L’Europe du patronat: De la guerre froide aux années soixante : actes du colloque de Louvain-la-Neuve des 10 et 11 mai 1990 PDF

Cet article est une ébauche concernant un homme politique français. François Lehideux, né le l’Europe du patronat: De la guerre froide aux années soixante : actes du colloque de Louvain-la-Neuve des 10 et 11 mai 1990 PDF janvier 1904 à Paris et mort le 21 juin 1998 dans la même ville, est un industriel et homme politique français. Jacques Lehideux, banquier et administrateur de sociétés.


Sa mère est Suzanne Simon-Lorière, issue d’une famille possédant les Ets Marinoni, qui fabriquent des pièces d’imprimerie et dont Jacques Lehideux est administrateur en 1919 puis président en 1923. Fils d’un père  profondément catholique , François Lehideux est élève dans l’enseignement privé, au collège Sainte-Marie-de-Monceau. Il entre en 1921 à l’École libre des sciences politiques et en sort diplômé en 1924. Il suit aussi parallèlement des études de lettres et de droit. Louis Renault lui confie progressivement davantage de responsabilités. Lehideux aurait été spécialement chargé de la lutte anti syndicale et anti communiste.

Redressement français issu de la droite française des années 1930. Billancourt en 1930 à la demande de son oncle par alliance, comme il l’affirma sa vie durant, mais sur ses propres instances. Il ne fut pas davantage le patron social et réformateur qu’il prétendit être. François Lehideux réussit de fait à faire condamner son oncle par alliance par l’opprobre public. A la suite de quoi, Lehideux lance une campagne de discrédit contre Louis Renault.

Avec Pierre Pucheu et Jean Bichelonne, il est l’un des membres du groupe de technocrates du gouvernement Darlan, partisans d’une rationalisation de l’économie française. Avec eux et Jacques Barnaud, d’aucuns l’ont accusé d’être un  synarque , membre de la supposée synarchie. Ses vues sont en phase avec les thèses du mouvement du Redressement français développées par une partie de l’extrême-droite française, dont il était proche. Il est décoré de la Francisque. Caricature de François Lehideux, publiée dans le journal L’Humanité, 16 septembre 1944.

Libération, Lehideux est arrêté, le 28 août 1944, inculpé deux jours plus tard d’intelligence avec l’ennemi, emprisonné à la prison de la Santé, puis à Fresnes, le 16 septembre. Mais il a des velléités d’indépendance vis-à-vis du siège de Ford. Il fait notamment développer en secret sans en avertir les dirigeants de la firme deux coupés de luxe à moteur V8 dessinés par Stabilimenti Farina et fabriqués chez Facel Métallon : la Ford Comète et la Ford Monte Carlo. Leur positionnement est à l’opposé du cahier des charges fixé par Dearborn.

Lehideux semble organiser des  déjeuners  à Paris. Georges Pompidou cite ainsi un  déjeuner Lehideux  auquel il participe en janvier 1952. Convention européenne des droits de l’homme. Jean Garrigues confond l’oncle et le neveu dans Les patrons et la politique: 150 ans de liaisons dangereuses, Perrin, 2011: ce n’est pas François Lehideux qui est administrateur du Crédit lyonnais, mais son oncle Roger, depuis 1920. Les villes du Massif central, Université de Saint-Étienne, 1971, p.

La société Pétro-Fouga est constituée en 1958 pour la reprise de l’usine de Béziers des établissements Fouga et Cie. Lehideux est convié à une réception à l’Élysée avec les autres membres du Conseil économique et social en décembre 1960, et avec des grands noms du patronat privé, de l’acier, de la banque, de la chimie, de l’automobile, du textile, etc. Emmanuel de Vitry, Paul-Cavallier de Pont-à-Mousson, le baron Petiet, François et Jean-Pierre Peugeot, François Michelin, Raoul de Vitry, Marcel Boussac, Jean Prouvost, Charles Gillet, etc. Le CEPES est un organisme de réflexion transnational proeuropéen, néolibéral et atlantiste, présidé par l’Italien Vittorio Valletta, président de FIAT, et fondé sous les auspices de la fondation Ford et d’une organisation patronale américaine, le CED.