Habiter le patrimoine : Enjeux, approches, vécu PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche La géographie sociale est une branche de la géographie qui étudie les rapports entre les espaces et les sociétés. L’objectif est d’appréhender l’organisation des habiter le patrimoine : Enjeux, approches, vécu PDF et d’apporter une prise de conscience aux problèmes sociaux.


Comment les sociétés contemporaines  » habitent-elles  » les lieux, les sites, les monuments qu’elles constituent en patrimoine ? Comment investissent-elles le cadre matériel auquel elles attribuent une valeur patrimoniale et dans lequel elles sont, tout de même, appelées à évoluer, à circuler, à travailler, à construire, à consommer et à produire ? Autre question : que peuvent nous apprendre les modalités avec lesquelles les groupes sociaux réinvestissent les lieux patrimoniaux sur les rapports que ceux-ci entretiennent avec l’espace ? C’est à ces questions que cherchent à répondre les textes de trente-sept auteurs (des géographes, des sociologues, des historiens, des ethnologues) réunis dans cet ouvrage. Habiter le patrimoine explore ainsi la multitude des rapports que l’Homme tisse avec ses spatialités patrimoniales, les expressions de l’habiter, les pratiques qui s’y attachent, les contraintes qui y sont liées, les conflits générés ou le potentiel qui s’en dégage… dans le contexte de la société du début du XIXe siècle.

La géographie culturelle : un courant américain ? On considère aujourd’hui l’épistémologie comme  une étude critique des sciences . Cette réflexion épistémologique a tardé à venir en géographie et est la réponse à une crise disciplinaire. 1960, les géographes font le constat que la nouvelle géographie ne résout pas les problèmes de la société.

Les géographes veulent alors fonder une géographie capable de penser les problèmes de la société et de construire des outils pour les résoudre. Ces géographies sont à la fois sociales et critiques. La géographie sociale considère que la société est productrice d’espace. On assiste ensuite, au début des années 1980, à un renouveau de la géographie sociale. Ils définissent l’inégalité sociale comme une inégalité spatiale. L’objectif de la géographie sociale est de fonder une géographie de l’action, ouverte sur la société et sur les grandes questions sociales qui impliquent l’espace géographique. Plusieurs géographes ont avancé l’idée d’une inutilité d’une géographie sociale se distinguant de la géographie tout court.

Michel Lussault qui considèrent que le spatial rend déjà très bien compte du social, qu’il n’y a pas de spatial sans social. La géographie sociale est une notion plus récente. Elle apparaît en 1982 pour la première fois avec la tenue à Lyon d’un colloque dont les actes ont été publiés sous la direction de D. La géographie culturelle est marquée par le nom de Paul Claval. Elle est officiellement fondé en 1992 avec la parution de la revue Géographie et Cultures.

La géographie sociale est marquée par des géographes de gauche et marxistes comme Pierre Georges ou Robert Hérin. L’espace est la traduction des rapports de production d’une société. La géographie doit avoir un regard critique et responsable vis-à-vis des inégalités sociales et elle doit traiter les différences et les disparités. La géographie culturelle considère l’espace comme une traduction liée aux faits des systèmes de valeur, des idéologies et des langages symboliques. En tenant compte de l’évolution des approches de l’espace vécu, cette idée cherche à donner à la géographie sociale un nouveau fondement.