L’altermondialisme en France : La longue histoire d’une nouvelle cause PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Sauter l’altermondialisme en France : La longue histoire d’une nouvelle cause PDF la navigation Sauter à la recherche La notion d’Époque contemporaine est différente selon les pays. Selon les historiens français, la période contemporaine commence sur le plan politique, en France, avec les conséquences de la Révolution française voire avec le premier Empire français. Ainsi, en 1880, le Royaume-Uni assure à lui seul les deux tiers de la production industrielle mondiale.


Le rapide développement de la cause altermondialiste en France peut surprendre. Alors que la plupart des commentateurs évoquaient depuis la fin des années 1980 la crise du militantisme et le déclin de l’engagement, une association comme ATTAC, créée en 1998, est parvenue en quelques mois à rassembler plus de 30 000 adhérents. Et la présence française est massive dans les contre-sommets et les forums sociaux. Des milliers de jeunes, et moins jeunes, franchissent des centaines de kilomètres pour débattre avec d’austères experts de la dette du tiers-monde, du contrôle des institutions financières internationales ou des effets des politiques industrielles des pays développés sur l’environnement. Mais d’où vient une telle mobilisation ? Le roman des origines de l’altermondialisme raconte qu’il serait né avec les manifestations de Seattle contre l’OMC en 1999. En fait, le mouvement s’est construit à partir de traditions militantes qui ont trouvé à se reconvertir dans ce nouveau combat : la critique marxiste du capitalisme, les luttes contre la dette du tiers-monde, la gauche post-soixante-huitarde, l’anarchisme qui connaît une seconde jeunesse avec les  » groupes d’affinités « , mais aussi le catholicisme social et le militantisme chrétien, très tôt tournés vers la solidarité internationale, les mobilisations paysannes, le syndicalisme ouvrier et les médias critiques et alternatifs. Cet ouvrage s’interroge ensuite sur le rôle essentiel qu’ont joué des événements et des acteurs tout à fait particuliers : l’évolution du syndicalisme et du monde associatif – mouvements des  » sans « , coordinations et dissidences syndicales – ; les grèves de 1995 contre le Plan Juppé, ou les campagnes contre l’AMI en 1998 ; des personnalités tel que José Bové et, enfin, des médiateurs et des réseaux comme ceux du Monde diplomatique. Ce tableau, qui replace l’altermondialisme français aux côtés des cas italien, espagnol et américain, montre comment les idées, les savoir-faire et les militants passent les frontières, et comment le  » local  » s’articule étroitement avec le  » global « .

Il est bientôt rejoint par les autres nations européennes : c’est la naissance des sociétés industrielles modernes. Néanmoins, la rivalité entre ces nations n’est pas finie : concernant la France et le Royaume-Uni, elle se poursuit à travers l’aventure coloniale. Britanniques sont maîtres de la majeure partie de l’Asie, notamment de l’Inde, et du Proche-Orient. C’est à cette période que le monde entier s’ européanise , contre son gré, pour près d’un siècle : ainsi en va-t-il de la Côte d’Ivoire, achetée quelques barils de poudre et dizaines de fusils sous Louis-Philippe. Quel contraste alors avec le Japon, qui s’ouvre au monde occidental dès 1868 et devient une puissance importante, victorieux sur mer contre la Russie tsariste en 1905.

Aux inégalités de l’Ancien Régime succèdent de nouvelles, fondées sur le capital. Les changements économiques, surtout, ont amené des couches sociales urbaines prospères à vouloir participer au pouvoir. L’ouverture politique vers le peuple est quant à elle longue à venir : c’est, en France, l’histoire de la conquête du suffrage universel. De nouvelles idées, également, portent les espoirs ou les frustrations des populations. Les progrès techniques nourrissent les conflits et s’accélèrent avec eux : l’armement moderne s’appuie sur les chars et bientôt, sur la domination du ciel. Les premières armes chimiques, employées par les États majors français et allemand en 1914-1918 sont les gaz. La Première Guerre mondiale est un conflit qui opposera principalement la France et l’Allemagne.

On surnomma cette 1re Guerre mondiale  La grande guerre  ou  La der des ders . Ce conflit armé mobilisa plus de 60 millions de soldats et fit entre 10 et 15 millions de victimes. En Europe, les idéologies extrémistes gagnent du terrain dans plusieurs pays. Le dictateur fasciste italien Benito Mussolini accède au pouvoir en 1922. En Allemagne, Adolf Hitler est nommé chancelier en 1933. La crise économique de 1929 affecte le monde entier. En 1939, la coalition franco-britannique, opposée aux ambitions d’Hitler, affronte l’Allemagne Nazie dans une guerre qui s’étend bientôt.

Entre 50 et 70 millions de personnes meurent dans ce conflit. Parallèlement, l’Europe occidentale, sous la protection des Américano-britanniques, innove avec la première tentative politique de rapprochement entre des États rivaux pour asseoir la paix. La découverte de la tentative du génocide du peuple juif par les nazis provoque un courant de sympathie pour la cause sioniste. L’État d’Israël est créé mais le partage de la Palestine de 1947, duquel il découle, est refusé par la population arabe. Au sein de la Ligue arabe se constitue l’OPEP, usant de l’arme pétrolière pour faire céder l’Occident et notamment responsable de la crise économique de 73 à la suite de l’embargo des exportations envers les puissances alliées à Israël. La tour Gehry de Hanovre illustre l’architecture contemporaine.

Les difficultés économiques ont aggravé les déséquilibres entre les pays industrialisés et les autres, puis au sein des pays industrialisés eux-mêmes. La globalisation économique et culturelle suscite des résistances et a ses laissés pour compte. En Europe et sur le plan national, la désaffection des pouvoirs politiques dans les démocraties occidentales provoque un recul des partis traditionnels du centre-gauche ou du centre-droit au profit des extrêmes ou des gouvernements populistes. La prédominance des États-Unis, seule superpuissance sur la scène internationale après la disparition de l’Union soviétique, est contestée, au moins nominalement, par les déclarations en faveur d’un monde multipolaire plutôt que unipolaire. D’un point de vue historique, et dans une certaine mesure comme pour l’époque précédente, la période contemporaine implique une surabondance de sources, notamment économiques, statistiques et démographiques.