Léon Bloy, ou, Le pont sur l’abîme PDF

Connu pour son roman Le Désespéré, largement inspiré de sa relation avec Anne-Marie Roulé, il est aussi un polémiste célèbre. Léon Henri Marie Bloy est léon Bloy, ou, Le pont sur l’abîme PDF fils de Jean-Baptiste Bloy, fonctionnaire aux Ponts et Chaussées et franc-maçon, et d’Anne-Marie Carreau, une ardente catholique. Ses études au lycée de Périgueux sont médiocres : retiré de l’établissement en classe de quatrième, il continue sa formation sous la direction de son père, qui l’oriente vers l’architecture.


Bloy commence à rédiger un journal intime, s’essaie à la littérature en composant une tragédie, Lucrèce, et s’éloigne de la religion. En décembre 1868, il fait la connaissance de Jules Barbey d’Aurevilly, qui habite en face de chez lui, rue Rousselet. C’est l’occasion pour lui d’une profonde conversion intellectuelle, qui le ramène à la religion catholique, et le rapproche des courants traditionalistes. En 1870, il est incorporé dans le régiment des  Mobiles de la Dordogne , prend part aux opérations de l’Armée de la Loire et se fait remarquer par sa bravoure.

Démobilisé, il rentre à Périgueux en avril 1871. Sa participation à la guerre lui inspirera, en 1893, Sueur de sang. Il retourne à Paris en 1873 où, sur la recommandation de Barbey d’Aurevilly, il entre à L’Univers, le grand quotidien catholique dirigé par Louis Veuillot. En 1875, il tente sans succès de faire publier son premier texte, La Méduse Astruc, en hommage à son protecteur, puis, sans plus de réussite, La Chevalière de la mort, étude poético-mystique sur Marie-Antoinette.

Sa vie bascule à nouveau en 1877. Anne-Marie Roulé, prostituée occasionnelle, qu’il recueille, et convertit, en 1878. C’est dans ce contexte passablement exalté que Bloy rencontre l’abbé Tardif de Moidrey, qui l’initie à l’exégèse symbolique durant un séjour à La Salette, avant de mourir brusquement. De fait, c’est en février 1884 qu’il publie son premier ouvrage, Le Révélateur du Globe.