L’opinion, c’est combien ? Pour une économie de l’opinion PDF

Tu peux m’envoyer cet article payant par mail ? Le Nouvel Observateur – Les marques, ou contenus du site nouvelobs. Le l’opinion, c’est combien ? Pour une économie de l’opinion PDF défi des banques: restaurer la confiance. Ce n’est pas parce que tout le monde se congratule que c’est une bonne nouvelle.


Qu’il s’agisse de construction d’un aéroport, de l’accueil réservé aux nouvelles technologies (voir l’affaire des OGM) ou de la fermeture d’un site de production, les entreprises savent désormais qu’elles doivent compter avec les phénomènes d’opinion qui traversent la société et qui sont parfois largement relayés par les médias. Leur capacité à y répondre, voire à les anticiper, fait leur réputation. Et, entre cette notion qui s’est trouvée réactualisée récemment, et la valeur boursière de l’entreprise, le lien est de plus en plus étroit. D’où cette question devenue légitime : l’opinion, c’est combien ?

Le propos de Jean-Pierre Beaudoin ici est d’éclairer les mécanismes de formation de l’opinion et de montrer que le marché de l’opinion existe bel et bien. Ceci signifie par exemple que l’opinion a une valeur, ce que l’on peut constater à travers la question du développement durable et l’apparition d’agences de notation sociales. Ou encore, que le détournement qui est fait des marques peut conduire à de la production/destruction de valeur.

Une réflexion à l’usage des responsables de communication et des dirigeants, mais aussi de tous ceux qui s’intéressent à la comptabilisation des actifs intangibles.

L’association des banques suisses se réjouit d’un accord qui maintient le secret bancaire suisse et est conforme aux lois suisses . Le fait que le gouvernement suisse se réjouisse de cet accord qui lui évite un conflit de souveraineté avec les Etats-Unis admet que c’est un accord politique. On a réussi à sauver les activités de gestion de fortunes de l’UBS aux Etats-Unis. Le prix paye est proprement scandaleux. Mais il n’y a pas de quoi être fiers cependant.

On accepte que les Etats-Unis continuent à fouler le droit international privé et obtienne par chantage ce qu’il ne peut obtenir légalement. J’ai naïvement cru un moment que le gouvernement suisse allait jusqu’au bout refuser cette solution inique et proteger la confidentialité de ces informations. La plus grande banque de gestion d’actifs au monde livre les informations sur ses 4. 450 clients alors que, sur les premiers 150, l’IRS a commence des procédures visant à obtenir des peines de prison.

L’UBS a conseille ces clients, les a embarques dans ces mécanismes, et se lave les mains. Il ne manquait plus que cela a un secteur qui a manifestement abandonne ses clients pour défendre son seul intérêt dans bien d’autres domaines. C’est un accord politique, pragmatique et qui confirme que les Etats-Unis ont décidé de devenir le gendarme des pratiques économiques autour du monde. Le même jour, la SEC annonce une unité spéciale qui va analyser les infractions au Foreign Corrupt Practices Act des entreprises cotées aux Etats-Unis, entendez, les sociétés étrangères. Il s’agit de chasser le paiement de commissions occultes a des régimes corrompus, alors que c’est parfaitement légal en dehors des Etats-Unis. J’ai toujours condamne ici la fraude fiscale comme immorale et répréhensible. Mais ceci est un accord dont nous devrions admettre qu’il n’y a aucune raison d’ être fiers, même si, comme chacun, je reconnais qu’il est moins mauvais que la demande initiale des 52.

Seuls les avocats ont réussi a se faire payer des centaines de millions de commissions sur cette lamentable affaire dans laquelle les dirigeants de l’UBS ont entraîné le monde financier par pure cupidité. Les capitaux russes, asiatiques et arabes ne vont pas tarder a quitter la Suisse pour des cieux plus cléments. Rappelons-nous que l’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur est que qui veut faire l’ange fait la bête , comme le disait Blaise Pascal. Reste à savoir quand le gouvernement français décidera de faire de la répression vis-à-vis de nos parasites à nous. Concernant l’article de l’auteur, disons : Wasps hypocrites et faux culs, telle est la morale étatsunienne  . L’UBS a fait ses calculs de pertes et profits et décidé de vendre ses clients.