Récits et légendes de l’Olympe PDF

L’étude des mythes est la mythologie. La mythification est l’action ou le processus par lequel l’historiographie, la production artistique ou les représentations populaires considèrent, interprètent ou transforment un personnage ou un récits et légendes de l’Olympe PDF historique en un mythe.


Zeus, Athéna, Apollon, Artémis, Hermès, Aphrodite, Dionysos… ; Héraclès, Thésée, Jason, Médée… ; Achille, Hector, Iphigénie, Agamemnon, Ulysse…, l’Iliade et l’Odyssée… Qui n’a jamais entendu parler de ces dieux et déesses, de ces héros, de ces personnages et récits légendaires ? Toujours présents, jusque dans nombre d’expressions de notre langue, ils continuent de nourrir de leurs aventures notre imaginaire. Car, ainsi que l’écrit Pierre Grimai:  » C’est à la Grèce que l’on doit le nom et la notion même de mythologie « . Le mythe,  » c’est tout ce qui s’adresse à l’imagination, […] porte sa vérité en soi-même, dans sa vraisemblance, ou, ce qui revient au même, la force de persuasion que lui confère sa beauté « . Familière, la mythologie grecque parvient encore à nous émouvoir par la force évocatrice des récits qu’elle nous a légués. C’est à cela que s’emploie Pierre Grimal dans ce texte, désormais classique, publié en son temps par Larousse.

Mythologie nordique : dans son char tiré par ses deux boucs, Thor affronte les géants, M. La part de l’iconographie dans les mythes contribue à leur succès et leur pérennité. Ils ont un lien direct avec la structure religieuse et sociale du peuple, et avec leur cosmogonie. Selon Mircea Eliade :  Il serait difficile de trouver une définition du mythe qui soit acceptée par tous les savants et soit en même temps accessible aux non-spécialistes. D’ailleurs, est-il même possible de trouver une seule définition susceptible de couvrir tous les types et toutes les fonctions des mythes, dans toutes les sociétés archaïques et traditionnelles ? Les philosophes de l’époque post-mythique, tels que Protagoras, Empédocle et Platon utilisent le mythe comme une mise en scène allégorique afin de faire percevoir leurs propos d’une manière concrète.

L’anthropologue français Claude Lévi-Strauss, offre cet avis :  Un mythe se rapporte toujours à des événements passés avant la création du monde ou pendant les premiers âges en tout cas il y a longtemps . Le spécialiste de la mythologie gréco-latine, Pierre Grimal, concède cette définition généraliste où il prend parti finalement d’accepter le mythe pour lui-même :  C’est à la Grèce que l’on doit le nom et la notion même de mythologie. Le mythe se déroule dans un temps primordial et lointain, un temps hors de l’histoire, un Âge d’Or, un temps du rêve. Le mythe cosmogonique est  vrai  parce que le monde existe.

Réciter le mythe produit une re-création du monde par la force du rite. L’exigence du sacrifice est l’un des plus puissants. La cosmogonie raconte la création du monde. Voyez par exemple le mythe de la création du monde en Égypte antique ou la légende des soleils en Amérique centrale.

La théogonie raconte la naissance des dieux. Le mythe de fondation raconte la fondation d’une communauté ou d’une ville, par exemple l’histoire des jumeaux Romulus et Rémus relatant la fondation de Rome. Le mythe eschatologique, racontant la fin de l’univers, par exemple le Ragnarök de la mythologie nordique. Voyez à Fin du monde et Eschatologie. Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires.

La Théogonie d’Hésiode qui décrit la création du monde, l’histoire des dieux, la création des hommes. Dieu ne sauve qu’un petit groupe de survivants et un couple d’animaux de chaque espèce. Le mythe de Proserpine ou Perséphone, qui rend compte de l’alternance des saisons froides, stériles, chaudes et fécondes. Mythe de l’homme Le mythe prométhéen qui dit que Prométhée apporta le feu aux hommes. Le mythe de Don Juan, repris plusieurs fois, parle d’un homme pour qui le seul plaisir réside dans la conquête et la séduction des femmes. Mythe de création d’une institution Le mythe d’Hiram, architecte du Temple de Salomon, dont se réclament les sociétés maçonniques et les Compagnons du Tour de France.

Le roman  néo scientifique  d’Alfred Jarry, Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien, dont se réclame le Collège de ’Pataphysique. En Inde, les sacrifices aux dieux les font monter au ciel et ils abandonnent les hommes. Mythe des gens de caverne repris dans le Coran, et racontant l’histoire à la fois fascinante et douloureuse de certains précurseurs croyants du christianisme, qui furent persécutés et s’enfuirent à une caverne pour s’y abriter. Le commentateur Toula Vassilacou-Fassea soutient qu’Aristote pense que le mythe est digne d’être respecté, mais qu’il ne fait pas avancer la science. De nos jours, les principaux représentants des religions monothéistes, comme ceux des néo-païens, n’éprouvent aucune difficulté à considérer que certains aspects de leurs textes sacrés relèvent du mythe. Ces derniers prospèrent même dans de nouvelles formes que sont les mythes urbains et les mythes modernes, bien que leur portée ne soit pas à mettre sur le même plan que les mythes fondamentaux des sociétés passées.