La déportation dans la Loire 1940-1944 : Le Mémorial des Déportés PDF

Simone La déportation dans la Loire 1940-1944 : Le Mémorial des Déportés PDF, une résistante, près de Chartres, en août 1944. Les femmes dans la Résistance intérieure française ont joué un rôle important dans le contexte de l’occupation du pays pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles sont le plus souvent cantonnées à des rôles subalternes. Lucie Aubrac, résistante emblématique, cofondatrice de Libération-Sud, n’a en fait jamais eu de rôle défini dans la hiérarchie du mouvement.


Lors de la réorganisation de ce mouvement, plusieurs d’entre elles sont au comité directeur: Jane Sivadon, Elizabeth Dussauze et Odile Kienlen. Le Mouvement de Libération Nationale est cofondé par Berty Albrecht, ancienne de l’école des surintendantes. Denise Cerneau joue un rôle primordial dans l’animation de réseaux de zone Nord et de zone interdite. Hélène Studler, Fille de la Charité de Metz, ville annexée au Troisième Reich, monte son  réseau d’évasions . Des milliers de prisonniers, de réfractaires lui doivent leur  liberté . Après la guerre, elle préside l’association des anciens.

Marie-Hélène Lefaucheux, qui est également membre du comité parisien de Libération et sera à la libération député puis sénateur. Suzanne Hiltermann-Souloumiac joue un rôle décisif dans la fondation et le fonctionnement du mouvement Dutch-Paris. Germaine Tillion devient l’un des chefs de la filière d’évasion de Paul Hauet dont elle prendra la suite. Après la guerre, elle est chargée de la liquidation administrative de la nébuleuse Hauet-Vildé qu’elle baptise alors Groupe du musée de l’Homme. Seule une minorité très restreinte prend part à la lutte armée. Germaine Lemaire qui abat un sous-officier allemand le 17 juin 1940, jour où Philippe Pétain appelle à cesser le combat et annonce son intention de demander l’armistice.

On peut aussi souligner le rôle singulier d’Anna Marly bien qu’elle ne soit pas à proprement parler une résistante de l’intérieur. D’autres couples sont formés après la Libération : Henri Frenay et Chilina Ciosi, Henri Ingrand et Elizabeth Dussauze, etc. Gravement handicapée à sa sortie de camp, elle ne put que très difficilement reprendre une vie normale. Nombreuses sont les résistantes qui se marient et qui ont des enfants en pleine clandestinité, sans interrompre pour autant leur combat.