Nos larmes ont la même couleur PDF

Jeudi 25 février sur LCI, le député européen socialiste avait montré une coupure de presse du 11 Novembre 1965. L’affaire avait déjà buzzé nos larmes ont la même couleur PDF 2009 sur le net, s’appuyant sur deux coupures, celle déjà citée du Petit-Varois et un compte rendu d’audience encore du 11 novembre 1965, publié cette fois dans Nice-Matin.


Elles connaissent toutes deux la douleur fulgurante de la perte d’un enfant. Robi Damelin est israélienne. En 2002, son fils David, 28 ans, est abattu par un sniper alors qu’il effectue sa période de réserve (affectation suivant le service militaire, obligatoire pour tout Israélien actif) dans les territoires palestiniens. Mahmoud, Palestinien de 17 ans, fils de Bushra Awad, est, quant à lui, tué en 2008 par des soldats israéliens dans son village de Cisjordanie.

Ces deux femmes devraient se haïr. Pourtant, elles militent ensemble au sein du Cercle des parents-Forum des familles, une association qui rassemble des familles israéliennes et palestiniennes endeuillées par le conflit.

Si ceux qui ont payé le prix fort – la mort d’un être aimé – sont capables d’empathie et de dialogue avec les éplorés du camp adverse, sans chercher vengeance, alors tout semble encore possible…

Journaliste à l’hebdomadaire La Vie depuis une quinzaine d’années, Anne Guion travaille comme reporter à l’international. Elle y suit notamment l’actualité en Afrique et en Israël-Palestine où elle se rend régulièrement. C’est lors de l’un de ses reportages qu’elle a découvert l’association du Cercle des parents-Forum des familles.

Cet ouvrage fait partie de la collection « Pour un monde meilleur », dirigée par Frédéric Koskas, qui vise à mettre en lumière des femmes et des hommes engagés dans la construction d’un monde plus égalitaire, plus solidaire, plus ouvert, plus écologique, et plus juste. 5% des bénéfices de la vente des ouvrages de cette collection seront reversés à des actions sociales et solidaires.

Var-Matin y avait d’ailleurs consacré un article le 5 décembre 2009. Cette péripétie de la campagne des régionales remet sur le devant de la scène la jeunesse politique  remuante  d’Alain Madelin et Patrick Devedjian . En 1965, respectivement âgés de 19 et 21 ans, ils militent activement à Occident. Le quotidien d’Occident, ce sont les affrontements durs avec les groupes politiques d’extrême gauche qui sont majoritaires dans le monde universitaire.

Les descentes d’Occident se multiplient en 1966 et 1967 et culminent avec l’affaire de l’université de Mont-Saint-Aignan, à Rouen le 12 janvier 1967. L’enquête de la police à la suite de ce raid crée un climat de suspicion généralisée dans le groupe. François Duprat est d’ailleurs frappé et pourchassé. Des interrogations se font jour sur Patrick Devedjian. Il est convoqué rue Soufflot prétendument pour une réunion.

A peine a-t-il franchi le pas de la porte qu’il est frappé, déshabillé, jeté dans une baignoire. Cette entrée a été publiée dans Actualité, histoire, Nationalisme révolutionnaire, UMP. Un tel retour de manivelle, je l’avais rêvé mais pas à ce point. Devedjan n’ira pas jusqu’à bout de sa pseudo plainte comme d’habitude. Peillon s’est contenté de lire une coupure de presse, vérifiable, publique et réelle sans jugement envers les délinquants ni commentaires sur l’affaire.

Je ne vois pas où est la diffamation contrairement àl’affaire Soumaré où la droite n’a pas hésiter à la multi-diffamation. Ces aventures font irrésistiblement penser aux récits des années de militants des frères Rolin. Mon préféré,  L’Organisation  de Jean Rolin, raconte une scène hilarante où il s’est réfugié dans un  chiotte à la turque  pendant tout un après midi, pourchassé par des jeunes d’extrême droite. Surtout qu’avec le temps, les anciens combattants se font ironiques sur leur engagement. Jean Rolin n’écrit-il pas :  D’autre part je ne pus me défaire de l’idée qu’il était peut-être encore plus beau de mourir pour rien, à l’apogée d’une cuite formidable, que pour la cause du peuple et en pleine possession de ses moyens. Allez quoi, Madelin et Devidjian, faites-nous marrer un peu, et redonnez vie à vos vieux rêves de jeunesse fasciste. Ca aura un côté roman hussard qui sera du meilleur effet.

Et pas encombrant du tout pour Sarkozy qui, de toute façon, devra encore syphonner les voix du front national. Peillon, un vrai héros : nous raconter un truc que tout le monde connait depuis 40 ans c’est fort. On la connaissait déjà, cette pauvre histoire de faluchards. Elle est ressortie il y a un an ou deux sur le net.

Et en effet, cette dérive façon hussards a plus de gueule que la délinquance banale et purement fonctionnelle d’un gamin de la banlieue. Quelle désinvolture, quel style dans l’anarchisme réac’. Il est grand temp qu’on fasse le ménage à droite. Cela est très intéressant et remet bien les choses à leur place. Il est intéressant de mettre en balance le vol de walkman dans le cas de Soumaré, et le délit de ces deux éminents responsables politiques. Beaucoup de fautes d’orthographes, c’est bien dommage.