Les Oligo-éléments catalyseurs en pratique journalière PDF

Les Oligo-éléments catalyseurs en pratique journalière PDF : Appeler un CENTRE ANTIPOISON ou un médecin. Le cobalt est l’élément chimique de numéro atomique 27, de symbole Co.


Le cobalt de structure électronique 4s2 3d7 est le second élément du huitième groupe secondaire, ce métal de transition fait partie du groupe du fer. Le corps simple cobalt a des propriétés physiques assez voisines de celles du fer et du nickel. D’un point de vue chimique, il est moins réactif que le fer. Des minéraux naturels de cobalt, sous forme de peintures, émaux ou vernis, sont utilisés depuis la plus haute Antiquité, en particulier vers 2600 av. Mésopotamie ayant donné naissance à Babylone. Europe occidentale dans certains vitraux romans de luxe, ou plus tard d’oxydes de cobalt nommés « bleu de cobalt ».

Das Kobold ou das Kobalt est le nom traditionnel que les mineurs saxons à la recherche de métaux précieux attribuent à ces dérivés trompeurs. Ces minerais sans valeur ou leurs sous-produits sont nommés en allemand vernaculaire par un substantif neutre Kobelet, Kobolt ou Kobelt. Paracelse mentionne le cobolt en 1522 avec une graphie plus latine. Le latin coboltum ou cobaltum s’impose ensuite dans l’Europe savante. Mais ces travaux passent pour la plupart pratiquement inaperçus. Il faut attendre 1780 pour que Torbern Olof Bergman prépare le métal pur et reconnaisse tardivement le rôle pionnier de Georg Brandt dans la découverte d’un élément, alors confirmée.

Ainsi est mis au point le  bleu de Sèvres  et plus tard le  bleu de Thénard , obtenu par calcination du phosphate de cobalt et de l’alumine gélatineuse. Mais le bleu de cobalt est le plus souvent un pigment à base d’oxyde de cobalt. Avant la Belle Époque, les applications directes se multiplient. Le cobalt, allié au fer et à l’acier, permet d’accroître la dureté des matériaux obtenus. Le revêtement d’une couche de métal cobalt, plus dure que celle du nickel, permet de protéger des métaux trop facilement oxydables, à commencer par le fer. Le  cobaltage  rivalise avec le nickelage pour certaines applications. La chimie du cobalt en solution aqueuse et particulièrement la formation de complexes sont particulièrement riches.

Ce chimiste naturalisé suisse en 1895 fut le premier à proposer que les complexes soient constitués d’un ion métallique entouré de ligands, et non d’un ion métallique accroché à une chaîne de ligands, comme le soutenaient les chimistes de l’époque à la suite de Jorgensen. En 1938, John Livingood et Glenn Seaborg découvrent le cobalt 60. L’adjectif cobaltifère qualifie les corps ou les matières qui contiennent l’élément cobalt. Les verbes cobaltiser ou cobalter signifient couvrir d’une couche de métal cobalt.

Le cobaltage ou encore le cobaltisage est le dépôt protecteur de cobalt, en général une mince couche, sur la surface d’un autre métal plus fragile ou corrodable. La cobaltothérapie désigne l’emploi des rayonnement du cobalt 60 en thérapie du cancer. Le cobalt est un élément monoisotopique et mononucléidique : il n’existe à l’état naturel que sous la forme d’un seul isotope, isotope stable, 59Co. De plus l’enrichissement et la purification du cobalt 60 nécessitent des techniques de centrifugation similaires à celles utilisées pour l’enrichissement des isotopes à usage militaire, techniques hautement surveillées car stratégiques sur le plan international.

Aussi, on préfère maintenant utiliser des accélérateurs d’électrons, semblables aux tubes cathodiques de nos moniteurs et téléviseurs mais à des niveaux d’accélération bien supérieurs, qui produisent des flux plus purs et mieux contrôlés de particules bêta. Mais leur utilisation nécessite un équipement beaucoup plus lourd qu’une simple capsule de cobalt 60. Il s’agit d’un élément assez peu abondant sur la croûte terrestre. Il est souvent associé au Cu, Ni, Pb, Ag et Fe. Le cobalt natif a été reconnu sur terre, mais il est très rare et n’est pas encore admis par l’IMA. Le cobalt natif est aussi présent dans les météorites.