Nous, les enfants de 1998 : De la naissance à l’âge adulte PDF

Né dans l’île de Java de parents paysans, Soeharto fait sa carrière dans l’armée jusqu’à atteindre le grade de major-général. Il est nommé président par intérim en 1967 et président l’année suivante. En 1975, les troupes indonésiennes envahissent le Timor oriental, dont 200 000 habitants sont tués durant les premières années d’occupation. Son règne de 31 ans à la tête de l’Indonésie est marqué par nous, les enfants de 1998 : De la naissance à l’âge adulte PDF développement de l’économie du pays, mais également par un très fort autoritarisme et par une importante corruption.


C’était un temps où nous regardions le futur avec excitation et curiosité le temps de notre enfance, de notre adolescence. Avec ce livre, replongez dans vos dix-huit premières années… Enfants de 1998 : Nous avons traversé sans nous en rendre compte trois événements historiques d’ampleur planétaire la victoire des Bleus en Coupe du monde de football, les célébrations du passage à l’an 2000 et les attentats contre le World Trade Center. Biberonnés au web communautaire dès les couches culottes, nous sommes cette génération Z ultra connectée, toujours aux aguets.

Transparency international le considère comme le dirigeant le plus corrompu de la planète dans les années 1980 et 1990. Après trois décennies passées au pouvoir, le soutien à la présidence de Soeharto s’érode à la suite de la crise financière asiatique de 1997-1998. Contraint de démissionner de la présidence en mai 1998, il meurt dix ans plus tard. Soeharto naît le 8 juin 1921 dans le hameau de Kemusu Argamulja, qui relevait du village de Godean, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Yogyakarta, dans le centre de l’île de Java, à l’époque possession coloniale néerlandaise.

L’enfance et la jeunesse de Soeharto sont mal connues. Les récits standardisés et apocryphes de ses premières années ont le plus souvent une connotation politique. Les parents de Soeharto, sa mère Sukirah et son père Kertosudiro étaient des paysans javanais vivant dans une région dépourvue d’électricité ou d’eau courante. La jeunesse de Soeharto a connu une certaine instabilité familiale. Son père, qui avait déjà deux enfants d’un précédent mariage, a épousé Sukirah en secondes noces.

Le mariage de Kertosudiro avec Sukirah est censé s’être également terminé par un divorce alors que Soeharto était encore jeune même si la date exacte du divorce n’est pas connue. D’après un autre biographie, Pirakan, ce même divorce aurait eu lieu à peine quelques semaines après sa naissance. L’absence de documents officiels et le manque de cohérence de certains aspects de la petite enfance de Soeharto avec les caractéristiques de la vie de paysan javanais ont mené à plusieurs rumeurs prétendant que Soeharto était le fils illégitime d’un riche et généreux donateur, ce qui en ferait le fils d’un aristocrate de Yogyakarta ou d’un riche marchand sino-indonésien. Nous avons vu que l’appartenance au milieu des priyayi desa est une explication largement satisfaisante. Ses parents ont divorcé et se sont remariés à de nouveaux partenaires. Soeharto a été séparé de manière alternative d’un ou de ses deux parents au cours de périodes de temps plus ou moins longues, en changeant plusieurs fois de foyer au cours de ses jeunes années.

Soeharto, de même qu’un foyer stable à Wuryantoro, où il a suivi l’essentiel de sa formation primaire. Contrairement à Soekarno et aux personnes qui l’entouraient, Soeharto n’avait aucune notion de néerlandais ni d’aucune langue européenne. Il a toutefois entrepris d’apprendre le néerlandais après avoir rejoint l’armée néerlandaise en 1940. Le chef d’état-major de l’armée de terre à l’époque, Abdul Haris Nasution, souhaitait prendre des mesures contre Soeharto et a effectivement envisagé son expulsion de l’armée.