Livre de Canaan (Le) PDF

Livre de Canaan (Le) PDF livre de l’Exode est le deuxième livre de la Bible et de l’Ancien Testament. Traditionnellement, la rédaction du livre est attribuée à Moïse.


Au II° millénaire avant Jésus-Christ, à l’ouest du Jourdain, s’étendait une région mythique. Très vaste, elle comprenait les territoires actuels d’Israël, de la Palestine, quelques portions de la Syrie, du Liban et de la Transjordanie. Illuminé de merveilleux paysages, ce pays était si riche que, d’après la Bible, il fut promis par Dieu au patriarche Abraham et à ses descendants. Son exubérante fécondité lui permettait de ruisseler de lait et de miel. A titre d’exemple, des témoins dignes de confiance affirmaient qu’une seule grappe de chasselas ne pouvait être transportée que par plusieurs athlètes en pleine forme. D’abord appelée pays du pourpre rouge, cette terre prodigieuse fut dénommée Terre de Canaan, du nom de son premier roi et fondateur historique. De la vie certainement fantastique de ce personnage, la postérité na retenu que sa turbulente jeunesse. Petit-fils de Noë, célèbre vigneron et navigateur à ses heures, Canaan, encore adolescent, fut frappé d’anathème par sa noble famille qui « le condamna à devenir non seulement son esclave mais aussi l’esclave de ses esclaves. » Sèchement rapportée dans la Genèse, cette terrible sentence ne fournit aucun des attendus de l’accusation. Intrigué, Marcel Pellosso, romancier, a voulu connaître la nature du crime abominable commis par le jeune réprouvé. Après une étude très sérieuse, il nous livre le vigoureux plaidoyer de Canaan, tel que celui-ci aurait pu le rédiger lui-même

L’historicité du livre est de même fortement sujette à caution, l’archéologie ayant dans une large mesure infirmé le récit. Moïse, enfant de la tribu de Lévi, trouvé sur le Nil par la fille de Pharaon, puis élevé à la cour royale, doit fuir l’Égypte après le meurtre d’un Égyptien. Avec son frère Aaron, il se rend à la cour de Pharaon pour demander l’autorisation de cesser le travail, afin de célébrer une fête dans le désert. Pharaon refuse, et impose aux Hébreux non seulement de reprendre leur travail, mais aussi d’aller faucher la paille nécessaire pour la confection des briques. La fête juive de la Pâque, Pessa’h, et des Azymes trouve là son origine. Au bout d’une semaine, ils traversent la mer, qui s’écarte miraculeusement pour leur livrer passage, et qui se referme derrière eux sur leurs poursuivants.

Dieu dans sa vie religieuse et politique. La troisième partie, les chapitres 19 à 40, traite de la consécration d’Israël au service de Dieu pendant les événements solennels du Sinaï. Articles connexes : Données archéologiques sur l’Exode et Moïse et Datation de la Bible. Dieu qui fonde une nouvelle Alliance et demande l’érection d’un sanctuaire au pied du Sinaï. La recherche historique et archéologique s’est penchée sur ce récit, et malgré l’acharnement des chercheurs, personne ne peut aujourd’hui affirmer avec certitude qui était le pharaon de l’Exode, quelle était précisément la route de l’Exode, ni même où se trouve exactement le mont Sinaï. Selon l’exégèse moderne, le récit de l’Exode résulte de la combinaison de plusieurs récits.

Dans le récit le plus ancien, l’objectif des Hébreux n’est pas de quitter définitivement l’Égypte mais d’aller vénérer leur dieu YHWH dans le désert. L’obstination de Pharaon à ne pas les laisser partir conduit YHWH à jeter Pharaon et son armée dans la mer. Le récit de la vie de Moïse contenu dans le livre est considéré comme étant l’un des plus anciens, et daterait de l’époque de la royauté. Cette tradition est ensuite transférée au royaume de Juda après la chute du royaume d’Israël par les Assyriens en 722 av. Le récit initial est retravaillé par des auteurs influencés par l’idéologie deutéronomiste.

Enfin le récit  josianique  est repris et augmenté dans le milieu deutéronomiste, puis combiné avec l’œuvre sacerdotale par des rédacteurs pentateuqueux ou hexateuqueux. De toute évidence, un travail de reprise et de mise en forme du texte est ensuite effectué durant les siècles qui suivent. Les récits les plus tardifs sont largement postérieurs à la période monarchique. Il faut toutefois se méfier des chiffres ronds qui se trouvent dans la Bible. De plus, l’opinion de Flavius Josèphe ne prouve rien, étant donné que ses écrits ont un but plus théologique qu’historique, et surtout qu’il écrit plusieurs siècles après les faits supposés. De nombreuses théories ont été avancées pour tenter d’identifier le pharaon de l’Exode, si toutefois il existe. Il n’existe aucun consensus quant à l’identité de ce pharaon.