La Décroissance : Entropie, écologie, économie PDF

La Décroissance : Entropie, écologie, économie PDF toi y’en a profiter de la high tech, moi y’a en crever ! Vers la fin de la malédiction des ressources ? L’île Nauru illustre à merveille l’incommensurable connerie humaine. En une trentaine d’années, cette île qui regorgeait de phosphates a été littéralement pillée et détruite, pendant que l’on citait cette île en exemple, pour la raison que chacun de ses natifs roulait en Rolls-Royce !


Maintenant, les habitants sont obligés de les pousser ! La notion de ressources naturelles s’applique généralement aux ressources que l’homme utilise pour alimenter ses activités économiques, essentiellement agricoles et industrielles. Parmi ces ressources, on distingue les ressources non renouvelables. Les métaux, les minerais, les minéraux, les métalloïdes, les pierres précieuses, les combustibles fossiles, les matières fissibles, l’uranium, sont des ressources non renouvelables qui ont été mises en place au cours des temps géologiques et qui sont extraites jusqu’à épuisement des gisements.

Un deuxième type de ressources non renouvelables est constitué par les surfaces cultivables, les sols fertiles, les écosystèmes qu’ils supportent et la biodiversité qui les caractérise. La stérilisation des sols, leur érosion, la disparition d’un habitat, d’une biocénose ou plus simplement d’une espèce est une perte irrémédiable que ce soit à l’échelle locale, régionale, à l’échelle de l’écozone ou à celle de la planète. Souvent, on pense que ces ressources peuvent être consommées sans compter puisqu’elles se renouvelleraient. La question essentielle qui doit être posée est d’abord du cycle de renouvellement.

Ainsi, en ce qui concerne l’eau douce, son renouvellement est assuré par le cycle de l’eau, lequel apparaît court. Mais la question de l’eau est infiniment plus complexe. Ainsi la diminution rapide et très inquiétante des glaciers himalayens pourrait valoir rapidement de gros problèmes d’approvisionnement en eau aux millions de Pakistanais et d’Indien du Nord dont les ressources en eau sont liées à ces glaciers. On peut s’interroger de la même façon à propos des ressources dont on pensait qu’elles étaient  » renouvelables  » et qui constituent les stocks de poissons marins dont on dit maintenant que, faute de mise en place de quota de pêche, de période de surveillance des stocks, etc. L’épuisement des ressources naturelles, renouvelables ou pas, est sûrement la question la plus préoccupante à laquelle l’humanité aura à répondre sûrement plus rapidement qu’elle ne le pense. Elle aurait dû s’inquiéter de cette situation depuis déjà longtemps, mais l’incurie politique, particulièrement des pays riches et développés, a surtout été la règle.