Les Pays-Bas Bourguignons PDF

Initialement, les différentes principautés ont été unifiées par les ducs de Bourgogne, par héritage ou acquisition : ce sont les Dix-Sept Provinces des Pays-Bas bourguignons. Sous Philippe II d’Espagne, les États généraux des grands Pays-Bas s’opposèrent aux tentatives royales de restreindre les les Pays-Bas Bourguignons PDF locaux acquis au cours des âges par les provinces et les villes.


Saint-Empire, même lorsqu’elles étaient possessions des Habsbourg d’Autriche qui en étaient souverains à titre personnel. Les Pays-Bas méridionaux, séparés du nord par la force des armées espagnoles, constituaient un État satellite au sein d’un vaste empire dirigé depuis Madrid par les Habsbourg. Mais une trêve survint du fait d’une cessation provisoire des hostilités négociée par les diverses parties du conflit. L’édit perpétuel permit la création du premier code de lois unique de la Belgique, ce qui différenciait nettement ce pays de ses voisins et permettait, de ce fait, l’émergence d’une spécificité belge.

Les hostilités entre les Pays-Bas du Nord et l’Espagne ayant repris après la trêve, les Pays-Bas du Sud restèrent le terrain de guerre des chefs militaires et de leurs armées. Il était devenu le champ de bataille de l’Europe. Enfin, les Pays-Bas du Sud allaient devenir autrichiens par le traité d’Utrecht en 1713 par transmission familiale des Habsbourg de Madrid à ceux de Vienne selon les règles du droit féodal encore en vigueur à l’époque. Dès lors, les Pays-Bas du Sud s’appelèrent Pays-Bas autrichiens ou Belgium Austriacum ou encore Austrian Nederlands.

Le pays connut alors une période de calme et d’enrichissement sous le débonnaire gouverneur Charles-Alexandre de Lorraine sous la supervision, à Vienne, d’un bureau chargé des affaires des Provinces belgiques. Mais ce n’est qu’en 1781 qu’eut lieu, après plus d’un siècle, la première visite de chef d’état depuis celle de Philippe II en 1555. La guerre et la politique l’avaient privé de quelques provinces sur lesquelles la monarchie espagnole renonçait à toute prétention. 1667, une première partie du comté de Flandre était annexée par la France avec Lille et Douai. Ainsi certaines possessions des Habsbourg faisaient partie d’États différents comme la Bourgogne en partie fief de France et fief du Saint-Empire romain.

Johan Huizinga, De Nederlandse Natie, Vijf opstellen, page 79. Voir la catégorie : Noblesse dans les Pays-Bas méridionaux. Voir la catégorie : Ancienne famille belge. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 8 mars 2018 à 21:59. Arms of the Grand Duchy of Luxembourg. Les ducs de Bourgogne unifient ces pays qui formaient des principautés séparées et parfois hostiles faisant partie pour la Flandre du royaume de France et pour le Brabant, le comté de Namur, de Hainaut le duché de Luxembourg et autres territoires du Saint-Empire. Le premier d’entre eux, Philippe le Hardi, reçut le duché de Bourgogne en fief. En 1369, Philippe le Hardi épousa la fille du comte de Flandre. Toute la politique des ducs de Bourgogne consista ensuite à essayer de s’emparer des régions situées entre la Bourgogne et la Flandre et d’en faire un État entre la France et le Saint-Empire. Les acquisitions des ducs s’étendaient depuis la Picardie et le comté d’Artois, au sud, jusqu’à Groningue, au nord.

Charles le Téméraire entreprit de doter ses seigneuries d’institutions communes. Le 25 novembre 1473, il rédigea à Thionville des ordonnances relatives à l’administration fiscale. Les princes avaient généralement maintenu dans leurs seigneuries les chartes communales et les coutumes traditionnelles. Ils avaient nommé des baillis qui les représentaient mais il n’existait cependant aucune institution unique regroupant sous son égide les principautés bourguignonnes : le prince assisté de son chancelier et de son grand conseil constituaient les seuls éléments communs à ces contrées disparates. La constitution d’un État bourguignon à part entière impliquait, autant que faire se pouvait, le passage de cette pluralité de pouvoir au laminoir d’un pouvoir central unificateur. Ce fut l’objet des ordonnances de Thionville. Dans le domaine financier, les deux chambres des comptes de Lille et de Bruxelles fusionnèrent en une institution unique que le duc établit à Malines.