Misia: La vie de Misia Sert PDF

Cet article est une ébauche concernant l’édition et misia: La vie de Misia Sert PDF’art. Félix Vallotton, 1897 – Thadée Natanson.


D’origine polonaise, pianiste élève de Fauré, épouse successivement de Thadée Natanson, le fondateur de La Revue blanche, du magnat de la presse Edwards, du peintre Sert, amie de Diaghilev, peinte par Renoir, Vuillard, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vallotton, inspiratrice de Proust et de Cocteau, amie et rivale de Coco Chanel : telle était Misia, l’unique, qui revit ici dans un récit éblouissant.

Leur appartement sur la place Saint-Michel donnait sur la Seine. Après des études au lycée Condorcet, puis à la faculté de droit de Paris, Thadée Natanson fonde avec ses frères La Revue blanche en 1889. Tous deux sont sensibles à l’expression artistique et sont collectionneurs de tableaux et objets rares. Lors de l’affaire Dreyfus, la famille Natanson soutient activement des dreyfusards et ouvre les pages de la Revue blanche aux défenseurs du capitaine en exil. Après son divorce en 1905, il perd de son panache dans la vie parisienne. La Revue blanche étant tombée en faillite, il se consacre principalement aux affaires. Thadée Natanson est le dédicataire de l’un des chapitres de Faustroll d’Alfred Jarry, qu’il soutenait matériellement.

Léon Blum, man and statesman, avec Geoffrey Fraser, Londres, V. Peints à leur tour, Paris, A. Le Bonnard que je propose, 1867-1947, Genève, P. Vuillard: a national touring exhibition from the South Bank Centre, p. Outre Thadée, Alexandre et Alfred dit  Alfred Athis .

Elle restera connue sous le nom de son troisième époux, le peintre mondain José Maria Sert. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 3 octobre 2018 à 20:37. Cyprian Godebski et de Sophie Servais, elle-même fille du violoncelliste belge Adrien-François Servais. Belgique par sa grand-mère qui compte notamment Franz Liszt au sein de son entourage. Selon ses mémoires — à prendre avec prudence selon Paul Morand — elle aurait fait une fugue à Londres que Gold et Fizdale situent en 1890.

De retour à Paris, Gabriel Fauré lui aurait procuré des élèves de piano qui lui permettaient de vivre son indépendance. Un an plus tard, en 1893, elle épouse Thadée Natanson, un lointain cousin, qu’elle connaît depuis l’adolescence. Il avait fondé avec son frère Alexandre le mensuel La Revue blanche en 1889. Elle commence à se faire connaître dans le milieu artistique parisien par ses talents de pianiste, sa beauté et son charisme. En 1905, après un divorce douloureux, elle épouse Alfred Edwards, fondateur du Matin et richissime homme d’affaires. En 1920, elle réunit dans son appartement Diaghilev, Stravinski et Poulenc pour écouter Ravel interpréter la première version de La Valse.

D’après le témoignage de Poulenc, Ravel prend sa partition et quitte la pièce. Misia se marie une troisième et dernière fois le 2 août 1920 à l’église Saint-Roch de Paris avec le peintre espagnol José Maria Sert, dont elle était la maîtresse depuis 1908, et qui lui laissera son nom pour la postérité. Autour du personnage de Misia, une pièce de théâtre, intitulée La Vénus au phacochère, écrite par Christian Siméon et interprétée notamment par Alexandra Lamy a été créée à Paris au Théâtre de l’Atelier en janvier 2013. Comme la biographie de Gold et Fizdale ne cite que rarement ses sources et reprend souvent les mémoires de Misia, en les enjolivant même parfois, on doit donc avouer pour l’instant mal connaître cette muse pourtant si importante pour la vie artistique parisienne de la Belle Époque. Alex-Ceslas Rzewuski, La Double tragédie de Misia Sert, éditions du Cerf, 2006. Paul-Henri Bourrelier, La Revue blanche, Fayard, 2007.

Maryse Wolinski, La Sibylline, roman, Seuil, 2010. Catalogue de l’exposition du musée d’Orsay. Ruggiéri raconte : Misia, Radio Classique, 24 août 2017. Arthur Gold et Robert Fizdale, Misia, Gallimard, 1981. Eugène Morand, cité par son fils Paul dans Venises, Gallimard, 1971, p.