L’Europe des lettres : Réseaux épistolaires et construction de l’espace européen PDF

Cantine de l’université d’État de Iekaterinbourg, Russie. La cantine concerne toutes les classes d’âge l’Europe des lettres : Réseaux épistolaires et construction de l’espace européen PDF se retrouve sur tous les continents.


Le XVIIIe et le XIXe siècles se disputent le titre de « siècle de l’épistolaire ». Véritable plaque tournante de la communication, les échanges épistolaires ébauchent, au cours du long XIXe siècle (1789-1914), la mise en réseau de l’espace européen. Quelques grands noms de la culture européenne, de Goethe à Madame de Staël, en passant par Stefan Zweig et Romain Rolland, prennent leur place dans cette histoire, comme autant de bornes dans les réseaux qui couvrent l’Europe post-révolutionnaire, à l’heure de la première mondialisation.

Se fondant sur une documentation considérable, Marie-Claire Hoock-Demarle suit la naissance, l’essor et la crise d’un modèle intégrateur, où l’esprit national se concilie avec l’appartenance à un monde commun, transcendant différences de langues et de religions, conflits politiques et tensions économiques. Elle met en évidence la part de vie que l’écriture de la lettre inventa et préserve jusqu’à nos jours.
Le lecteur découvrira des textes superbes et peu connus ainsi qu’une galerie exceptionnelle de personnages féminins peu ordinaires, car l’Europe des lettres est en bonne partie celle des épistolières, qui jouissent dans l’organisation des correspondances d’une prééminence que la vie politique leur dénie.

Elle a un impact social important en termes de santé, d’éducation, de fonctionnement des armées, prisons, entreprises et écoles. Elle découle de choix personnels, politiques et économiques. Coffret en bois, couvercle relevé, dans lequel sont rangés des flacons en verre. Par extension le terme s’applique à la malle contenant les effets personnels des officiers en déplacement. Fer battu et étamé, 40 cm de hauteur. L’utilisation d’un tel mobilier est cependant plus ancienne.

Durant tout le Moyen Âge, nobles et marchands, très souvent sur les grands chemins, transportaient avec eux les ustensiles nécessaires à la vie matérielle — et notamment couteaux, petite vaisselle de table, coupes, épices, cordiaux dans de petits flacons. La cantine ne constitue qu’une partie de la restauration collective qui sert des repas hors du domicile. La cantine offre une nourriture qui peut être très simple comme fort élaborée. Le long des murs rythmés par des colonnades, d’une longue et haute salle, chichement éclairée par deux hautes baies deux rangées de tablées et bancs se font face. Au fond, sous une grande croix, se trouve placée perpendiculairement la table réservée aux supérieurs. Cependant la pratique d’une restauration collective est bien antérieure.

Le repas se prend sur de grandes tablées de 16 à 25 places, et le silence est la règle. Frères des Écoles chrétiennes offre le couvert pour l’instruction primaire. Des étudiants mangent, attablés à trois rangées parallèles de tables dans une salle lambrissée, au superbe plafond en bois vouté peint, décorée de tableaux anciens, éclairée par de fenêtres à vitraux et par trois immenses lustres. Dans les années 1880, les casernes militaires intègrent progressivement des réfectoires. Ceux-ci demeurent en revanche encore rares dans les prisons.