Lexique des termes de presse PDF

En linguistique, le lexique des termes de presse PDF d’une langue constitue l’ensemble de ses lemmes ou, d’une manière plus courante mais moins précise,  l’ensemble de ses mots . Toujours dans les usages courants, on utilise plus facilement le terme vocabulaire.


Aucun dictionnaire ne peut dénombrer tous les lemmes d’une langue. En effet, le vocabulaire spécialisé, les jargons, les sociolectes, les idiolectes, l’argot et tous les termes qui ne sont pas encore lexicalisés ne peuvent être comptabilisés. Un dictionnaire usuel, en effet, ne peut que recenser les termes écrits les plus attestés mais ne peut en aucun cas identifier tous les lemmes qui existent à un moment donné, en synchronie, dans la langue qu’il décrit. On peut se rendre compte de la difficulté que l’on a à préciser les limites d’un lexique en se demandant ce que signifie l’expression  ce mot n’existe pas . Faut-il entendre qu’il n’existe pas parce qu’il n’est pas attesté dans le dictionnaire ? Auquel cas on peut se demander dans lequel.

Faut-il entendre qu’un mot n’existe que parce qu’il existe un assez grand nombre de locuteurs qui le connaissent ? Par exemple, le mot paryponoïan n’existe pas pour le Trésor de la langue français informatisé. Pourtant, il est bien connu des spécialistes de rhétorique. Pour finir, en supposant même que l’on trouverait moyen de réunir l’ensemble du lexique enregistré dans la totalité des dictionnaires, lexiques spécialisés y compris, il reste que certains procédés de construction de mots sont productifs, disponibles à tout moment pour la création d’occasionalismes voués à un oubli immédiat ou à une meilleure fortune. En effet, il ne serait pas utile de recenser des termes nouveaux qui ne sont que le reflet d’un effet de mode éphémère.

Le lexique d’une langue est donc un ensemble de lemmes aux dimensions floues et variables. On l’a dit, outre qu’il est impossible de tous les recenser pour un état précis d’une langue, certains apparaissent ou disparaissent, rendant les limites encore plus difficiles à cerner. Il n’est pas toujours aisé de savoir quand un nouveau terme est apparu. Tout au plus peut-on s’en rendre compte quand il commence à être suffisamment employé par des locuteurs d’horizons divers. Les raisons de la disparition d’un lemme sont nombreuses. On peut, rapidement, citer la disparition d’un signifiant pour un signifié qui n’existe plus, quand un objet ou une notion ont disparu de la vie quotidienne et qu’il n’y a plus besoin d’en parler. La mode peut aussi jouer : actuellement, bath, au sens de  chic , semble désuet et est vraisemblablement appelé à disparaître, d’autant plus qu’il appartient au registre familier.

Enfin, l’usure phonétique peut jouer : quand, à force d’évolution phonétique, les mots deviennent trop courts pour être facilement identifiables, ils peuvent être protégés de la disparition en étant dérivés voire quitter simplement le lexique. Quelles que soient les raisons, le lexique ne diminue en fait que rarement. Il serait plus juste de dire qu’il se renouvelle. En fait, il y a là conservation du lemme hui, qui n’était plus suffisamment compréhensible, sous une autre forme. En conclusion, on peut dire que l’apparition d’un néologisme est somme toute plus facile à cerner que la disparition d’un mot. En effet, pour dire qu’il a réellement disparu, il faut pouvoir affirmer que plus aucun locuteur ne l’emploie. Le fait qu’un mot ait disparu d’un dictionnaire usuel n’en constitue pas la preuve.

Par exemple Morphologie dérivationnelle et structuration du lexique, Tübinger, Max Niemeyer, 1987, vol. Voir par exemple Roland Eluerd, La lexicologie, PUF, Que sais-je ? Fred Poché propose de transposer l’idée du  crible phonologique  de Nicolaï Troubetskoï, dans le domaine lexical. Il crée, alors, le concept de  crible lexicologique  pour rendre compte d’un phénomène de réception à l’intérieur d’une même langue et ce, à cause d’une lacune linguistique de l’auditeur. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 25 octobre 2018 à 18:09. Abeille Dans l’argot des combattants, désigne les balles, sans doute en raison du sifflement qu’elles produisent.

On peut aussi rencontrer la variante « frelons ». Albert Dauzat, L’Argot de la guerre, d’après une enquête auprès des officiers et soldats, Paris, A. Les mitrailleuses boches sont braquées sur elles à demeure. Daniel Mornet, Tranchées de Verdun, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1990 , p. Un homme, près de moi, dit en riant : « Tiens ! Maurice Genevoix, Ceux de 14, Paris, Flammarion, 1950, réed. Seuil, coll « Points », 2 septembre 1914, p.

Les abris se développent et s’améliorent avec l’installation dans la guerre des tranchées, et sont généralement creusés en contrebas dans le flanc d’une tranchée. Ils sont souvent trop petits pour contenir tous les hommes d’une portion de tranchées, qui peuvent s’y relayer. Le Chemin des Dames, de l’événement à la mémoire, Paris, Stock, 2004, pp. Louis Barthas, Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, Paris, La découverte, 1997, p. Cette nuit j’ai dormi comme une brute.

77, qui l’a quelque peu disloqué. Ivan Cassagnau, Ce que chaque jour fait de veuves, journal d’un artilleur 1914-1916, Paris, Buchet-Chastel, 2003, p. Il nous donne une sécurité momentanée, qui est grande, si elle n’est pas absolue. Une étroite fenêtre m’éclairait et me permettait d’inspecter l’horizon. L’ennui, c’était qu’une fois couché on pouvait recevoir une balle par la fenêtre. Un de mes prédécesseurs avait été blessé de cette façon. Marc Bloch, « Souvenirs de guerre », L’Histoire, la Guerre, la Résistance, Paris, Gallimard, coll.