Les contes de la soif PDF

Le titre de l’ouvrage, Les Contes de la rue Broca, ne signifie pas que les contes se déroulent tous dans la rue du même nom. Il s’agit d’abord du lieu où ils sont racontés. Papa Saïd : Les contes de la soif PDF de l’épicerie-buvette au 69 rue Broca.


Il est le père de Bachir et s’occupe du magasin, il n’est pas le héros d’un conte en particulier. Dans le conte de la Sorcière du placard aux balais, il est possesseur de poissons magiques et est capable de parler avec une souris. Dans le conte de la Sorcière de la rue Mouffetard, il sauve sa sœur Nadia de la sorcière en faisant preuve d’intelligence et de ruse. Il est ami avec Monsieur Pierre. Dans le conte de la Sorcière de la rue Mouffetard, elle est la petite fille que la sorcière veut dévorer accompagnée de sauce tomate.

Monsieur Pierre : Personnage principal du conte de la Sorcière du placard aux balais, il est présenté comme le narrateur des contes de la rue Broca. Dans la préface du livre, Pierre Gripari affirme que Monsieur Pierre a créé les contes de la rue Broca à l’aide des enfants qui y habitent, car chaque jeudi après-midi ils se retrouvaient pour en inventer de nouveaux. Ce personnage est sans nul doute le pendant fictif de l’auteur lui-même. La sorcière du placard aux balais. Les treize contes de la rue Broca n’ont pas de sujet central, certains s’entrecroisent, mais chaque histoire se distingue des autres et n’en partage que très peu si ce n’est aucun point commun. Chaque conte possède ses propres motifs, son propre rythme et ses propres personnages et malgré le cadre qui parfois les rapproche, ils sont tous uniques en leur genre.

Une sorcière découvre dans le journal des sorcières une méthode pour redevenir jeune : manger une petite fille avec de la sauce tomate. Le nom de la petite fille doit cependant commencer par la lettre N. La sorcière jette son dévolu sur la petite Nadia, la fille de Papa Saïd, et essaye de la piéger à plusieurs reprises mais échoue autant de fois. Je voulais dire : une boîte de sauce tomate. Pierre Gripari, Les Contes de la Rue Broca, La sorcière de la rue Mouffetard. Elle y parvient enfin en prenant la place de toutes les marchandes du marché de la rue Mouffetard et enferme Nadia dans son tiroir-caisse.

Bachir, le petit frère de Nadia, parvient finalement à la retrouver et avec l’aide d’un marin qui passait par là, il libère sa sœur et tue la sorcière. Ce conte peut être vu comme une parodie du schéma dit  classique  des contes de fée : la princesse enfermée et le prince qui vient la secourir. Les codes sont cependant complètement bouleversés et font cohabiter l’humour léger et le macabre. Vivant sous terre, un géant haut de trois étages s’ennuie et décide de trouver quelqu’un pour se marier. Il finit par sortir sa tête de terre et débouche sous la maison d’une jeune femme du nom de Mireille. Amoureux d’elle, il la demande en mariage, mais Mireille, effrayée, part en courant, laissant le géant seul avec les membres du villages qui se sont regroupés autour de lui. Le curé, qui fait partie de l’attroupement, dit au géant qu’il ne peut pas épouser Mireille car il ne rentrerait pas dans l’Église.

Attristé, le géant demande une solution et le curé lui dit d’aller voir un sorcier chinois qui serait en mesure de l’aider. Le géant part donc en voyage, d’abord en Chine où il rencontre le sorcier. Ce qui en chinois, signifie :  C’est bien vous le grand sorcier ? Pierre Gripari, Les contes de la rue Broca, Le géant aux chaussettes rouges. Il lui dit de se rendre à Rome, voir le Pape, qui lui-même appelle la Vierge Marie.

C’est elle qui lui permet enfin de rapetisser. Le géant, grâce aux trois vœux qui lui sont également accordés par celle-ci, parvient à rejoindre Mireille à temps dans son village. Alors Mireille lui apprend qu’elle sait tout ce que le géant a fait pour pouvoir l’épouser et accepte de vivre avec lui. Les noces sont fêtées et le géant et Mireille finissent mariés. Ce conte dénote par les nombreux repères réalistes disséminés tout le long de l’histoire.

La rue Broca n’est cependant pas mentionnée dans ce conte-ci, en revanche la rue Mouffetard l’est. Tina et Nicolas sont deux chaussures très amoureuses. Tout se passait bien pour elles jusqu’à ce qu’une dame vienne à les acheter. Les chaussures, trop tristes de ne plus se voir de la journée, essayent tant bien que mal de se rejoindre à chaque pas de leur propriétaire, la faisant tomber sans cesse. Ainsi fit Nicolas, de sorte que tout au long du jour suivant, la dame qui portait les chaussures ne pouvait plus faire trois pas sans que son pied droit vienne accrocher son talon gauche et plaf !

Pierre Gripari, Les Contes de la Rue Broca, La paire de chaussures. Inquiète, elle se rend chez son médecin qui pense d’abord devoir lui couper le pied droit, puis, lors de la deuxième visite, songe à couper les deux pieds. La dame finit cependant par découvrir que ses chaussures s’aiment et décide de les garder sans les enfiler. Malheureusement sa bonne les vole, mais victime du même sort que sa patronne, elle les donne à sa nièce boiteuse qui ne marche pratiquement jamais.