Tabous et réalités du crime au féminin PDF

Allemagne et en France, avant de l’être enfin au Studentteater de Lund en 1906. Filmé pour la première fois en 1912, sous la direction d’Tabous et réalités du crime au féminin PDF Hofman-Uddgren, le drame a été repris en 1951 par le réalisateur Alf Sjöberg. Une pièce naturaliste à connotation allégorique ?


Des tabous demeurent quant à quelques crimes commis par les femmes. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage les présentent, sans excès ni complaisance, dans leurs réalités historiques, socio-culturelles, criminologiques et cliniques. Deux d’entre ces tabous sont ici étudiés : celui des « maris battus » et celui des « femmes pédophiles ».

La force d’une faible femme ou la faiblesse d’une femme forte ? Avant de tenter de comprendre la pièce à la lumière de sa  préface , il convient d’en résumer la structure et l’intrigue, telles que les ont vues les manuels scolaires, par exemple. Mademoiselle Julie est une pièce structurellement  classique  au sens le plus strict du terme. Agneta Lilja, maître de conférences en ethnologie au Centre d’enseignement supérieur de Södertörn de Stockholm sur l’histoire des fêtes et traditions suédoises, on comprend mieux le choix temporel de Strindberg. Dans les campagnes, dit-elle, la Saint-Jean était un hommage à l’été et à la fécondité de la nature. La nuit de la Saint-Jean, la plus claire de l’année, était considérée comme un moment magique, particulièrement propice pour interpréter les présages et chercher à connaître son avenir.

La célébration festive du renouveau estival est d’autant plus importante en Suède, rappelle Po Tidholm, que l’été suédois ne dure que de mai à septembre, avec le retour des nuits froides et la mort de la végétation. Il ajoute que la Saint-Jean est à la fois une fête magique et religieuse. La phrase qui suit montre à quel point Strindberg est en phase avec la tradition populaire dans Mademoiselle Julie. Selon les croyances populaires, la nuit de la Saint-Jean était une nuit magique, placée sous le signe de l’amour. Suédois mettent à l’épreuve leurs relations sentimentales.