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Les sites reconnus en tant que Réserve de biosphère obéissent à des critères communs définis dans un cadre statutaire de leur Réseau mondial formellement approuvés par la Conférence générale de l’UNESCO de 1995, à la suite d’une importante conférence à Séville, au mois de mars de la suisse, serve et souveraine PDF année. En 1976, les premières réserves de biosphère sont désignées.


Sont alors retenues des zones protégées consacrées à la recherche. Ce n’est que plus tard que seront désignées des zones peuplées, où des actions en faveur d’un développement durable sont menées. En 1984, le congrès de Minsk adopte un plan d’action pour les réserves de biosphère, conjoint avec le PNUE. Le Plan est mis en œuvre par les États membres avec l’appui de l’UNESCO et dans certains cas du PNUE. En 1995, la conférence de Séville constitue un tournant majeur pour les réserves de biosphère avec la définition d’une stratégie ambitieuse et la mise au point d’un cadre statutaire qui entérine les principes admis par tous les États. Ces textes seront adoptés cette même année par la conférence générale de l’UNESCO.

La Stratégie de Séville et le Cadre statutaire font désormais référence. En 2016, le MAB se dote d’un nouvelle stratégie et d’un plan d’action lors d’une conférence organisée à Lima : les Réserves de biosphère y sont des sites privilégiés pour la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable de l’Agenda 2030 des Nations Unies. De nouvelles réserves de biosphère sont ajoutées au réseau MAB de l’UNESCO par le Conseil international de coordination du Programme MAB lors de ses sessions annuelles. En juin 2017, on dénombre 669 Réserves de biosphère dont 20 transfrontières réparties dans 120 pays, dont 75 dans 28 pays d’Afrique, 31 dans 11 pays dans la région des États arabes, 147 dans 24 pays d’Asie et du Pacifique, 287 dans 36 pays d’Europe et d’Amérique du Nord et 129 dans 21 pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

La mise en œuvre de ces textes dépend de la juridiction du pays dans lequel elles se trouvent et s’appuie pour les aires centrales sur des espaces légalement protégés, à l’image des parcs nationaux ou des réserves naturelles. Des  zones tampon , qui entourent ou jouxtent les aires centrales. La frontière externe peut être flexible. Article détaillé : Réserve de biosphère transfrontalière.

Dans chaque cas, l’objectif est d’assurer, par une coopération entre les États concernés, la protection et la gestion d’écosystèmes frontaliers partagés. Les RBT font l’objet d’un accord spécifique entre les parties concernées et sont gérées par un mécanisme de coordination qui varie selon les cas. Elles font l’objet d’une reconnaissance officielle par l’UNESCO. Plusieurs RBT sont en préparation dans différentes régions du monde, en particulier dans l’Europe du Sud-Est. Les réserves jouent aussi un rôle dans le développement économique et social respectant la nature et la culture locale.