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Elle eut lieu sur les rives du fleuve Oued al-Makhazin, affluent du Ephemerides Universelles, Ou Tableau Religieux, Politique, Litteraire, Scientifique Et Anecdotique, Presentant Pour Chaque Jour de L’Annee Un Extrait … Toutes Les Nations Et de Tous Les Siecles… PDF arrosant Ksar El Kébir dans la province de Larache. Ces trois entités œuvraient toutes dans le même but qui était de s’assurer des routes commerciales les plus sûres, tout en pillant celles de ses rivaux.


Le problème ottoman n’était donc toujours pas réglé. Abu Marwan Abd al-Malik pensait qu’il devait se défaire de l’influence turque, ces derniers lorgnant sur le Maroc afin d’obtenir une base atlantique permettant d’assurer un harcèlement maritime optimal. Maroc, de remettre son allié sur le trône, permettant enfin de contrôler le détroit de Gibraltar, chose déjà amorcée par l’occupation portugaise de Ceuta, et ainsi stopper l’expansion militaire continentale vers l’Atlantique de l’Empire ottoman. Nous pourrions également évoquer les opérations de recrutement en Andalousie, qui permirent de lever près de deux mille hommes. Après plusieurs mois d’escarmouches se soldant par une nouvelle retraite dans les montagnes du Rif, al-Mutawakkil parvint enfin à Tanger, les deux souverains s’étant alliés. Trois options sont examinées lors de ce conseil : transporter par bateau la troupe et débarquer à Larache pour prendre la ville, conduire la troupe le long de la côte sans perdre de vue la flotte, passer par l’intérieur des terres afin d’abréger le trajet et de rencontrer l’ennemi directement. Mais Sébastien souhaite partir au plus court, directement sur l’armée ennemie, prendre au besoin Alcácer-Quibir et ensuite se rabattre sur Larache.

Après ce franchissement, fait le 3 août, l’armée se trouve dans une position très favorable, couverte par le Makhazin et les différents bras du Loukkos. Deux choix s’offrent à eux : traverser à son tour le Loukkos, en direction d’Alcácer-Quibir, où se trouve l’armée d’Abd al-Malik, ou se diriger sur le gué en direction de Larache. Abu Marwan Abd al-Malik, dans le but d’encercler la formation compacte portugaise, dispose son armée en large croissant. Malik, plus tard connu sous le nom d’Ahmed al-Mansour, et ses mille arquebusiers à cheval, épaulés par dix mille cavaliers-lanciers. Ces deux ailes s’articulaient autour du centre. En arrière-garde, Abu Marwan plaça le reste de sa cavalerie régulière, soit vingt mille lanciers, qu’il disposa en dix contingents de deux mille cavaliers et en ligne continue derrière la ligne d’infanterie. Une première offensive marocaine, repoussée, est suivie de près par une contre-offensive victorieuse des Portugais.

Les conséquences de cette défaite pour le Portugal sont considérables. Celle-ci sonne déjà le glas de son expansion outremer, l’empire colonial portugais n’ajoutant plus aucune contrée à ses colonies existantes alors, se contentant d’étendre ou de restreindre ces dernières. Le travail de deuil est donc amorcé par le récit de 1607 de l’auteur Hieronymo de Mendoça, Jornada de Africa. Le retour dans son pays du corps du roi Sébastien, qui se fait en plusieurs étapes et sur plusieurs années, rend également difficile l’introspection, et insinue de nombreux doutes quant à la véracité de cette mort, surtout dans le cadre de sa difficile succession, puis de l’ingérence espagnole. Arzila est portugaise entre 1471 et 1550, et à nouveau entre 1577 et 1589. Les autres récits sont de témoins d’autres nationalités ou dont l’identité est douteuse. Tableau religieux,politique, littéraire, scientifique et anecdotique, présentant un extrait des annales de toutes les nations et de tous les siècles, vol.

Anderson, The history of Portugal, Ed. De Montpleinchamp et de Robaulx de Soumoy 1870, p. Rebelo da Silva1864, tome 1, p. Barbosa Machado 1736-1751, Volume IV, livre 2, chapitre XI, p. Michel Abitbol, Histoire du Maroc, Paris, Perrin, 2009 , p.