Le voyage en hiver : Echanges autour des questions posées par le vieillissement PDF

Femmes kanakes vêtues de robes mission en pleine discussion. 1970, les autochtones se le réapproprièrent en le  re-océanisant  sous la graphie  kanak . L’adjectif comme le nom  kanak  sont le voyage en hiver : Echanges autour des questions posées par le vieillissement PDF utilisés sous une forme invariable en nombre et en genre. 2008, et uniquement en Nouvelle-Calédonie, le mot kanak serait devenu invariable.


Quand les projecteurs de l’actualité se braquent sur la vieillesse, c’est le plus souvent pour souligner la laideur, les pertes et la charge sociale qu’elle représente. Plus rares sont les occasions de s’interroger sereinement sur la fin de nos parcours de vie. Dans ce livre, inspiré d’un dialogue réel, l’auteur confronte les représentations de la vieillesse livrées par une jeune femme, une vieille dame et un professionnel de la gérontologie. Au fil des pages, les différents aspects du vieillissement, depuis le départ à la retraite, le recours à l’aide à domicile en passant par les relations entre aidants et aidés jusqu’à la fin de vie au grand âge, sont l’occasion d’échanges empreints de sensibilité. C’est à un voyage dans le futur de chacun d’entre nous auquel nous invite l’auteur, avec le souci de permettre aux personnes travaillant ou vivant au quotidien avec les personnes âgées de s’arrêter pour réfléchir un instant, pour nourrir les savoir-faire et l’expérience acquise avec un petit supplément d’humanité.

Journal officiel en 1998, le mot kanak est invariable et uniquement en lettres minuscules. Les partisans de la graphie invariable de ce mot s’appuient sur ce texte pour généraliser l’invariabilité de kanak à la langue française. 2013, plusieurs graphies, avec ou sans majuscule, invariables ou non, cohabitent. On observe une tendance à délaisser l’orthographe canaque au profit de kanak. Il est intégré à la langue française en lui appliquant les règles usuelles d’accord en genre et en nombre mais est également souvent utilisé de manière invariable. 2014 dans le Grand Nouméa en Provinces Sud.

La population mélanésienne est restée particulièrement jeune, même si un phénomène de vieillissement peut être observé. En effet, plusieurs signes semblent avoir confirmé une chute de la natalité et un allongement de la durée de vie : cela est visible notamment dans les deux provinces où les mélanésiens sont particulièrement majoritaires, dans le Nord et les Îles. La société kanak est organisée sur la base d’une unité sociale et spatiale particulière, le clan, et est organisée aujourd’hui dans un ensemble de cadres coutumiers hiérarchiques, pour la plupart créés après l’arrivée des Européens. Les coutumes sont presque toujours des adaptations des sociétés aux contraintes, et les coutumes kanak ne cessent d’évoluer, depuis des milliers d’années.

Il établit une forme de primogéniture théorique, qui remonte à l’ancêtre commun du clan, souvent mythique, dont la mémoire est généralement symbolisée par le tertre fondateur du clan, ciment de la mémoire généalogique dans la terre. Ce pays est alors structuré, au niveau régional, par ses relations matrimoniales entre deux groupes partageant le même ancêtre commun mythique. L’organisation clanique repose également sur une forte différenciation sexuelle : les hommes exercent les responsabilités sociales et publiques, comme la conclusion des alliances, la gestion des relations sociales et de la vie publique, et doivent s’assurer de la pérennité sociale du clan. Les pratiques matrimoniales kanak n’ont fait l’état d’aucune étude générale mais plutôt d’approches régionales, tant les pratiques diffèrent d’un pays traditionnel à l’autre, et même au sein d’une même aire. Dui épousant une femme Bai, et inversement.

Si une telle union n’est pas possible, si aucune des nièces de sa femme n’est disponible, il cherche parmi les  lignages frères  de celui de sa femme, dont les membres masculins sont tous des  oncles  de son fils. De là, toute l’organisation sociale et les pratiques culturelles sont conditionnées selon ce dualisme, avec les cérémonies du cycle de vie qui mettent sans cesse face à face, du moins en théorie, une partie cérémonielle Dui et une partie cérémonielle Bai. Le respect de ce système tend notamment à s’estomper aux marges géographiques du pays. Toujours selon les travaux d’Isabelle Leblic, l’enfant du système Paîci appartient automatiquement au clan et à la moitié du père, ce qui ne semble pas avoir été le cas partout. L’adoption coutumière est aussi beaucoup pratiquée : il s’agit d’un don de l’enfant au clan des oncles maternels, il change alors de nom et fait donc pleinement partie de sa nouvelle lignée et de son nouveau clan. L’adoption est ainsi souvent pratiquée comme contre-don à une alliance qui aurait créé un déséquilibre entre les deux clans, celui du père et celui de la mère.

L’article de Christine Salomon Hommes et femmes, Harmonie d’ensemble ou antagonisme sourd ? Longtemps après, les avi dispersent les ossements. Le crâne est nettoyé et placé sur un autel avec les autres crânes des ancêtres. Les tribus possèdent alors de manière indivise les terres réservées aux peuples kanak par le code de l’indigénat.

Elles sont devenues aujourd’hui le cadre de vie traditionnel des mélanésiens, le terme de tribu servant également à désigner la zone d’habitations plus ou moins regroupées où ses membres vivent. Il y a aujourd’hui 341 tribus dont : 203 en province Nord, 87 dans les îles Loyauté et 51 dans le Sud. Les tribus ont de plus été regroupées, par un autre arrêté de 1898, en districts coutumiers, ou grandes chefferies. Elles ont à leur tête un conseil d’aire qui désigne en son sein un président, tandis que les règles de désignation et les mandats sont définis par chacune des aires, bien que les grands chefs de districts présents dans l’aire soient membres de droit de ce conseil.