LES CHEMINS DE NOS PERES TOME 1 . LES SABOTS DE PARIS PDF

Article connexe : musée de la marine de Loire. 50 km LES CHEMINS DE NOS PERES TOME 1 . LES SABOTS DE PARIS PDF aval de Retournac, près de Saint-Rambert, son débit devient suffisant pour  porter bateau . Elle ne devient pas pour autant garantie.


Sylvestre-Marcelin Chabrol, maçon de la Creuse, est venu à Paris pour gagner une pitance que le  » pays  » lui refusait. Ils sont ainsi des milliers de cochers picards, laitiers bretons, ferrailleurs du Cantal et de l’Aveyron, ramoneurs savoyards, nourrices morvandelles, domestiques de toutes les régions qui vivent dans la capitale comme ils vivent dans ce roman : confinés la nuit dans des chambres surchargées et sans hygiène, ils assurent le jour les plus durs travaux, victimes des brimades et de toutes les suspicions. Ils trouvent consolation dans des fraternités de clocher, de labeur, les beuveries du samedi, les souvenirs et les chants égrenés en patois. Mais, pour Sylvestre-Marcelin, le réconfort vient de sa rencontre avec Nanette, la petite servante normande, douce, naïve et inexpérimentée et de leur union dont ils croient qu’elle peut les protéger de toutes les malédictions…

Les données sur les bateaux de la Loire sont au mieux incomplètes et ce qui nous est parvenu manque la plupart du temps de clarté. Plusieurs raisons à cela : d’abord l’imprécision de l’ère pré-industrielle, alliée au manque de connaissance pratique des auteurs des écrits qui nous sont parvenus, ont fait que des bateaux différents sont appelés du même nom. D’autre part, d’une région à l’autre ou d’une époque à l’autre, parfois même les deux, le même type de bateau peut porter des noms différents. Enfin, les aires d’utilisation des différents types de bateaux ne sont pas délimitées au cordeau : elles se chevauchent en partie et les délimitations entre les différentes zones restent floues. On trouve également des scutes qui remontent jusqu’aux Ponts-de-Cé pour transporter les vins d’Anjou.

Les chalands ont un grand mât abattable pour passer sous les ponts, et une voile carrée pour prendre le vent d’ouest dominant de Nantes à Orléans. En amont d’Orléans ils doivent avoir recours au halage. On rencontre les termes  grande toue  et  petite toue . Elles ne sont pas mâtées, malgré des confusions de la part de quelques notaires peu versés en langage de marine fluviale. Encore appelé le  pays des trois rivières , on y voit des auriers, des gabarres, des hannequins et des futuraux ou fûtreaux. Les fûtreaux sont de petits bateaux pour les déplacements locaux des pêcheurs et des riverains. Leur longueur maximum est de 10 m.