Le fait religieux : Une approche de la chrétienté médiévale PDF

Cette page est en semi-protection longue. La notion de Dieu revêt un considérable impact culturel, notamment dans la musique, la littérature, le cinéma, la peinture, et plus le fait religieux : Une approche de la chrétienté médiévale PDF dans les arts. La représentation de Dieu et la façon de nommer Dieu varient en fonction des époques et systèmes de croyances. Articles détaillés : Noms de Dieu dans le judaïsme et Noms de Dieu en islam.


Ce ne sont pas les histoires de l’Eglise au Moyen Age qui manquent. Mais, loin de faire double emploi avec elles, ce manuel très dense et bien informé s’avère indispensable aux historiens comme aux autres étudiants désireux de conforter leur culture religieuse. II leur permettra, entre autres, d’interpréter correctement une bonne partie du patrimoine culturel occidental. Que recouvre le concept anachronique de  » fait religieux  » à l’époque médiévale? La gamme actuelle des attitudes envers la religion ne se résout-elle pas alors à l’opposition entre  » fidèles  » et  » infidèles « ? Une mise au point sur la doctrine chrétienne montre comment son élaboration définitive (ou presque) a nécessité l’élimination d’un nombre impressionnant de courants hérétiques. A juste titre, l’auteur insiste ici sur le culte des saints, nettement distingués des héros du paganisme antique. Le rôle éminent du Livre dans la tradition, l’omniprésence du latin dans l’Eglise occidentale, les mécanismes subtils de l’exégèse allégorique font l’objet d’exposés pertinents. La présentation de l’institution ecclésiastique permet d’éclairer la cohabitation souvent conflictuelle entre clercs et laïques ainsi que la distinction entre séculiers et réguliers. Le propos est tout aussi limpide quand il concerne la liturgie qui actualise la rédemption par la médiation des sacrements. L’accent porté sur la conception chrétienne du temps constitue la clé de voûte de ce manuel qui souscrit délibérément à la définition par Marc Bloch du christianisme comme une  » religion d’historiens « . A ce sujet, l’opposition devenue classique entre le  » temps de l’Eglise  » et le  » temps du marchand  » reçoit les nuances qui s’imposent. Confronté, dans ses propres recherches sur l’hagiographie médiévale, à la prolifération et à la concurrence de sanctuaires rivaux, l’auteur est bien placé pour présenter les principaux acquis des thèses les plus récentes sur la territorialisation et la spatialisation du sacré (paroisses, cimetières ou centres de pèlerinage). Enfin l’essai d’anthropologie chrétienne qui conclut l’ouvrage propose une série de développements bien venus sur l’antijudaïsme, l’idéologie de croisade, le statut de la femme, la corrélation entre macrocosme et microcosme, voire la contribution de l’Eglise à l’avènement des institutions démocratiques.

Zeus dont le génitif est Dios. Dans ce texte, le terme désigne avec une majuscule la divinité du monothéisme chrétien. Ce Codex est une copie de la traduction de la Bible effectuée selon l’alphabet inventé par l’évêque Wulfila deux siècles plus tôt. Seigneur  donné dans la plupart des religions chrétiennes aussi bien à Dieu qu’à Jésus. C’est en particulier le cas de ceux qui s’inscrivent dans une approche apophatique. Nous ne savons pas ce qu’est Dieu.

Dieu lui-même ignore ce qu’il est parce qu’il n’est pas quelque chose. Littéralement Dieu n’est pas, parce qu’il transcende l’être. Transcendant, notre discours se réduit à proportion de notre montée. Arrivés au terme nous serons totalement muets et entièrement unis à l’Indicible. Pseudo-Denys l’Aréopagite, De la théologie mystique. Akhenaton est le cadre d’une brève révolution monothéiste fondée sur le culte d’Aton dont la portée réelle est discutée. Citant à ce propos Marcel Gauchet, l’historienne souligne la nécessité d’une  extraterritorialité  religieuse pour le peuple juif : celui-ci peut alors s’affranchir du pouvoir impérial et du  culte de souverains puissants aisément divinisés par leurs sujets .

Entités et réintroduisant des divinités antérieures dans une évolution qui peut faire penser à l’Égypte et diverge radicalement de celle du yahwisme judaïque. L’émergence du monothéisme judaïque  exclusif  est liée à la crise de l’Exil. Non seulement la défaite n’est pas due à l’abandon par YHWH, mais c’est au contraire l’occasion de le présenter comme seul et unique Dieu : dans les récits que les intellectuels judéens écrivent alors, la destruction de Jérusalem, loin d’être un signe de faiblesse de YHWH, montre la puissance de celui qui a instrumentalisé les Babyloniens pour punir ses rois et son peuple qui n’ont pas respecté ses commandements. Article détaillé : Le problème du Dieu unique et la philosophie.

Dieu comme le principe créateur, selon l’analyse de Mireille Hadas-Lebel :  Chez les Grecs, l’idée d’un principe unique qui anime le monde relevait de la philosophie. Ce Dieu n’était cependant pas un principe abstrait, mais une force tutélaire : roi, père, juge qui veillait sur les Hommes et exigeait d’eux un comportement moral dont aucune divinité de l’Olympe ni de l’Orient antique ne pouvait donner l’exemple. Les religions abrahamiques sont monothéistes, elles affirment l’existence d’un Dieu unique et transcendant. Au Moyen Âge, sous l’impulsion de la pensée arabe et grecque, la pensée juive élabore une théologie d’où ressort, entre autres, un principe énoncé par Saadia Gaon :  la pensée humaine, don de Dieu, est valide et source de vérité à l’égal de la Révélation . Dans la Bible, Dieu est décrit en termes psychologiques : coléreux, content, triste, déçu, ayant de la pitié, aimant ou haïssant. La Kabbale distingue le  Dieu en soi, caché dans la profondeur de son être  et le Dieu révélé qui se manifeste à travers sa création et de qui, seulement, on peut dire quelque chose, tout en mettant l’accent sur l’unité de ces deux aspects.

Dans cette tradition, on insiste sur la présence de Dieu dans l’ensemble de sa création, disant que la Torah est l’incarnation vivante de la sagesse divine. David Hume et de Kant, les théologies judaïques se sont tournées vers la raison pratique et l’idéalisme moral pour parler de Dieu. Elle est l’œuvre des Pères de l’Église, notamment Augustin d’Hippone. Dieu lumière intérieure qui  travaille  les humains au plus intime de leur être. Dans le christianisme deux conceptions de Dieu, celle de la religion et celle de la philosophie, tantôt cohabitent comme c’est le cas chez Augustin d’Hippone, tantôt sont séparées. La conception de Dieu dans le christianisme doit faire face à un certain nombre de questionnements.

Tout d’abord il faut répondre à la question du mal. Cela donnera lieu à un certain nombre de théodicées. Ils vont aussi devoir se situer face à la transcendance divine. Sur ce point, il existe des divergences.