Le Corps à l’écran PDF

Pour la prévention de la fatigue visuelle, il convient d’agir notamment sur l’organisation du travail, l’affichage à l’écran et l’implantation des postes. Des actions dans tous ces domaines peuvent contribuer aussi à la prévention du stress, de même que des actions sur l’le Corps à l’écran PDF des logiciels utilisés. Les recommandations ne sont à appliquer qu’après une analyse de l’activité du salarié  et information préalable de ce dernier. Organisation du travail Pour réduire l’astreinte musculosquelettique, on peut alterner les tâches sur écran et le travail de bureau ou multiplier les pauses.


Les changements produits par les révolutions industrielle et technologique vont de plus en plus transformer le statut du corps. On ne peut manquer de constater que les créations artistiques qui utilisent des supports technologiques reflètent les mutations en cours dans nos sociétés. La technologie est en train de bouleverser notre mode de vision et les nouveaux dispositifs numériques (images de synthèse, interactivité, réalité virtuelle…) changent notre rapport à l’image, au corps et au monde.

Dans Le Corps à l’écran, Ariane Thézé nous propose une approche directe de la problématique de l’autoportrait par le biais de son œuvre personnelle, tout en évoquant au passage ses grandes admirations, nommément Morimura, Orlan et Boltanski. « Ce qui se passe, affirme Thézé, à travers toutes les mutations techniques, et qui n’est pas accidentel, c’est une vraie transformation du corps. Ce rapport à la technique n’est pas quelque chose à quoi un corps donné doit se plier, s’ajuster, c’est d’abord quelque chose qui le transforme. Ce n’est plus le même corps qui se déplace et réagit devant tous ces appareils. Un autre corps peu à peu s’invente, se modifie, procède à sa subtile mutation. »

Travailler toute la journée sur un écran n’est pas recommandé. Si cela s’avère impossible, il est alors impératif de respecter un régime de pauses qui doit être fonction de l’intensité du travail. Aménager une pause d’au moins 5 min toutes les heures si la tâche est intensive ou bien d’un quart d’heure toutes les 2 heures si la tâche l’est moins. Il faut bouger pendant les pauses.

Attention, les temps d’attente de réponses qui imposent la surveillance de l’écran ne sont pas des  pauses ! Il en est ainsi des moniteurs LCD. En revanche, la grande majorité des écrans des micro-ordinateurs portables présente des reflets miroir qui peuvent être source de fatigue visuelle. Pour bénéficier confortablement de la haute résolution, l’écran doit être de grande taille, sinon les caractères apparaissent trop petits. L’écran doit être orientable et inclinable facilement. Avec un écran brillant d’ordinateur portable, un affichage sur fond clair est impératif.

Pour la plupart des tâches en bureautique, il convient de ne pas utiliser plus de 2 ou 3 couleurs en plus de celle du fond. La couleur bleue est à éviter pour les caractères de petites polices et pour le curseur car elle est la moins bien perçue quand on fixe quelque chose ou avec l’avancée en âge. Par ailleurs, il faut veiller à ce que le contraste entre les caractères et le fond soit suffisant. Enfin, étant donné l’amélioration de la qualité des écrans de visualisation et la généralisation du fond clair, les filtres d’écran ne présentent plus d’intérêt. Implantation d’un poste de travail avec écran, d’après « le Guide de formation » de l’université de Laval, 2000, p. Implantation du poste de travail Il est en général possible d’implanter de façon adéquate un poste de travail comprenant un ordinateur et ce, quelle que soit la configuration de la pièce.

Il convient pour cela d’étudier l’éclairage, ainsi que  l’environnement sonore et thermique. Environnement lumineux Le travail sur écran nécessite un éclairage spécifique, différent de celui du travail de bureau. Il convient d’analyser les éclairages naturels et artificiels et de les moduler pour éviter les éblouissements et les reflets. La surface de vitrage d’un local destiné au travail informatisé ne devrait pas excéder le quart de la surface du sol et ce local ne devrait disposer de fenêtres que sur un seul côté. Autant que possible, placer les écrans perpendiculairement aux fenêtres. Si, malgré tout, les salariés ont le soleil dans les yeux ou sur leur écran au cours de la journée, il faut équiper les fenêtres de stores. Privilégier ceux à lamelles horizontales qui permettent de renvoyer plus ou moins de lumière vers le plafond en jouant sur l’orientation des lamelles et limitent la vision du ciel lorsqu’ils sont à moitié descendus.

Dans les bureaux paysagers, des cloisons mobiles ou certains mobiliers hauts peuvent constituer une protection contre le risque d’éblouissement. L’éclairage artificiel préconisé peut être de type direct intensif, indirect voire mixte. Avec ce type d’éclairage, il convient de disposer les postes entre les luminaires. Un éclairage indirect est un éclairage dirigé vers le haut ou vers un mur. Avec ce type d’éclairage, la lumière doit être dirigée vers le plafond, à l’aplomb du poste de travail ou, à défaut, au voisinage immédiat.

Cette recommandation est également valable pour de l’éclairage mixte. 200 lux, voire à 300 lux si ces personnes ont plus de 40 ans. Les teintes pastel sont à privilégier aussi bien pour les parois que pour les mobiliers et les équipements informatiques. Environnement sonore Les unités centrales des ordinateurs ont tendance à être bruyantes. Lorsque les postes sont équipés d’unités centrales volumineuses, le niveau de bruit au poste de travail peut être diminué en les plaçant au sol. Environnement thermique Les écrans LCD dégagent beaucoup moins de chaleur que les écrans cathodiques. Aménagement du poste de travail Choisir un mobilier respectant les normes en vigueur, autant que possible réglable.

Le mobilier doit être choisi et réglé en fonction des caractéristiques physiques de l’utilisateur. Le dos est droit ou légèrement en arrière, et soutenu par le dossier. Si le salarié surveille des écrans haut placés, un appuie-nuque est nécessaire. Les sièges avec appui sur les genoux sont à proscrire, à moins d’une utilisation très ponctuelle, car ils entraînent des problèmes de circulation sanguine dans les jambes. Des mobiliers permettent d’alterner entre travail assis et travail debout. Ces mobiliers sont réglables en hauteur soit manuellement, soit électriquement. Pour un travail debout, les recommandations concernant le positionnement de l’écran et des dispositifs  d’entrée sont les mêmes que pour un travail assis.

Pour établir un compromis entre vision et posture, le haut du moniteur doit se situer au niveau des yeux. Toutefois, si le salarié  porte des verres progressifs, l’écran doit si possible être à moitié encastré dans la table. A défaut, il sera directement posé sur la table, sans support. Une autre solution est le port de verres correcteurs spécifiques au travail sur écran. En alphanumérique, la distance optimale entre l’œil et l’écran dépend principalement  de la taille des caractères ou des chiffres affichés. Elle augmente avec la taille des caractères ou des chiffres. Avec de l’affichage alphanumérique, la distance optimale œil-écran est égale à 170 fois la taille des caractères majuscules ou des chiffres.