Revue internationale des sciences sociales, N° 178 Décembre 2003 : Les ONG et la gouvernance de la biodiversité PDF

Amérique d’une part, en Europe de l’Ouest et dans l’est de la Chine et au Japon. L’Inde, où une politique d’éclairage initiée par les Anglais a été poursuivie après l’indépendance, se démarque également. Survol de la terre, du nord de revue internationale des sciences sociales, N° 178 Décembre 2003 : Les ONG et la gouvernance de la biodiversité PDF’Afrique au nord du Kazakhstan en passant par l’ouest du détroit de Gibraltar et l’Europe de l’Est.


Depuis que les savoirs écologiques traditionnels des populations locales et des peuples autochtones ont été incorporés dans l’Agenda 21 et dans la Convention sur la biodiversité, leur rôle dans la gestion de leurs ressources naturelles a accédé à la reconnaissance internationale. Toutefois, il est aussi difficile pour des peuples loin des lieux du pouvoir de se faire entendre dans les arènes nationale et internationale que pour ces instances d’entrer en relation avec eux et d’appréhender leurs savoirs. Le rôle des ONG environnementales et une partie de leur pouvoir en tant que médiateurs dans le domaine des savoirs locaux viennent, sans doute, précisément de cette situation paradoxale : la reconnaissance par des instances nationales et internationales d’un savoir qu’ils ne peuvent appréhender directement. Cependant, la médiation des échanges de savoirs traditionnels révèle aussi les tensions et les ambiguïtés qui caractérisent la relation entre les intérêts de la biodiversité et des peuples autochtones. Quand ceux-ci partagent un espace avec les ONG, les développeurs et d’autres parties intéressées, ce sont des conceptions et des pratiques du rapport à la nature profondément différentes qui sont déployées. La gouvernance de la biodiversité pose des problèmes difficiles et incontournables de participation et de responsabilité. Ce numéro esquisse quelques pistes pour de futures recherches en comparant des rencontres entre l’autochtone et l’écologique qui ont eu lieu depuis trente ans dans les pays et les contextes les plus divers.

Comme celle de pollution du ciel nocturne qui la remplace parfois et qui désigne particulièrement la disparition des étoiles du ciel nocturne en milieu urbain, la notion de pollution lumineuse est apparue dans les années 1980 et a évolué depuis. Elle est souvent associée à la notion de gaspillage d’énergies, dans le cas d’un éclairage artificiel inadapté et s’il constitue une dépense évitable d’énergie. La pollution lumineuse est souvent évaluée par l’échelle de Bortle. L’attraction parfois fatale pour la flamme et la lumière de nombreux insectes nocturnes est connue depuis longtemps, et ici utilisée par des entomologistes lors d’une expédition au Tibet en 1938 pour capturer et identifier des papillons de nuit et autres insectes nocturnes. Cette notion a originellement concerné les effets de la lumière artificielle sur l’environnement nocturne pris au sens large.

On avait observé durant plusieurs siècles que les oiseaux tournoyaient, jusqu’à s’y tuer autour des phares, et que les papillons étaient attirés par les lumières. Peut s’y ajouter la Pollution par la lumière polarisée, qui elle est diurne. Le blanc correspond à un ciel urbain opaque et orangé, où l’on ne voit presque plus les étoiles. Autre présentation de l’échelle de Bortle, plus adaptée à une région très éclairée la nuit. Au sol, divers moyens de mesure de la luminosité nocturne existent, choisis selon la taille de la zone à mesurer.

Les principes optiques de la réfraction et diffusion de la lumière sur les matières existaient déjà. Les résultats de ce travail pourront aussi intéresser ceux qui travaillent sur le recul des papillons nocturnes, des oiseaux migrateurs, des poissons migrateurs, les chiroptères ou d’autres espèces, paysages nocturne ou services écosystémiques vulnérables à la pollution lumineuse. Canons à lumière érigés en 2004 en mémoire des attentats du 11 septembre 2001. Des milliers d’oiseaux ont été attirés par le double faisceau et tournoyaient dans la lumière. L’expression  pollution lumineuse  regroupe des phénomènes différents aux conséquences très variées, économiques, humaines ou sur les espèces vivantes. Les enjeux commerciaux, électoraux et d’image alimentent l’augmentation des éclairages. L’éclairage nocturne décoratif de la serre de Graz en Autriche.

Cet éclairage est orienté vers le ciel et contribue à sa luminosité. La sur-illumination fait référence aux usages inutiles ou pour partie inutiles d’éclairages. Il peut être simplement gênant, handicapant ou aveuglant selon l’intensité de la lumière. Il peut constituer un danger sur la route. Le ciel nocturne de New York photographié en temps de pose rallongé. Ce ciel est connu pour être d’autant plus orangé que l’air est humide et pollué.