Le jour où Lacan m’a adopté (Documents Français) PDF

Leurs philosophies, bien que très proches, ne sauraient être confondues, même si les deux auteurs se le jour où Lacan m’a adopté (Documents Français) PDF influencés. Je n’essaie pas de protéger ma vie après coup par ma philosophie, ce qui est bâtard, ni de conformer ma vie à ma philosophie, ce qui est pédantesque, mais vraiment, vie et philo ne font plus qu’un.


Gérard Haddad ingénieur agronome, psychiatre et psychanalyste, a notamment publié L’Enfant illégitime (Sources talmudiques de la psychanalyse), Manger le livre (Grasset 1984), Les Biblioclastes (Grasset 1990), et il est traducteur de E. Ben Yehouda et Y. Leibowitz. Le Livre: Ce texte est le récit, presque le roman, d’une expérience qui a transformé radicalement la vie de son auteur. En 1969, alors qu’il est ingénieur agronome, Gérard Haddad rencontre Jacques Lacan et commence avec lui une psychanalyse. Cette aventure va durer une dizaine d’années au cours desquelles se sera opérée une métamorphose. Ce livre raconte donc un parcours et les incroyables rebondissements qu’il suscite. C’est un témoignage exceptionnel et en direct sur la pratique de Lacan. Les séances quotidiennes, de quelques minutes seulement, où Gérard Haddad expose sa vie dans ses moindres détails, se transforment parfois en fulgurances qui bouleversent tout. On voit comment Lacan intervenait dans la cure, son engagement et le cycle de formation que suivaient ses élèves. Lacan, personnage si célèbre mais mal connu, à travers l’image brouillée qu’il aimait donner de lui-même, s’y révèle attentif, génial et généreux. Marxiste athée, l’auteur voit avec stupeur émerger, au cours de son analyse, la force du sentiment religieux qui l’habite. Ce retour a conduit Gérard Haddad à retrouver le judaïsme et à l’étudier en lecture croisée avec la psychanalyse. Ce judaïsme trouvera sa forme ultérieurement dans la rencontre du personnage prophétique de Yeshayahou Leibowitz. La fin de cette psychanalyse a coïncidé avec la fin de la vie de Lacan et les violentes querelles qui ont alors opposé ses élèves. Ce texte constitue un témoignage sur ces événements auxquels Gérard Haddad fut directement mêlé.

Jean-Paul Sartre laisse derrière lui une œuvre considérable, sous forme de romans, d’essais, de pièces de théâtre, d’écrits philosophiques ou de biographies. Sa philosophie a marqué l’après-guerre, et il reste, avec Albert Camus, un symbole de l’intellectuel engagé. 1980, Sartre n’a cessé de défrayer la chronique. Il fut en effet de tous les combats, pleinement et totalement engagé dans son époque, embrassant avec ferveur toutes les causes qui lui ont semblé justes. Sartre aura milité inlassablement, jusqu’au bout de sa vie. Selon de nombreux commentateurs et pour Sartre lui-même, sa vie est séparée en deux par la Seconde Guerre mondiale. Cette seconde période de son œuvre a fortement influencé les sociologues qualitativistes comme Erving Goffman.

Le petit Sartre n’a jamais connu son père, qui meurt de la fièvre jaune quinze mois après sa naissance. L’image du père est pourtant là : c’est son grand-père, Charles Schweitzer, homme à la personnalité imposante, qui l’éduque avant qu’il n’entre à l’école publique à dix ans. De 1907 à 1917, le petit  Poulou , comme on l’appelle, va donc vivre avec sa mère chez les parents de celle-ci. Il y passe dix années heureuses.

Cette période se termine en 1917 : sa mère se remarie avec Joseph Mancy, ingénieur de la marine, que Sartre, alors âgé de 12 ans, ne finira jamais de haïr. Ils déménagent alors à La Rochelle, où il restera jusqu’à l’âge de 15 ans, trois années qui seront pour lui des années de calvaire : Sartre passe en effet du climat familial heureux à la réalité des lycéens qui lui paraissent violents et cruels. Vers l’été 1920, malade, Jean-Paul Sartre est ramené d’urgence à Paris. Soucieuse de son éducation qui pourrait être  pervertie  par les mauvais garçons du lycée de La Rochelle, sa mère décide que son fils restera à Paris. Jean-Paul Sartre, étudiant à l’École normale supérieure de Paris en 1924.