LA DOCTRINE DE LA JUSTIFICATION. : Déclaration commune PDF

Aujourd’hui ce terme fait référence aux doctrines et aux pratiques des Églises réformées, presbytériennes et congrégationalistes. Le calvinisme est aussi connu pour les doctrines de la prédestination et LA DOCTRINE DE LA JUSTIFICATION. : Déclaration commune PDF la corruption totale. L’importance grandissante des Églises réformées et de Jean Calvin font partie de la deuxième phase de la Réforme protestante, lorsque les églises protestantes commençaient à se former après l’excommunication de Martin Luther par l’Église catholique romaine.


Bien que l’essentiel de la pratique de Calvin se déroulât à Genève, ses publications ont étendu ses idées d’une Église réformée à de nombreuses parties de l’Europe. Genève du Nord  et rayonne à Anvers, en Picardie et jusqu’en Normandie. La plupart des colons qui s’établirent dans les États Mid-Atlantic et en Nouvelle-Angleterre étaient calvinistes. Ils furent plus tard nommés les Boers ou Afrikaners. Indonésie, en Corée et au Nigeria.

Le temple Saint-Étienne de Mulhouse, le plus haut monument protestant de France. En France aujourd’hui les descendants de huguenots sont tous qualifiés de calvinistes, ce qui n’aurait pas été tenu comme insulte par leurs ancêtres. Sous Louis XVI, en 1787, les calvinistes obtinrent un nouvel édit de tolérance. La Révolution de 1789 leur assura une liberté complète. La République de Mulhouse adopte le calvinisme comme unique religion officielle en 1529. En 1798, les Mulhousiens votent leur rattachement à la France, il se forme alors un patronat protestant puissant disposant désormais d’une main d’œuvre bon marché et d’un libre accès au marché français.

Comme peint ici par Emanuel de Witte en 1660, le calvinisme est parfois caractérisé par ses églises et son mode de vie sobres et dépouillés. Le terme calvinisme est quelque peu ambigu dans le sens où il peut conduire à penser que la doctrine des Églises ou des mouvements calvinistes correspond intégralement aux écrits de Calvin. L’une des caractéristiques spécifiques du calvinisme réside dans la sotériologie ou doctrine du salut. Celle-ci souligne l’incapacité des hommes à obtenir le salut. Dieu est le seul à être l’initiateur de toutes les étapes du salut, de la formation de la foi à toutes les décisions qui conduisent à suivre le Christ. Plus largement, le calvinisme est synonyme de  protestantisme réformé , englobant entièrement la doctrine enseignée par les Églises réformées.

Les réformateurs n’ont pas fait de la prédestination un dogme central, et ont au contraire encouragé la prédication de  Tout le Conseil de Dieu , c’est-à-dire de l’Écriture comme moyen d’obtenir le salut. Ceci différencie le calvinisme du luthéranisme qui respecte, à l’inverse, le principe normatif du culte. Il existe plusieurs façons de présenter les différentes caractéristiques de la théologie calviniste. La meilleure est peut-être celle qui expose les cinq points du calvinisme, même si ces points identifient davantage certaines différences qui existent avec les autres chrétiens sur la doctrine du salut, qu’ils ne résument la doctrine dans son ensemble.

Le calvinisme défend l’idée d’une ruine complète de la nature morale de l’humanité avec comme seule possibilité d’accéder au salut, la grâce divine. Il enseigne que l’humanité déchue est moralement et spirituellement incapable de suivre Dieu. Selon cette conception, tous les hommes sont à la merci de Dieu, qui serait juste s’il les condamnait pour leurs péchés, mais qui a choisi d’être miséricordieux envers certains. Une personne est ainsi sauvée tandis qu’une autre est condamnée. Celle qui est sauvée ne l’est pas à cause de sa propre volonté, de sa foi, ou d’une quelconque autre vertu, mais parce que Dieu a choisi d’avoir pitié d’elle. En pratique, les calvinistes enseignent la grâce souveraine principalement pour l’exhortation de l’Église, parce qu’ils pensent que cette doctrine démontre toute l’étendue de l’amour de Dieu, lequel a sauvé ceux qui ne pouvaient l’être et le suivre.

Elle permet d’abolir le sentiment de fierté et d’autonomie des hommes en mettant l’accent sur la totale dépendance des chrétiens vis-à-vis de la grâce de Dieu. Le synode de Dordrecht par Bernard Picart. La théologie calviniste s’assimile parfois aux cinq points du calvinisme, aussi appelée les doctrines de la grâce, qui sont une réponse point par point aux cinq points développées dans la remontrance arminienne. Ils servent de résumé des décisions arrêtées lors du synode de Dordrecht en 1619.

Par conséquent ces points constituent un résumé des différences entre calvinisme et arminianisme, et non un récapitulatif complet des œuvres de Calvin ou de la théologie des Églises réformées en général. En anglais, ils sont désignés par l’acronyme TULIP, même si l’ordre des points n’est pas le même que celui mentionné dans les Canons de Dordrecht. L’affirmation centrale de ces canons est que Dieu est capable de sauver tout être humain dont il a pitié et que ses efforts ne sont pas entravés par l’impiété ou l’incapacité des hommes. Jacobus Arminius lui-même et certains de ses partisans ultérieurs, tels que John Wesley, ont également soutenu la doctrine corruption totale.

Dieu d’amener à lui certaines personnes n’est pas fondé sur leur vertu, leur mérite ou sur leur foi. Il est inconditionnellement fondé sur la seule miséricorde de Dieu. La doctrine de l’élection inconditionnelle est quelquefois considérée comme la principale doctrine des Églises réformées, y compris parfois par certains de ses membres. Cependant, ce jugement ne se vérifie pas dans les déclarations doctrinales de ces églises. Jésus est définitive et certaine dans son dessein et sa réalisation.