L’hôpital en restructuration : Regards croisés sur la France et le Québec PDF

Professeur d’université, il est vice-président de la Commission européenne, chargé de l’Économie et des Finances, de 1967 à 1973. Politiquement classé au centre droit, Raymond Barre est un des rares hommes politiques français l’hôpital en restructuration : Regards croisés sur la France et le Québec PDF à avoir occupé d’aussi hautes fonctions sans jamais avoir été membre d’un parti politique. La villa Déramond-Barre, la maison natale de Raymond Barre à Saint-Denis de La Réunion.


Les besoins de la population en matière de soins de santé et les pratiques cliniques évoluent dans un contexte hospitalier que d’aucuns jugent en pleine restructuration. Au cœur de toutes les grandes réformes politiques, en France comme au Québec, la réorganisation du système de santé est annoncée partout comme la priorité qui devrait permettre de résoudre tous les maux. Pourtant, si cette volonté politique de changement est clairement affichée, il reste que les stratégies de mise en œuvre sont souvent mal accueillies par les médecins et le personnel soignant qui doivent composer au quotidien avec un manque flagrant de ressources. Dans cet ouvrage, les restructurations ne sont pas considérées comme une simple solution miraculeuse apportée par les gestionnaires ou une réponse rationnelle imposée par les exigences de la pratique clinique. En présentant le paysage institutionnel de la France et du Québec, les auteurs adoptent résolument une approche qui enrichit notre compréhension des changements structurels. Les transformations y sont analysées sur le plan national et celui des dynamiques locales, pointant les singularités et les problèmes spécifiques de ressources, les initiatives individuelles et collectives, les logiques professionnelles qui déterminent le déclenchement et les trajectoires de restructuration. Avec cette réflexion rigoureuse et approfondie sur le dispositif hospitalier, une nouvelle étape est franchie qui permet l’émergence de nouveaux modèles pour penser les restructurations.

René Barre est finalement acquitté, mais les Déramond ne peuvent tolérer que leur honneur et leur réputation aient été salis. Il entre d’ailleurs à la faculté de droit de La Réunion au sortir du lycée. Il est nommé professeur à la faculté de droit et de sciences économiques de Caen, mais ne rejoint pas son poste immédiatement et, pendant quatre années, effectue des missions à l’Institut des hautes études de Tunis. Il devient ensuite professeur d’économie à l’Institut d’études politiques de Paris, à la faculté de droit et de sciences économiques de Paris, ainsi qu’à l’École centrale Paris. Son mandat a été marqué par son action en faveur de l’union économique et monétaire entre les six États membres de la Communauté économique européenne.

Au Sommet de La Haye, les gouvernements des six États membres de la CEE se donnent pour objectif l’Union économique et monétaire : le plan Barre sert alors de travail préparatoire. Raymond Barre à Washington en 1977. Il est d’ailleurs aussi nommé ministre de l’Économie et des Finances, fonction qu’il occupe jusqu’en mars 1978. C’est la première fois que, sous la Ve République, un chef de gouvernement exerce en même temps une autre fonction ministérielle. Son plan de restructuration de la sidérurgie en 1979, consistant à quasi-nationaliser les usines concernées, sauvegarde une industrie sidérurgique en France qui donnera plus tard naissance au groupe Arcelor.

Ce plan implique la suppression de plusieurs dizaines de milliers d’emplois, et de violents mouvements de protestations en découlent. Il permet néanmoins de reconstruire un groupe plus moderne et créateur d’emplois. Par ailleurs, son passage à Matignon est marqué par la mort, en 1979, dans des circonstances qui donnent lieu à une importante polémique, du ministre du Travail, Robert Boulin. Raymond Barre annonce, après la victoire du candidat socialiste François Mitterrand à l’élection présidentielle, la démission de son gouvernement. Raymond Barre expédie les affaires courantes jusqu’à l’investiture de François Mitterrand à la présidence de la République, le 21 mai 1981, et à la nomination de son successeur à Matignon, Pierre Mauroy. Raymond Barre aux côtés de la mère Tessa Bielecki et du grand-rabbin Immanuel Jakobovits en 1989. Député du Rhône, il sera dès lors volontairement  apparenté  au groupe centriste et sera toujours réélu jusqu’en 2002.

Il reprend également à cette époque ses cours à Sciences Po. Jacques Chirac, il brigue le mandat de maire de Lyon contre Michel Noir aux élections municipales de 1995, et obtient en échange la promesse d’un G7 dans la ville. Son engagement financier le pousse à préférer des lignes de tramways aux projets de métro, et à réduire diverses activités au service des familles. Il lance l’idée de la refonte du quartier de la Confluence, qu’il souhaite confier à Ricardo Bofill, mais la complexité des expropriations et les règles des appels d’offre l’obligent à laisser ce projet à son successeur. Au plan culturel, il conduit la rénovation et la mise à la disposition des artistes des Subsistances, ex intendance militaire. Il fait également inscrire en 1998 le Vieux-Lyon au patrimoine de l’humanité, grâce à une action intensive menée par Régis Neyret. Au niveau de la COURLY, Raymond Barre instaura une politique d’attributions des vice-présidences aux divers groupes, en vue de plus larges consensus.