Maât – Egypte, miroir du ciel PDF

Maât est, dans la mythologie égyptienne, la déesse de l’ordre, de l’équilibre du monde, de l’équité, de la paix, de la vérité et de la justice. Maât est une entité symbolisant la norme universelle : l’équilibre établi par le Créateur, la justice qui permet d’agir selon le droit, l’ordre qui maât – Egypte, miroir du ciel PDF conformer les actes de chacun aux lois, la vérité, la droiture et la confiance. Maât est toujours anthropomorphe, comme la plupart des concepts abstraits personnifiés : c’est une femme, en général assise sur ses talons, ou debout.


L’Égypte des Pharaons a disparu et pourtant elle nous attire fortement. Pour les Égyptiens le concept de durable n’était pas associé à la rigidité mais à une flexibilité et une adaptabilité naissant du partage des valeurs de solidarité, justice, authenticité et harmonie des contraires, qu’ils avaient symbolisées par la déesse Maât. C’est ainsi qu’ils transformèrent leur pays en un Miroir du Ciel et qu’il est arrivé jusqu’à nous. Broché – 13,5 x 21,5 – 158 pages – Photos couleur

Elle est la plupart du temps vêtue de la longue robe collante des déesses et porte leurs bijoux habituels. Maât confère aux autres dieux certaines de ses qualités, mais ne leur prête pas son aspect et ne prend pas non plus l’apparence d’autres divinités. Au-delà de cette première approche, le concept est un peu plus complexe. Maât est d’abord de dimension divine : elle est la mère de Rê dont elle est aussi la fille et l’épouse, elle est aussi la sœur mystique de pharaon, elle assure l’équilibre cosmique et c’est donc grâce à elle que le monde fonctionne de façon harmonieuse. Elle est également la lumière que Rê apporte au monde. De ce fait, elle est fondamentalement liée à l’institution pharaonique, le premier devoir de pharaon étant de faire respecter la loi de Maât dans toute l’Égypte. C’est pourquoi, sur les murs des temples, pharaon est représenté faisant l’offrande de Maât à une divinité : c’est dire que, dans ses actes, il se conforme aux exigences de la déesse.

Ré a installé le souverain sur la terre des vivants à jamais et à toute éternité de sorte qu’il juge les hommes et anéantisse Isfet. Précisément, et c’est sa seconde dimension, terrestre celle-là, Maât est aussi l’expression sociale et juridique de l’ordre établi et le symbole de la justice et de l’équité. Pratique la justice et tu dureras sur terre. Dans la pesée de l’âme, Maât, aussi légère qu’une plume, est le contrepoids du cœur qui doit être aussi léger qu’elle pour que le ka, l’âme du défunt, puisse accéder au monde des bienheureux. Parfois, la Maât était représentée comme concept, comme une divinité de manière allégorique, cependant, elle était vivement présente dans les diverses mythologies de dieux égyptiens. La déesse Maât apparaît représentée comme une dame debout ou assise, portant sur sa tête son symbole, la plume d’autruche verticale, portant un Djed, un ouash et une ânkh.

Durant le règne d’Akhenaton, elle fut également représentée comme une femme ailée. Elle était vénérée dans le sanctuaire de Karnak, dans le temple de Deir el-Médineh et beaucoup d’autres temples égyptiens dédiés à d’autres dieux. Elle avait également un temple à Memphis. Le principal hiéroglyphe qui la représente est une plume d’autruche en parfait équilibre. La loi de Maât peut être retrouvée dans le chapitre 125 du livre des morts des Anciens Égyptiens, aussi appelée les  42 lois de Maât , la  déclaration d’innocence  ou les  confessions négatives . Celui qui est juste, qui vit dans la constante application des lois de la Maât est appelé Maakherou. Maât en tant que garante de l’ordre et de l’équilibre aussi bien cosmique que terrestre est à ce double titre le principe unifiant de la société égyptienne antique.