Psychologie culturelle : Le développement cognitif est-il culturel ? PDF

Cet article sert régulièrement de base à des conférences. Novembre 2002, texte désormais disponible en ligne ICI. De graves atteintes narcissiques Tout échec, chez qui que ce soit, et de quelque type qu’il soit, implique, presque par définition, une « atteinte de l’image de soi ». Mais l’échec scolaire tend à aggraver ces réactions habituelles, psychologie culturelle : Le développement cognitif est-il culturel ? PDF quatre raisons au moins.


Le développement cognitif est-il culturel ? Pour répondre à cette question il faut partir d’une analyse des définitions de la notion de culture. Celles-ci permettent de distinguer deux familles de recherches en psychologie interculturelle contemporaine : la psychologie culturelle et la psychologie interculturelle comparative. Quoiqu’il en soit de leurs différences, leur originalité est de porter un intérêt aux contextes du développement humain et aux interactions entre ces contextes et l’individu. Deux modélisations de ces contextes sont étudiées : le modèle écoculturel et le modèle des niches de développement. Enfin, une série de recherches récentes, relatives à trois domaines de connaissances (l’espace, le temps, l’astronomie), est présentée pour illustrer une mise en œuvre critique de ces modèles. Il en résulte qu’une réponse à l’interrogation posée en sous-titre de l’ouvrage ne peut qu’être issue de la « complexité », c’est-à-dire prôner la coexistence de notions contraires. La psychologie et la conception de l’esprit humain qu’elle propose, ainsi que celle de son développement, diffusées largement dans nos sociétés, sont culturelles et visent à la fois l’universel.

Autrement dit, l’enfant est narcissiquement dépendant, dans des proportions bien plus grandes que l’adulte. L’échec est précoce Les enfants qui réussissent mal à l’école, même ceux qui n’échouent pas dans les classes de l’enseignement spécialisé, sont presque toujours en grande difficulté dès le Cours Préparatoire. Voir sur ce point les études ministérielles sur les corrélations entre la scolarité en Cours Préparatoire et la réussite au Lycée. L’échec scolaire n’est probablement que très exceptionnellement le fruit de « circonstances malheureuses ». Peu de « hasards » ici : ce sont les plus « fragiles » qui échouent. L’école est au cœur des valorisations des enfants Enfin, aujourd’hui, dans nos sociétés développées, la scolarité est devenue, dans presque tous les milieux, la tâche essentielle des enfants : on demande d’abord à un enfant de « bien travailler à l’école ». Le plus souvent, même, on ne lui demande que cela.

Le travail scolaire est ainsi devenu sa plus importante source de reconnaissance, sinon la seule. Il consiste à effacer les traces conscientes de ces pulsions ou tentations. Le simple refoulement ne peut guère jouer ici, car les pulsions internes ne sont pas directement en cause. L’enfant, lui, tend à « agir » ses régressions. Il ne se réfugie pas mentalement dans des souvenirs agréables, comme le fait parfois l’adulte, et plus souvent encore la personne âgée.