L’Elysée PDF

Ne suis-je pas une femme ? Le date pourri de L’Elysée PDF : « Une nana déboule. Le Nouvel Observateur – Les marques, ou contenus du site nouvelobs.


L’œil en coulisses et l’oreille derrière la porte, Patrice Duhamel et Jacques Santamaria invitent à un voyage dans la grande et petite histoire du Palais de l’Elysée : un dictionnaire drôle et sérieux, truffé d’informations et d’anecdotes.

Il se passe toujours quelque chose à l’Élysée. L’œil en coulisses, Patrice Duhamel et Jacques Santamaria invitent à un voyage dans la grande et la petite histoire du palais. Un abécédaire drôle et sérieux, truffé d’informations et d’anecdotes, indispensable à ceux qui, à titres divers, rêvent de ce lieu prestigieux mais ne savent pas qu’un président
sur deux n’a pas terminé son mandat… Ce livre sera aussi utile à tous les citoyens qui se demandent pourquoi Félix Faure exigeait que sa femme marche à deux pas derrière lui ; ce qui provoqua la décision d’Émile Loubet de faire tirer à la carabine dans le parc ; en quelles circonstances le général de Gaulle abrégea sèchement un Conseil des ministres ; quels travaux Georges Pompidou fit entreprendre au sous-sol du jardin d’hiver ; en quelle occasion Valéry Giscard d’Estaing constata qu’on avait dérobé des pièces
de robinetterie ; à quoi François Mitterrand consacra sa soirée du 29 mars 1993; devant qui Jacques Chirac poussa un coup de gueule à faire trembler les murs du palais ; quel interlocuteur Nicolas Sarkozy bombarda d’appels un soir d’avril 2011 ; et ce qui décida Carla Bruni-Sarkozy à recevoir ses invités un verre de bière à la main…


Patrice Duhamel a suivi de près toutes les campagnes présidentielles depuis 1974, comme journaliste politique puis patron de différents médias. Directeur général de France Télévisions de 2005 à 2010 aux côtés de Patrick de Carolis, il a publié, avec son frère, Alain Duhamel, et Renaud Revel
Cartes sur table (Plon, 2010).
Réalisateur et scénariste, Jacques Santamaria a signé plusieurs épisodes de la collection à succès
Chez Maupassant et adapté pour la télévision Georges Simenon et Patrick Modiano. L’exercice du pouvoir est au cœur de deux de ses films, La Reine et le Cardinal et Louis XI, le pouvoir fracassé.

La cellule antiterroriste de l’Élysée dirigée par Christian Prouteau est créée par François Mitterrand en 1982. Comme la presse l’a rapporté, ce ne furent pas les premières écoutes téléphoniques effectuées par les services de la République. Toute écoute téléphonique n’est cependant pas illégale. Le propre, toutefois, des écoutes de l’Élysée, est qu’elles ne concernent pas le service de l’État, mais des demandes personnelles de F. Mitterrand pour protéger des révélations au sujet de sa fille naturelle, formulées et matérialisées par la cellule de gendarmerie de l’Élysée. La cellule antiterroriste de l’Élysée a été dissoute en 1988. Mitterrand sur les écoutes de l’Élysée, ce qui offusque le président.

Lorsque les journalistes abordent la légion d’honneur de Christian Prouteau, Mitterrand fait interrompre l’interview et reproche  un tel degré de vilenie . Il a fallu près de vingt ans pour que l’affaire soit jugée. Cela est dû en premier lieu au fait que les révélations, en grande partie anonymes, ont été tardives. Ensuite, le juge instructeur, Jean-Paul Vallat s’est heurté pendant longtemps au secret défense. Le procès de l’affaire s’est ouvert le 15 novembre 2004 devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Les douze personnes ci-dessous ont été inculpées. Dominique Mangin, commissaire de police, ancien de la DST. Gilles Ménage, ancien directeur du cabinet de François Mitterrand, responsable de la cellule antiterroriste jusqu’en 1983 et qui fait l’interface entre elle et le président de la République. Michel Delebarre, ancien directeur du cabinet de Pierre Mauroy, ancien ministre.

Louis Schweitzer, son successeur auprès de Laurent Fabius, PDG de Renault jusqu’au 29 avril 2005. Les onze premiers sont poursuivis pour atteinte à la vie privée, et le dernier, qui est également partie civile, ayant lui-même fait l’objet d’écoutes, pour recel de fichiers informatiques. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Les personnalités écoutées sont très diverses, certaines très connues, d’autres inconnues. Deux d’entre elles furent au cœur des débats : le journaliste Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du quotidien Le Monde, et Jean-Edern Hallier, écrivain, décédé en 1997.

Douze ans après l’ouverture de l’enquête judiciaire, le Tribunal correctionnel de Paris, dans son jugement du 9 novembre 2005, a exposé les motivations de sa décision judiciaire. Selon le tribunal, François Mitterrand a été  l’inspirateur et le décideur de l’essentiel . Le tribunal néanmoins souligna que les autres écoutes administratives réalisées par les services secrets et la police n’avaient pas plus de cadre légal que celles de la cellule antiterroriste. Paul Barril, condamné pour le recel des données secrètes de la cellule à six mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Pierre-Yves Guézou meurt pendu à son domicile en 1994, avant qu’il ne passe en jugement. Par ailleurs, le tribunal déclara que les fautes n’étaient pas  détachables du service de l’État .

Cour de Strasbourg réputée être très attentive à la liberté de l’information. François-Bernard Huyghe, Les écoutes téléphoniques, Presses Universitaires de France, 2009, p. Claude Angeli, Pierre-Edouard Deldique, Stéphanie Mesnier, Les plaisirs du journalisme, Fayard, 2017, p. Anne Chaussebourg, Thomas Ferenczi, Élections législatives de mars 1993, Le Monde, 1993, p. L’interview est diffusée le 4 avril 1993. François Mitterrand, que reste-t-il de nos amours ?