Le taureau de Minos – Naissance du monde grec PDF

Ce motif, apparu dès la préhistoire, se retrouve dans de très nombreuses civilisations le taureau de Minos – Naissance du monde grec PDF des formes diverses. Le mot désigne dans la mythologie grecque une série complexe de galeries construites par Dédale pour enfermer le Minotaure. Les langues préhelléniques étant inconnues, il est normal que l’on ne trouve aucune étymologie satisfaisante.


Le cheminement du labyrinthe est difficile à suivre et à saisir dans sa globalité. Le labyrinthe du roman Le Nom de la rose est un labyrinthe maniériste et celui où vit Guillaume est suggéré comme étant un rhizome. Le labyrinthe de la mythologie grecque est un labyrinthe  unicursal , dont le parcours, de l’entrée au centre, ne compte pas d’impasse. Le labyrinthe  maniériste  déroulé, quant à lui, se présenterait comme un arbre,  un arbre binaire, du type de celui qu’utilisent les grammairiens et les informaticiens . Il présente un grand nombre de voies mais toutes, exceptée une, mènent à des cul-de-sac. Le labyrinthe en  rhizome  ou  labyrinthe hermétique , un réseau entrelacé et infini de voies dans lequel tout point est connecté à divers autres points mais où rien n’empêche l’instauration, entre deux nœuds, de nouvelles liaisons, même entre ceux qui n’étaient pas reliés avant. Chaque route peut être la bonne, pourvu qu’on veuille aller du côté où on va.

Ces tracés sont inscrits dans des carrés ou des cercles, accompagnés de dessins d’ours, d’oiseaux ou de serpents. Sur l’île de Gavrinis, en Bretagne, il a été découvert une galerie avec de multiples embranchements. Ces tracés labyrinthiques s’inscrivent toujours dans des lieux sacrés. 3 000 salles et couloirs sur plusieurs niveaux.

Cet édifice aurait d’ailleurs inspiré Dédale pour la construction de la prison qui devait enfermer le Minotaure. L’historien grec Hérodote parle par ailleurs du labyrinthe d’Égypte comme une des Sept Merveilles du monde, si grand et si merveilleux que la grande pyramide paraîtrait bien modeste à ses côtés. Le temple d’époque pré-dynastique, appelé l’Escargot, à Abydos, est peut-être une partie infime de ce gigantesque labyrinthe qui n’a pas encore été retrouvé. Toujours en Égypte, la pyramide de Hawara possède un véritable labyrinthe, pour accéder au temple funéraire.

Selon Hérodote, ce monument comptait douze cours principales entourées de galeries et de salles. Mosaïque romaine de Rhétie représentant le labyrinthe, Thésée et le Minotaure. Une carrière située près de Gortyne, appelée Labyrinthe et mentionnée par différents auteurs depuis le Moyen Âge, est aussi parfois considérée par ces derniers comme le site du labyrinthe mythologique. Comme toujours, les variantes du mythe sont nombreuses : selon les versions, Dédale et son fils Icare ont été enfermés par Minos lui-même : le commanditaire de l’ouvrage voulait être certain que son créateur n’en divulguerait pas les plans. Or, la conception était tellement parfaite que l’architecte lui-même était bien incapable d’en trouver la sortie. Dans tous les cas, il dut recourir à un ingénieux stratagème : fuir par les airs, en s’envolant grâce à des ailes faites de plumes collées avec de la cire.

Ainsi dans le mythe grec, Thésée incarne le courage et la force : c’est lui qui affronte et terrasse le Minotaure, tandis qu’Ariane incarne la finesse et l’intelligence. Cette danse évoquait le fil d’Ariane, les détours du labyrinthe. Cette danse, appelée geranos ou danse des grues, en l’honneur du dieu Apollon, est peut-être une survivance d’une danse très archaïque effectuée dans le labyrinthe, effectuée par les dieux Ariane et Dionysos, deux divinités grecques archaïques représentant la Nature sauvage et indomptée. Le mythe du labyrinthe est une double représentation de l’Homme et de sa condition : il représente l’Homme obscur à lui-même, qui se perd en prétendant se connaître. La légende grecque reprend quelques aspects du mystère égyptien : la mort, la possibilité d’égarement, le fil conducteur et la quête du centre.

Il s’agit de parvenir au centre du labyrinthe où se fait la confrontation, puis d’en sortir par le même chemin, mais avec un état supérieur de conscience. La sortie du labyrinthe commence au centre, d’où débute le chemin du retour. De même, en Chine, on trouve des labyrinthes gravés dans la grotte de T’ong T’ing, sous la forme de chemins d’encens dont la consumation sert à mesurer le passage du temps. En Scandinavie, il n’est pas rare de trouver nombre de labyrinthes, dont les murs délimitant les chemins sont construits avec des pierres de différentes dimensions. Des labyrinthes constitués de cailloux sont courants en Finlande. Les Romains représentent souvent le labyrinthe en mosaïques notamment, comme dans la villa du Labyrinthe à Pompéi.

Nouvelle-Calédonie, qui possède de nombreux labyrinthes, utilisés dans des rites sacrés. Leur centre symbolise le passage entre le monde des vivants et celui des morts. Des tracés de chemins tortueux ont été taillés dans les parois rocheuses du désert américain et sur les falaises scandinaves. Monstres et géants font partie de ce mythe, et les églises elles-mêmes se sont servies de son symbolisme. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une amusante curiosité, dont l’un des modèles les plus connus est celui de Hampton Court en Angleterre.

Articles détaillés : Labyrinthe de la cathédrale d’Amiens et Labyrinthe de la cathédrale de Reims. Europe : le plus ancien se trouve à la basilique Saint-Vital de Ravenne en Italie. Ce trait est devenu commun à bon nombre d’églises et à la plupart des grandes cathédrales d’Europe. Quelques labyrinthes, de formes diverses, ont ainsi été découverts dans toute l’Europe. Mais la structure dite  officielle  du labyrinthe d’église est une forme circulaire à onze anneaux concentriques. Il est aussi le symbole du soleil, parfois assimilé au Christ.