreux défis qu’il reste à relever.

La Convention internationale relative aux droits de l’enfant  s’est fixé pour objectif la protection de tout enfant et tout adolescent de moins de 18 ans. Le Luxembourg s’est également engagé à garantir l’ensemble de ces droits à tous les enfants qui relèvent de sa juridiction quels que soient leur origine nationale ou sociale, leur couleur, leur genre, leur langue, leur religion, leurs opinions ou celles de leurs parents. Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse est chargé de coordonner la mise en œuvre de ces droits au niveau ministériel. Il participe également aux travaux des organismes internationaux compétents, où s’échangent les bonnes pratiques. Convention internationale des droits de l’enfant. On parle de grooming quand une personne adulte contacte un enfant, souvent en ligne et sous une fausse identité, dans le but de l’abuser sexuellement ou de lui extorquer de l’argent. Le contact peut être établi sur une période étendue, afin de créer une relation de confiance et de faciliter le passage à l’acte d’exploitation.

Participation aux organismes internationaux actifs en matière de droits de l’enfant Le ministère représente le Luxembourg auprès des organismes internationaux dans le cadre du suivi des conventions ratifiées par le Luxembourg et afin de se maintenir informé sur les évolutions et bonnes pratiques signalées au niveau international. Luxembourg aux journées de réflexion générale de l’ONU. Luxembourg au groupe d’experts informel sur la protection des enfants en migration. Représentation du Luxembourg au Comité ad-hoc des droits de l’enfant. Intérêt des enfants, intérêts des adultes ? J’entends régulièrement affirmer qu’il faut d’abord rappeler leurs devoirs aux enfants, avant de songer à leurs droits.

D’autres, dans la même veine, n’hésitent pas à affirmer que c’est bien parce qu’on a reconnu des droits aux enfants qu’ils ne respectent plus aucune autorité. Je ne surprendrai pas en disant que je ne partage pas un instant ces assertions. J’affirme même que c’est bien parce qu’on identifie un individu dans ses droits que l’on peut plus facilement exiger de lui qu’il respecte la loi. Il n’est pas besoin d’être un grand observateur politique pour retrouver cette problématique dans différents domaines du champ social. On retrouve cette idée dans l’approche du débat sur le vote des étrangers aux élections locales.

J’ajoute que droits et devoirs ne sont pas indéfectiblement liés. Certains droits de l’homme fondamentaux comme le respect de la personne ne sont gagés par aucun devoir. La femme qui ne se fait pas agresser sexuellement dans la rue n’a pas à remercier le passant qu’elle croise ! Par ailleurs il ne faut pas confondre autorité et violence. On peut faire preuve d’autorité sans élever la voix ou sans frapper. Sii dans notre pays l’autorité quelle qu’elle soit n’est pas respecté, c’est souvent parce qu’elle-même n’est pas ou plus respectable.

On multiplierait les exemples issu notamment du terrain public Chacun les ayant en tête je ferai l’économie de les restituer. Reste que devant l’intérêt que mes lecteurs portent à la problématique droits et devoirs si j’en juge par le taux de consultation journalier des billets de ce blog qui abordent cette question, il m’apparaît nécessaire de la reprendre plus exhaustivement. Commençons par le début : qu’est-ce qu’un enfant au sens juridique du terme ? Il s’agit d’une personne humaine de moins de 18 ans.

La majorité civile a été ramenée en 1974 de 21 à 18 ans. La majorité pénale elle est à 18 ans depuis 1906 quand elle était jusque là à 16 ans. En d’autres termes, à 18 ans tout individu dispose de l’ensemble de ses droits civils, civiques et politiques. Ce n’est cependant pas dire, on va le voir, que le droit traite de la même manière l’enfant de 0 à 18 ans. Quand pour le journal Tintin on est un enfant de 7 à 77 ans, à 18 ans la société pose le principe que le petit d’homme est achevé.