La République, la musique et le citoyen (1871-1914) PDF

En raison de son caractère privilégié pour sa défense, le site a connu une occupation permanente depuis les temps les plus reculés. La composition de ses habitants, c’est d’abord le vieux socle berbère, parce qu’on n’est pas loin de la région des Chaouias, c’est à dire des Berbères de l’Est algérien. Beaucoup plus en arrière, il y a l’histoire avec la communauté juive et les Ottomans. La découverte en 1945 de sphéroïdiques à facettes sur le plateau du Mansourah permet d’estimer à un million la République, la musique et le citoyen (1871-1914) PDF’années l’occupation du rocher par les australopithèques dont on aurait retrouvé les outils.


Cette étude, fruit d’une vie de travail dans les archives, s’attache à un sujet profondément original : la dimension musicale de l’identité française et républicaine. Jann Pasler fait remonter cette culture politique qui lie étroitement musique et utilité publique aux fêtes révolutionnaires, mais c’est sur le moment fort des débuts de la IIIe République qu’elle se concentre.
Après la défaite de 1871 devant la Prusse, la France confie à la musique comme à l’histoire le soin d’inspirer la fierté nationale et de projeter un avenir partagé. Dans les divertissements populaires (chorales, harmonies, orphéons, sociétés de musique) comme chez les élites (avec notamment l’essor du modernisme), les pratiques musicales sont censées exprimer les différences et aider à les surmonter.
Pour les Français, la musique revêt une importance à la fois personnelle et sociale. Elle n’enregistre pas seulement souvenirs et traditions, elle contribue à l’être-ensemble. En mettant l’accent sur les tensions fécondes qui se nouent entre esthétique et politique, Jann Pasler apporte une contribution aussi vivante que savante au rôle de la musique en démocratie et au sens qu’elle prend dans la vie de la nation.

Homme de Neandertal des habitations permanentes dans les grottes, notamment celles du Mouflon et de l’Ours au pied du versant Nord de Sidi M’Cid. La civilisation mégalithique y a laissé de nombreuses traces : dolmens, monuments. De l’âge des métaux ont été retrouvés en particulier un poinçon de bronze et une massette de fer. Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures. On n’a trouvé aucune langue, ni écriture s’en rapprochant.

Cette écriture possède des caractères très proches du grec. Les berbères descendraient, selon une légende, du peuple atlante. Ceux-ci seraient arrivés en Afrique du nord par les îles Canaries. Les premiers Hébreux vinrent, sans doute, mêlés aux Phéniciens, peut-être un millénaire avant J. D’abord nommée Sarim Batim par les Cathaginois, Constantine est déjà connue sous l’antiquité, depuis le IVe siècle avant J.

Constantine s’appelait Cirta, nom punique francisé,  dans le sens qu’ecrit en caractères latins mais prononcés à la française. Le nom de Constantine était donc Qirta. Qirta, la punique, est d’origine cananéenne, proche des langues parlées au Proche Orient. Il est certain que des juifs y vivaient 3 siècles auparavant. On trouve également trace de nombreux vestiges de la civilisation punique. Cirta existait donc bien avant l’arrivée des Romains et de Massinissa, son nom berbère ne nous est pas parvenu. Cirta, dont les fortifications avaient été pourtant bien renforcées, devait duré cinq mois.