Géographie générale physique, politique et économique PDF

La géographie politique est l’étude de la relation entre l’espace et le pouvoir, notamment les processus de géographie générale physique, politique et économique PDF des espaces par le pouvoir. Carte de la Perse en 1814 par le géographe anglais Thompson.


La géographie politique est une sous-discipline parmi d’autres de la géographie humaine. Mais la difficulté de définir l’objet et le champ de la géographie politique subsiste encore actuellement et fait l’objet de débats parmi les chercheurs. II n’a pas été sans inconvénients pour la géographie politique de s’être développée antérieurement aux autres branches de la géographie. Elle se ressent des tâtonnements par lesquels elle a passé. La distinction entre géographie politique, géopolitique et géostratégie n’est pas évidente, et est sujette à débat voire à controverse entre les différents auteurs. Nord de l’Europe comme l’allemand Friedrich Ratzel et le suédois Rudolf Kjellén. D’autres distinctions ont été proposées et ce champ épistémologique est loin d’être clos.

Certains pensent aussi que la géographie politique peut être considérée comme une sous-discipline de la géopolitique. Nous devons constater que la géopolitique allemande renonce délibérément à tout esprit scientifique. La géographie politique c’est considérer l’espace en tant que cadre ː l’espace politique est formé d’une juxtaposition de territoires et la géographie politique peut être considérée comme la description géographique du cadre politique, à n’importe quelle échelle, ce cadre étant formé de territoires, de lignes et de pôles. La géopolitique c’est l’espace en tant qu’enjeu ː la géopolitique est la description des rivalités dont le territoire est l’enjeu.

L’analyse géopolitique inclut la description des dynamiques territoriales, des acteurs géopolitiques, de leurs représentations territoriales et de leurs modes opératoires ainsi que des enjeux qui les motivent. La géostratégie c’est l’espace en tant que théâtre ː le lieu de la confrontation de forces armées. C’est toujours un enjeu, mais la confrontation entre les acteurs, se développe avec des moyens militaires. La géographie politique trouve ses fondements dans les réflexions des relations entre le sol et l’État. Avant Ratzel, l’étude de la géographie politique n’avait jamais formé une discipline systématique.

Elle avait souvent retenu l’attention de quelques grands esprits, curieux d’expliquer les États, ces grands faits de l’histoire. Comte de Montesquieu par exemple, ont poussé plus en avant cette théorie. La géographie n’échappe pas à ces avancées, notamment avec les travaux d’Alexander von Humboldt. Ayant commencé par voyager et publier des comptes-rendus de voyages, il enseigne ensuite la géographie à l’université de Leipzig. L’apport de Ratzel a la géographie politique est majeur. Il cherche à grouper des faits et à dégager des lois, afin de mettre à la disposition de la géographie politique un fond d’idées sur lequel elle puisse vivre.

Dans ce travail, Ratzel établit une distinction entre les peuples primitifs, ou Naturvölker, et les peuples plus évolués, ou Kulturvölker. Il soulignait que ces derniers possèdent en propre une forme d’organisation essentielle : l’État. Son approche révolutionne la géographie, car il relie l’Homme et la Terre par une vision systématique, avec l’idée que l’objectif de la géographie consiste à mettre en rapport la diversité des sociétés humaines pour lui faire correspondre une diversité égale de milieux naturels. Dans cette optique, l’emploi du mot géographie s’applique aux caractéristiques physiques. De ce point de vue, les facteurs géographiques sont donc exclusivement les conditions naturelles mais Ratzel qui éprouve la nécessité de créer un nouveau terme pour qualifier sa spécialité – il parle d’anthropogéographie – dépasse l’ancienne acception du concept dans ses travaux. Paul Vidal de la Blache, La Géographie politique, à propos des écrits de M.

Pour la guerre, Ratzel analyse l’évolution entre le simple anéantissement de l’ennemi par les peuples « primitifs », puis la prise de conscience de l’exploitation du sol qui devient une « lutte pour le sol ». Son approche est souvent qualifiée « d’idiographique » car découlant d’une observation, sans doute magistrale mais unique, cette approche empêche une évolution « nomothétique » de la discipline qui serait le fruit d’une expérimentation permettant de dégager des lois ou des démonstrations scientifiques. Il a notamment publié en 1910 un article visionnaire sur  les Régions françaises , et a proposé un découpage de la France en régions organisées par une métropole. Les réalités économiques du monde moderne, avec la concurrence mondiale et le rétrécissement de la Terre imputables à une circulation accélérée, lui font pressentir que des modes d’organisation moins centralisés et moins étatiques doivent être promus. Après avoir pris naissance en Allemagne elle trouve aujourd’hui sa plus grande expansion chez les écoles anglo-saxonnes si bien qu’on a pu dire parfois que la géographie politique contemporaine était un domaine monopolisé par les géographes de langue anglaise.