Le rêve et son interprétation PDF

Un blog aux petits soins pour la peau, aux petits soins pour soi. Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés. Louise Brooks est la seule femme qui possède le talent de transformer le rêve et son interprétation PDF chef-d’oeuvre n’importe quel film. Elle est l’apparition parfaite, la femme rêvée, l’être sans lequel le cinéma ne serait qu’une pauvre chose.


Sigmund Freud considérait cet ouvrage comme son oeuvre fondamentale. Il eut d’ailleurs un succès retentissant. Il est vrai que la proposition de l’auteur est attirante : le rêve, perçu comme l’accomplissement déguisé d’un désir, serait la voie royale qui mène à l’inconscient. À partir du récit de n’importe quel rêve, Freud s’autorise ainsi des interprétations dont le mécanisme utilise de libres associations afin d’accéder aux idées latentes et aux désirs refoulés du narrateur.

Si de nos jours, la méthode employée par Freud fait l’objet de critiques, il n’en reste pas moins que cet ouvrage, de par son approche novatrice et le style très abordable de son écriture, constitue une bonne introduction à la Révolution Freudienne.

Ainsi la décrit Ado Kyrou en 1957. Mary Louise Brooks naît le 14 novembre 1906 à Cherryvale, une petite ville du Kansas. Elle grandit avec ses frères et soeurs dans une certaine indifférence de la part de ses parents, qui leur offrait peu de temps et d’attention. Quand il n’était pas au travail, il s’isolait dans la tranquillité de son bureau, en compagnie de ses livres et de son violon, fuyant les cris des disputes de ses quatre enfants. Sa mère, qui avait passé ses années de jeunesse à s’occuper de ses frères et soeurs, avait annoncé à son futur époux qu’il « lui ouvrait le chemin de la liberté et des arts, mais que les braillards qu’elle mettrait au monde s’élèveraient tout seuls ». Elle occupait ses journées à jouer du piano ou à présenter les critiques de ses lectures aux membres de son club féminin.

Malgré leur absence, ses parents étaient aimants et compréhensifs. Il lui donnèrent le goût de l’art, des livres et de la musique. Et c’est avec plaisir que Louise écoutait sa mère jouer Debussy et Ravel avec beaucoup de talent. Notre maison de Wichita croulait littéralement sous les livres. Je dévorais tout avec ravissement, me fichant pas mal de ne pas toujours comprendre. Sa mère l’encouragea à apprendre très tôt la danse, dès l’âge de cinq ans. C’est elle aussi qui accepta et réussit à convaincre son père de l’autoriser à se rendre à New York en 1922  pour y suivre les cours de danse du réputé Ted Shawn.

Friande des spectacles des Ziegfield Follies, Louise observait les fameuses girls des Follies. Elles « affichaient des sourires aussi fermement accrochés que leurs monumentales coiffures de plumes. Je pris alors la résolution de ne jamais sourire à moins d’en avoir envie ». Louise, déjà, se fixait pour objectif la distinction raffinée des jolies femmes dont elle détaillait les photos dans Harpers’s Bazaar et Vanity Fair. Pendant deux ans, elle prit part aux tournées de la compagnie de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn, dont elle suivit les cours d’été dans un camp-théâtre-école. Evoquant Louise Brooks danseuse, « ceux qui la virent évoluer disent qu’elle était fascinante ». En 1924 elle fut engagée comme girl dans la revue Scandals de George White, puis l’année suivante dans les Ziegfields Follies.