FEMMES D’EXCEPTION EN BRETAGNE PDF

L’admission des femmes en franc-maçonnerie est progressive et très FEMMES D’EXCEPTION EN BRETAGNE PDF selon les époques et les pays. Si y accéder ne leur est pas strictement interdit, en revanche le statut des femmes en général à cette époque ne leur permet d’appartenir à des corporations que sous certaines conditions très spécifiques.


Pour la première fois, un livre s’aventure dans les pas de femmes au destin éblouissant. Toutes ont tracé leur sillon en Bretagne. Aujourd’hui oubliées, souvent méconnues, elles ont su s’imposer dans un monde masculin qui ne leur offrait guère de place. Leur parcours laisse sans voix : Marie-Victoire de Lambilly, à cause d’un amour dévorant, deviendra la première avocate de France. Rose Héré, petite domestique qui ne savait pas nager, sauvera un équipage de marins naufragés. Marie-Angélique Duchemin, sans expérience militaire, vaincra un régiment enragé d’Anglais. Captivantes, enlevées, ces histoires brossent des vies empreintes de courage et de ténacité. Anita Conti, première océanographe française, sera une célèbre pionnière de la défense des océans. Louise de Penancoët aura une destinée d’agent secret et d’aventurière hors du commun. Quant à Joséphine Pencalet, malgré les obstacles dressés sur sa route, elle deviendra une élue de la République… alors que les femmes n’ont pas encore le droit de vote ! Vingt récits passionnants ; vingt femmes de notre région dont la vie est à peine croyable tant elle est époustouflante…

Dans la franc-maçonnerie spéculative, la première femme initiée aurait été Elisabeth Aldworth, reçue en Irlande vers 1712 dans des circonstances tout à fait inhabituelles. Grande Loge unie d’Angleterre, cette dernière ne conteste plus la qualité de franc-maçonne des femmes initiées au sein de certaines obédiences mixtes anglaises ou de par le monde. Gravure en couleur d’une initiation féminine. Sabina von Steinbach sculptant La Synagogue, par Moritz von Schwind. Les femmes de l’Europe médiévale et de la Renaissance sont légalement soumises à leur père, puis à leur mari après le mariage. C’est habituellement la veuve d’un commerçant, qui est autorisée à continuer les affaires de son mari après sa mort et souvent établie dans les droits et les privilèges de son syndicat ou de sa corporation. Plus rarement, les femmes célibataires réussissent dans le métier de leur père.

Il est attesté toutefois, même si ce phénomène reste rare, que quelques femmes accèdent à la maîtrise dans différentes corporations avant l’apparition de la franc-maçonnerie spéculative. En Angleterre, des indices de participation féminine apparaissent dans le Manuscrit Regius entre 1390 et 1425, ainsi que dans les registres de la guilde de la cathédrale d’York en 1408. Les femmes occupent des postes administratifs dans la London Mason’s Company et en tant que telles, bénéficient de l’appartenance à celle-ci. Elisabeth Aldworth, leur présence dans les loges maçonniques reste anecdotique.

Elisabeth Aldworth, première femme initiée en franc-maçonnerie, est une jeune aristocrate irlandaise née en 1693. Vers 1712, alors que Lord Doneraile, son frère, est vénérable, cette loge organise ses tenues dans l’enceinte du domicile familial. La jeune femme, présente dans une bibliothèque attenante au lieu de réunion, assiste à une tenue maçonnique grâce à un trou pratiqué dans un mur en travaux. Au-delà de quelques femmes faisant généralement partie de la noblesse et ayant eu accès sous des formes diverses à une loge, il n’existe guère de précédent d’initiation de femmes à cette époque. La raison principale en est que les femmes sont alors considérées comme légalement mineures, donc non libres de l’autorité de leurs pères ou maris. En 1756, la Grande Loge des anciens, rivale récente de la première Grande Loge d’Angleterre, promulgue, sous la plume de son secrétaire général Laurence Dermott, ses propres constitutions sous le titre d’Ahiman Rezon.

Ne produise l’oubli de la fraternité. Portrait en couleur d’un princesse allemande. France et dans quelques pays d’Europe, l’existence de multiples associations aristocratiques mixtes qui participent à la vie culturelle et festive du siècle des Lumières est largement attestée par la documentation historique. Frédéric II, sous la présidence de sa sœur, Wilhelmine de Bayreuth. 21 mars 1775 et installée le 9 mai par le 1er grand maître du Grand Orient de France, le prince Louis-Philippe d’Orléans.