Le château de Haut-Koenigsbourg PDF

L’atmosphère unique du château du Haut-Koenigsbourg a inspiré de nombreux artistes, notamment dans l’univers prestigieux du cinéma. A la fin des années 1930, Jean Renoir choisit la forteresse alsacienne le château de Haut-Koenigsbourg PDF décor pour son film « La Grande Illusion », aujourd’hui reconnu comme un chef d’œuvre du cinéma français et mondial. Témoin d’un passé conflictuel entre la France et l’Allemagne, le château du Haut-Koenigsbourg est une toile de fond idéale pour ce film qui défend, à la veille de la Seconde Guerre mondiale un point de vue humaniste et pacifiste. Pendant l’été 1956, Jacques Becker y tourne « Les aventures d’Arsène Lupin », avec Robert Lamoureux dans le rôle titre.


Jean-Paul Carrère y tourne « La forteresse » en 1959. Jacques Albert y tourne « La pitoyable chronique du Royaume d’Isbart » en 1963. Le téléfilm fantastique « Le golem » y est tourné en 1967. En 1975, Michel Subiela adapte « Hugues le Loup » du roman éponyme d’Erckmann-Chatrian.

En 1978, la série télé « Mazarin » est tournée en partie dans la forteresse. Quelques décennies plus tard, John Howe, célèbre illustrateur d’Heroic Fantasy, est charmé par l’ambiance mystérieuse du château lors de sa première visite dans les années 1980. Il s’en inspire pour dessiner la « citadelle de Minas Tirith »  alors qu’il illustre les nouvelles éditions du  » Seigneur des Anneaux » de Tolkien. A la fin des années 1990, il devient directeur artistique pour le cinéma. En 1987, certaines scènes du film « Agent trouble » de Jean-Pierre Mocky sont tournées au château. Dans un autre registre, la forteresse a aussi inspiré le célèbre réalisateur japonais  Hayao Miyazaki connu pour ses chefs d’œuvre du cinéma d’animation. Lors d’un repérage en Alsace, il visite le château du Haut-Koenigsbourg dont l’atmosphère silencieuse l’inspirera pour son « Château ambulant ».

Avec son ambiance et son paysage si particuliers, le château du Haut-Koenigsbourg ne cesse de fasciner les créateurs et d’inspirer les chefs-d’œuvre ! Passer la haute porte du Haut-Koenigsbourg, c’est plonger dans l’univers du Moyen Âge. De la cour basse avec son auberge, sa forge et son moulin, aux escaliers en colimaçon, qui mènent aux appartements meublés du seigneur, découvrez une architecture, un mobilier, une atmosphère chargés d’histoires. Ponts-levis, salle d’armes, donjon et canons rappellent à chaque instant la vocation de cette forteresse de montagne qui fut assiégée, détruite et pillée. Abandonné après 1633, ce château fort prestigieux est offert par la ville de Sélestat à Guillaume II de Hohenzollern en 1899. Rêvant de ressusciter l’ancien empire germanique, il assouvit sa passion du Moyen Âge en confiant la restauration du château à l’architecte Bodo Ebhardt, spécialiste de la fortification médiévale. Au début du 20e siècle, la dimension politique de ce grand chantier doit légitimer la toute jeune dynastie impériale des Hohenzollern et affirmer aux yeux du monde la puissance du nouvel empire.

Aujourd’hui, on admire davantage l’aspect pédagogique d’une restauration qui, sans être incontestable, est la plupart du temps vraisemblable. Elément majeur du patrimoine d’Alsace, témoin d’une histoire européenne, le château du Haut-Koenigsbourg permet aujourd’hui à des publics très divers de se familiariser avec l’architecture castrale, le Moyen Âge et la restauration du début du 20e siècle à travers un large choix de visites, d’activités et d’événements. La visite est un point d’orgue inoubliable de tout séjour en Alsace, d’autant que sa situation géographique – au centre de l’Alsace – et les infrastructures touristiques à proximité permettent de l’intégrer facilement à un itinéraire plus complet. Ce n’est pas un hasard si le château accueille chaque année plus d’un demi-millions devisiteurs ! Il compte parmi les monuments les plus visités en France.